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COMMENT. DE MATTH.
Les noms.
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jJ erreur desmoines commentdteursde M cfue.
Dauantage Galicn au lieu preallegué tefmoigne, fuiuant l'autorité de Hygiene Hipparche , que iberis& lepidium c'eft touc vn, difant ainli, Si vous voulez guérir des douleurs de la lciatique , prenez iberis,qu'aucuns apeilent Lepidium , & nalitort fauuage. Suiuant donc 1 autorité de Galien, ie ne douterai d'af-lèurer , que iberis 8c lepidium foit tout vn. De quoi on peut iuger aisément, que ctschapitre de iberis acfté contre l'opinion de Diolcor. mal aioufté à la tin de ce premier liure, par la trop grande cunofité deselcriuainsjou d'aucuns Médecins.Outre ce il y a vn'autre raifon par laquelle on doit croire que ce n'eft icile lieu pour traitter de iberis , c'eft que Diofcor. à la fin du fécond liure a traitté par ordre de telles herbes,ou le lepidium, qui eût vne mefme herbe que iberis, ett mis en Ton rang. Pour cette mefme raifon PaulusEgin.a dit que lepidiu s'apelloit aulsi Iberis,qui eft chaud au tiers degré,de pareille vertu que le nafitort.Et au liure 3. efcriuant de la guerifon de la feiatique , dit l'vfage de l'herbe iberis , qu'ils apeilent aufsi Le-pidium , guenr du tout les tciatiques. Pource on trouuera que les vénérables Moines qui ont commentéMefue, lont bien abufez, aflèurans contre l autorité de Gai. & Paul. Egin. contre les railons fuldites, queiberis eft vn'autre herbe que lepidium. Lefquels toutesfois méritent d'eftre exeufez, comm'ayans employéplus de peine & de tems a la connoilïance des chofes diuines, que des lîmples medicamens. le n'ai feule-ment ici dit mon opinion de iberis, ains aufsi en mes Epiftres medecinales plus amplement, eleriuant àBarthelemi Marancha,laquelle qui voudra réfuter , qu'il relponde premièrement à mes raifons & argu-niens , puis après qu'il mette en auant fes raifons s il en a de meilleures. Mais il faut noter que Paul. Egin.outre Iberis,de laquelle nous traittons maintenant, a fait mention d'vnc autre bien difterente, laquelleaufsi il dit eftrebone aus fciatiqucs.Ceque fes parolles montrent,qui font telles au lieu défia allégué, Ibe-ris qui croilt en ce pays,branchue,de feuilles femblables au laurier,& beaucoup plus grandes,eft tort cor-respondante à l'autre,comme plufieurs expériences telînoignent,non feulement es lciàtiques,ains aulsi ausauires douleurs viulles.Cett'herbe eft le Lepidium,que Pline décrit au liure i<).chap.8.difant ainli, Le lepi-dium croift îufques à la hauteur d'vne coudee,ayant les feuilles comme le laurier. D'où il apert que cettefécondé efpece de Iberis,ou de lepidium,c'eft l'herbe qu'on trouue ordinairement aus iardins apellee d'aucuns,piperitis,poiuree,à raifon de ia force & grand acrimonie.Parquoy Herm. Barb. & Ruel perfonnagestrellauans ont grandement erré,eftimans que lepidium fuftçe que les vulgaires herboriftes appellent rei-fort fauuage , qui a les feuilles plus grandes que le bouillon, & aufsi grandes quel'aunee,ce qui montre *bien qu ils n ont point conneu le vray lepidium, li ce n'eft qu'ils aient prias le lepidium pour reifort. EnGrec » <k. ?. r àl en Latin Iberis, Lepidium : en Arabie Scitaragi, Afceitaragi,Sitha-
regi, Haufab:en Italien,iberide,&: Lepidio:en Aleman Vuilderkrefz:en Efpagnol,Nafturtio Montefîno : enFran^ois,ChalIerage,Palier âge,Nalitort fàuuage:en Bohémien, Steunisk.
ANNOTATION.
| Que ce chapitre aitefté fans propos aioufté au vrai texte de Diofcoride, outre les raifons déclarées aucommentaire,certains trefanciens exemplaires le confirment,elquels on ne le trouue point.
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