DE MATHÉMATIQUES. 5
perdu de vue un objet élevé AB ( fig. i ) filue fur la côte , on le revoit néanmoins enmontant à la hune , c’eft une preuve queles rayons vifutds étoient interceptes par laconvexité CRB de la irter : il en fereit demême fi on s’elevoit dans une va fie plainefur la terre ; donc la furface de la tene eftCourbe.
3 . Plufieurs obfervations ont fait connoître,non-feulement que la furface de la terre eftcourbe , mais encore qu’elle efi fphérique ,ou à très-piu près fphérique j c’eft-à-direque tous les points de cette furface font ega-lement éloignés d’un même point , ou à très-peu près également éloignés. Nous la regar-derons comme parfaitement fphérique , dansle cours de cet Ouvrage , nous examineronscependant , dans la quatrième Svéfion , juf-qu’à quel point il eft nécefiaire d’avoir égardà fa véritable figure. Mais nous devons ob-ferver des à préfent que s’il eft des cas oùl’on ne puifie fe permettre de regarder laterre comme exactement fphérique , ce n’eftpas parce que fa furface eft; couverte en plu-fieurs endroits , de chaînes de montagnes plusou .moins élevées. La hauteur de ces monta-gnes efi: comme nulle en comparaifon du dia-mètre de la terre. En effet , la plus haute monta-gne connue ne s’eleve pas à plus de 32 zo toifesau deffus du niveau de la mer ; or le dia-mètre de la terre eft de 6587167 toifes ; d’oùil eft facile de conclure que cette élévationn’eft à l’egard du globe terreftre , que ce queferoit une inégalité d’environ f de ligne fur
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