DH MATHÉMATIQUES. I<5lîes Lunes , quoique dans le premier cas le Soleil& la Lune étant de côtés oppofés de la terre ,l’effet de l’un fembleroit devoir détruire celuide l’autre. C’efl une fuite de ce que, parI’aéiion de chaque aflre, la ruer doit s'éleververs l’aftre & vers la partie qui lui efl oppofée.
3 °. Pourquoi, dans ces deux cas, les ma-rées font les plus fortes que dans toute autrepofîrion.
4°. On voit, en même temps , que dans lesautres pofitions , le point le plus élevé de lamer ne répond ni au Soleil , ni à la Lune - ymais fe trouve placé entre deux , & plus prèsde celui de ces deux affres qui agit le plusfortement.
204. Or eu égard à ce que la tendance oupefanteur des eaux, vers chaque aftre , diminue:ou augmente comme le quarré de la diffanceà cet aflre augmente ou diminue , la force dala Lune pour élever les eaux , eft plus grandeque celle du Soleil, quoique ce dernier, commebeaucoup plus gros , fembleroit devoir pro-duire un plus grand effet ; mais la plus grandeproximité de la Lune , fait plus que compen-fer ce qu’elle a , en rnaffe , de moins que leSoleil.
20 5 . On voit encore facilement pourquoi lesmarees font les plus foibles dans les quadratu-res ; parce qu’alors la Lune étant à 90° du So-leil , l’élévation des eaux que l’un de ces deux:affres tend à produire , diminue celle quel’autre tend auffi à produire , & en eft aufîïdiminuée.
Et puifque dans les ftzigies voifines du p©-'
'Navigation. h