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Commentaires de M. Pierre André Matthiole Medecin senois, sur les six Livres de Ped. Dioscoride Anazarbeen de la Matiere medicinale
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E P I S T k E.

beaux & bons fruit si Or ce ri eft rien au prix du plaifir quon reçoit de ce liure:car ce ri eft ici un beau iardtn é) verrier ne de France,ne d Italie : mais à en efiun auquel toutes les fingularite/^de Candie/leGrece,d Egypte, de Syrie,dIn-dien Afrique, bref de tout le monde font amaffees & diïpofeesde fi bon ordre,qu'il riy a racine, nefeuille, nefleur,ne graine exquife, nefuit d'arbre,ne e cor-ce,ne larme, ne gomme utile,qui ne vous foit chacune en fôn endroit montrée à/'œil auec[es vertus opérations. Si vous en voule7fortir, & confiderer lanature des animaux errans par les bois, & paijfans par les plaines Çf campa-gnes,vous la trouuereT^ici declairee. Si vous n 'eJle$ content de ce, Çf que veuil-Ite/^chercher ce qui ejfjous terre, voire iufques aux entrailles dicelle, commetmétaux,pierres,& autres chofes,le tout vous eft ici découuert. Si laijjant la t er-re,voïlre plaifir s*addonne a fonder la mer,vous verre^fciplufieurs poiffonsautres chofes que la mergette, Ivfage & les vertus diceux bien declairees."Bref il efi malaiséde trouuerefcritauquel onpuijfe touiours trouuer tant de_jchofes bone s & plaifœntes a apprendre, qu'en ceHuiiiomt au fi qu'il efi bienfeant & neceffairea toutesperjanes. Ce que fi bien on confîdere, qui fera celuiqui trouuera marnais fi on le fait voir a nos François en leur langage ? Il woJemble donc qu'au grand plaifir & profit d'tceuxjay fan zut te traduction de^ji Diofcoride (jrec, & des amples commentaires Latins de AdatÏÏM, fur leditDiojconde en langue Françoife. Laquelle traduction (généreux & excellenteSeigneur^) par bone iuïte rai finie vous prefente ,comm a celui qui trefbienentend telles chofes,& fait bien pot fer & eïttmerce quelles valent. Il y a bienplufieursgrans perfonages, qui,remplis dvn gentil efprit, aiment prifentsles lettres,jauortjent & cherijfent les homes lettres: mais il y en a bien peu dc^voïtre marque & qualité, qui, ne fi delefkins point des chofes vulgaires &commun es,aient aspiré aux jciences les plus ardues & rares qutfe tratttent au-iourduientre les fauans homes, comme vous, qui doue dvn vif diuin ejfritaue?L> pénétré iufques au plus profond des mathématiques, & de la philofophie.Ce qui me fait ejpererque ce mien labeur, auquel Ivne des parties de la ditephtlojophie efi declairee, ne vous fera defagreable, ains que vous luy alignerezoplace en voftre belle & ample bibliothèque, entre infinis autres beaus hures, Çjfchojes ex qutfe s, dejque lie s e II'efi ornee (£ remplie,pour efire quelquefois maniéÇtf leu de vous. Or ne veux-te ici vous difeourir au long autems & grandtrauail qu'il nia fallu emploier en cette traduction,de la fidélité de laquelle iemefui efforce dvfer en ice lie,craignant <»ous ennuyer de longuesparolles, le re-feruant aufi a lepifire que iaddrejfeaus Letteurs. Mais bien veux-ie ici de-duyre vn point bien entendu de vous (comme iefai) mais non de tous qui pour-ront lire cet œuure, toutes fois trefnece/Jaire,& autant dommageable rie fiantsfeeu: comme tout iœuure profitable, te:lui efiant conneu. Cep que pourjeure-ment vfer d infinis remedes cotre toutes maladies tant intérieures quexteriur&sde nofire corps contenus en cet œuure, il faut fauoir la théorique de la medecine,pour,par les theoremes dicelle, appliquer lefdtts remedes en tems lieu. Il con-uientaufi par longue experience auoir conneu vriinfinité de confiderations,de limitations que les Grecs apelient S»/ , fans lefquelies il efi impofibk

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