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Commentaires de M. Pierre André Matthiole Medecin senois, sur les six Livres de Ped. Dioscoride Anazarbeen de la Matiere medicinale
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S VR LE V. LIVRE DE DIOSC.

DE LA TERRE MELIENNE.

CHAP, CXX XVII.

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A terre Melienne retire de couleur à l'Eretrienne eendreeieïïejl ruic au manier : fioiffce entre les doits mçinebruit entre iceux comme tes racleures de la pierre ponce, E U'a une uertu alumineuje, 1 nais non fi forte, ce qu'onconnoit au gouJl.eOe defeche modérément la langue,nettoyé le corps, Cr luy rend bone couleur : fubtilie le poil,

S &xll rr nettoie les utditenes V l'affrété de cuir auec demangefon cr confumption de corps au ce écorchure gettantgrandes écailles de poijfons. Les peintres s'en feruent pour faire durer pliu longuement la uiuacité de leurs cou-

leurs. EU'eft fort bone es cmplaftrcs uerts.Be toute terre Melienne,c en général de toute autre, il faut choiftr celle qui eflrecette > tendre, non pierreufe,friable, cr facile à fe fondre quand eUe touche quelqu'humeur.

COmbicn que la terre Eretrienne, de Chio,Selinufienne,Cimolie,Pnigite,Melienne fuflènt trefnotoi-res aux anciens,& en grandifsime vfage de la médecine,coflime dit Gai. toutesfois nos deuanciers enont tenu Çi peu de compte,qu'il y en a bien peu auiourdhuy qui les connaiflent.I'ai de l'Eretrienne & de laPnigite que Alphonfus Pantius m'a données Mais attendu qu'on netrouue point de ces terres es bouti-ques des apoticaires,il ne m'alêmblé eftre befoin de traitter amplement de leur hiftoire Se vertus, fa x> a ytribun*»*, MfJLuhi", Trviyirnç, u.»h/» pn Grec,en Latin Terra Çhja,Selinufi^Ciinolia, Pnigùis, Melia, en Ara-bie Terra Cimolia,Teri Chùnolea,fèn Thin Çhimulia, Pnigitis], Teri hanem.

DE LA TERRE AMPELITE.

CHAP. CXXXVIIL

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A terre Ampelitis qui eji aufîi nommee Vharmacitk,croifl en Seleucie de Syrie. On eflime le plus celle qui eflnoire ,fembtable aux longs charbons de peffe,fe mépartiffant en peu d'efclaz,également reluyfante,laquelle pilecfe fond incontinent en huile. La pire ejt celle qui eji blanche, cr cendree, cr qui ne fe fond en liqueur. EH'a uneuertu rèfolutiue cr refrigeratiue. On s en fert pour orner les fournis,cr pour teindre les cheueux. On en uft pour

omlre les uignes quand elles ueulent bourgeonner,parce qu'elle fait mourir toute uernine qui y peutnaijlre.

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AMpelitis,commè dit Gàlien au liu.f>.des Simpl. à bon droit a prins ce nom, dç ce que les anciens enyfoient fort fouuent pour prelcruer les vignes des chenilles,quand elles commencent à bourgeonner,çorftmenous contregardonsles noftresen lal ulcane,Ies oignans de glu.Ell'eft aufsi nommee Phafmaci-tis,parce qu'eli'ell fort medecinale,car non feulement ell'empefche que les vers ne môtent aux vignes, aips30 aufsi les tue. Ell'eftlî pleine de bitume,que Pline Ôc Polsidoine l'ont faite fèmblablc au bituipe, l'cllày enelt de ce que mile en huile elle tè fond incontinent. Pource aucuns ont eftimé cette terre Ampelite eftrecette pierre croufteufe que Galien fç d't auoir uouué es nuages de Lycie,& çn la balle Syrie, laquelle mileau feu gettoit vne petite tlambe.Iis fe fondent fur cette raUon, que Galien fc dit auoir trouué cette pierteen vne certaine colline prçfque du tout enijironnee du lac Atj>haltite,qu'on appelle Lac de Sodome,d'où lebitume découlç dedans cedit lac. Pource aucuns repreneur Galien qui n'a copneu cçs pierres n'eftre au-tre chofè que la terrç ampelite,laquelle tefemblai^t ai vn charbon du bois de pelle» ainfi que Diofcoride tc-fliiîe,il n'ell de merueille fi pluftolt ell'a apparence de pierre que de terrc.il ne feradopç hors de raifon decroire que la terre ampelite n'eft gueres différente de la pierre de gagate,parce quç toutes deux firent leursfourçes deterre& de bitume.Onm'a n'y agueres apporté de la terre ampelite de Çarniole, pù. on la tire,40 fans qu'il y ait rien à çedire, r» dftmKmt en Grec,en Lutin Terra Ampelitis, en Arabie Thin alcharin: enFrançois, Terre à vigne,

DE LA SVYE DES PEINTRES.

CHAP. CXXXIX.

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N d 4coutumé d'amafferla fuye delaquçUe lespemtres ufentjes fours de uerre;car ç 'efl la meilleure de tomes. unegrandi uertu afirtngente çr corrofiyc, meerporee auec ççrot rofat confonde les rompures.

DE L'ENCRE A ECRIRE, CHAP- C XL.

Encre duquel nom écriuons fe fait de la fuye des thefes * condenfee.Sur chaque liure de gomme on met trois on■ces de fuye de thefe ou thie. On en fait aujii delà fuye de refîne cr de la fuye des peintres, delaqueUe nous auonstraitté ci-dejfus. On prend fnze onces de fuye,une hure cr demye de gomme, de colle de toreau ede uitriol dei l chacun fin'once cr demye. il efl fort bon aux medteamens corrofifs. On en fait un bon Uniment grojiier fur lestrulures de ftu:mars il ne le faut pas oher que la cicatrice ne foit parfaite, car les ulcérés guéris,il tombe de foimefme. Main*tenant uous duez,trefcher Aree, tout ce que l'ai pensé efîre f iffif ant pour la longueur de l'ceuure que i'ai entreprins, cr pourauoir abondance de matière c r de remedet de médecine.

Dîofcoride a traitté fi amplement & fi clerement de la fuye des peintres ,& de l'encre à écrire , qu'iln'en refte rien à dire ne déclarer d'auâtage.Pource auec noftre àudeur nous mettrôs fin à ce cinquié-me liure:mais dauantage nous rendrons grâces à Dieu, duquel procédé çout bien que nous difons ou fai-fons. iirfiohii en Grec, Fuligo pictona en Latin. Mstey ypa.ytx.ov en Grec, en Latin Atramen-

tum librarium.

Le; noms.

Caufe du

nom.

Luc de Socdo me.

Ltt nom»

* Torchesde pin.

Les noms.

FIN DV CINQUIEME LIVRE.