Druckschrift 
Pharmacopée universelle : contenant toutes les compositions de pharmacie qui sont en usage dans la medicine, tant en France que par toute l'Europe, leurs vertus, leurs doses, les manieres d'operer les plus simples & les meilleures ; avec un lexicon pharmaceutique, plusieurs remarques nouvelles, et des raisonnemens sur chaque operation
Entstehung
Seite
269
URN (Seite)
  
Einzelbild herunterladen
 

UNIVERSELLE. tfy

Ceux qui veulent faire le fy rop de Kermesplus charge du fruit, cmployent deux

parties de fuc für une partie de fucre \ mais le fyrop prend alors une couieur brune ,

ßc il ne fe garde pas rant que quand on le fait avec parties egales de fuc & de fucre.

On fait toujours cuire le iyrop de Kermes plus enaisqueles autres iyrops, parce

que le fuc du fruit etant de utbftancc Vifqueule & grofliere , il ne fe garderoit pas

s'il eroit trop clair ou trop peil euit; de plas comme Ton tranfporte ce Iyrop dans les

pays eloignez , il eft rieceflaire qu'il ait de la confifterice.

On fait aufli du iyrop de Kermes fansfeu ea h rmnie're fuivante

On ecraie bien dans un monier de marbre des grains de Kermes meurs, on y c v j,icie du iure pulverife a proportion , c'eft-a-dire , environ trois parties für une de Keimes faiträins, on agtce le tout quelque tems, on le laiiie en digeftion a troid dix ou douze fans feu«

heures, puis on le coule & on rexprime par un linge clair ou par un tamis, ce quien fort eft un fyrop qu'on garde comme le prccedent; il cbnferve des parties volati-les que i'autre a perdues par le feu.

Syrop exWih'/ant de DuUttfent.

Prenez. du fuc de pstnmes de renettes, une llvre ,Des fucs de buglofe & de4orrrache } de chaeun neuf onces ,Du Juc de mcltjje , une denn once ,Des grains de kermes, trois dragmes ,Despoudres de d'iambra , quatre ferupules ,

De celles de dtamarg antum frigidum&de faffran , de chaettnes une denn dragme sDu fucre , deux hvres.

Taites de tout cela un fyrop felm l'art.

RIMH QJÜ E S.

On tirera les fucs par expreffion en la maniere ordinaire , onleur feraprendre unbouillon & on les paflera plufieurs fois par un blanchet juiqu'a ce qu'ils foient clairs,on y mettra infufer chaudement pendant une nuit, les grains de Kermes concaffes,on coulera l'infufion avec expreffion , on y melera le fucre, on clarifiera le melangeavec un blanc d'ceuf, & on le fera cuire en fyrop , on y jetrera für la fin les poudresSc le faffran envelopezenfemble dans un nouet qu'on laiffera toujours tremper.

Ce fyrop eft propre pour fortifier le cceur & le cerveau, pour exciter la circulationdes humeurs 8c des efprits, on s'en fert pour recreer les melancoliques & pour leurdonner de la vigueur; la dofe en eft depuis demi once jufqu'a deux onces.

On ne met le nouet dans le fyrop que für la fin de la co&ion a de peut que lesaromates qui fönt dedans ne fe diflipent en Vouillant.

Les fucs de buglofe & de borrachc rendent le fyrop dtfagreable.au goüt, ce quieft un grand defaut en un fyrop reitaurant comme eft celui-ci, on pourroit y reme-dier en retranchant ces I4.1CS 8c en augmenrant a proportion cekü de pomme, la vertuda reirede n'en feroitpas diminuee.

Pour le fuc de meliile , quoiqu'il entre ici en fort petite quantite , il pourroitcomnumiquer au fyrop quelque vertu ü Ton attendoit al'y meler apres la cochon ;mais comme on le fait bouillir avec les autres fucs, on laiffe diffiper fa partie vo-kale odorante la plus effentielle.

Les grains de Kermes fönt mis dans cette compofition cn trop petite dofe ; de pluscomme on les employe fecs ils ont tres peu de vertu , j'aimerois mieux le fyrop deKermes; voiei donc comme je voudrois reformer la deferiptionde ce fyrop.

Lliij

Veiras..

Dole.