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on de la mer , & que les rayons de lumièrequi partant de ces objets fe dirigent versl’œil , font arrêtés par la furface de la terreou de la mer élevée , pour ainfî dire, entreeux & nous.
Suppofons , par exemple , que CRB {fig. t )repréfeute une partie de la furface dela mer. Que AB foit un objet , & OC lahauteur de l’œil d’un fpetftateur. Pour quel’œil O puifle appercevoir le point A de l'ob-jet AB , il faut que la droite OA imaginéepar les doux points O & A , ne rencontrepas la furface CRB. Si elle la rencontre ,l’œil ne pourra voir le point A qu’en s’éle-vant à une hauteur CO 1 plus grande que CO ,& telle que la ligue O 1 A ne rencontre pointla furface CRB , ou ne falfe tout au plus quei’effleuer. Mais dans ce dernier cas , il neverroit encore que le point A de l’objetAB. Si 1 œil O continue de s’elever , alorsil pourra voir , non-feulement le point A ,mais encore toute la partie AB' de l’objetAB , comprife entre la ligne O n A , & latangente O"B' menée du lieu aéiuel O" del’œil , à la furface CRB.
Mais fi la furface de la terre étoit plane ,comme CB {fig. 2 ) dès que l’objet AB fe-roit devenu mvifible à la diftance BC , fansl’interpofirion d’aucun objet , & feulementparce qu’il feroit hors de la portée de la vue ,il le feroit également à la diftance O A fi ons’éluvoit à la hauteur CO' , & encore plusfi on s’élevoit plus haut.
Puis doue à la mer , lorfqu’après avoir