UNIVERSELLE.^ i 77
»olnt dans le vaiileaii ou l'on a deflein de le garder , jufqu'a ce qu'il foit entiere-
ment refroidi j car il peut arriver que quand on l'a snis cncore an pect thaud dans
ce vaifleau couvert, l'humidite qui monce en vapeur au couvercle ietom.be für le
fyrop, Sc U s'y fair du moifi au defius, Sc du candi au fond,
Syrcp d'ceittets.
Trenet. des fleurs d'aiUets rouges bien eplucbies , deux livres.
Vtiites-les wjufer chauäement pendant 4oum beures dam, WM fintes d'emcommune ,& npres les avoir fait bouillir legerement , coulez. & exprmtu l'infafien , & dans Licolature JAltes infufer de nouvtau pur etile quanütede fleurs , fite Vou< ferez. bouillireomme la prent! erefois, & que vous cculerez~& txprimerez, enfuite f apres quai vcusdijfoxdrez, qua.tr e livres du meilleur fucre dans cette fecar.de infufion,vous Li fLiußettx»& vous lui donneren enfuite für un petit feu , la confiftvnce .,> fyrop feltnl'art.
R E M A R 0_U E S.
On aura des ceillets bien rouges & bien odorants nouvellementcueillis, onlesmondera de leurs parties herbeute &c blanche , retenant feulement la partie purpu-rine ", on les mettra dans un pot de fayance ou de terre verniflee Sc on verfera deluisl'eau toure bouillanre , on couvrira le poc & on laiflera la mauere en digeftion dixou douze heute; enluite on fera bouillir l'infufion legerement Sc on la coulera avecexpreflion; on y mettra rremper autant de nouvelles fleurs d'osillecs comme aupara-cant, puis on fera encore bouillir legerement l'infufion, S: on la coulera exprirnantfortement le marc ; on aura une forte teinture d'oeillets> on y melera le fucre , onclarifiera le melange avec un blanc d'ceuf, Sc apres l'avoir palfe par un blanchet,on le fera cuire doucemenc en confiftence de fyrop. On aura un tyrop d'oeillets fortagreable au goiit.
Il eft bon pour fortifier l'eftomach, pour rejouir le cceur Sc le cerveau , pour Venus*refifter au venin, pour chaner par tranfpiration les mauvaifes humeurs; on le don-ne pour la pefte, pour la petite veröle, pour les hevres malignes, pour i'epilepfic',la dote en eft; depuis demi once jufqu a une once. Dofe,
Il feroit inutile de faire davanrage d'infufions de nouveaux oeillers apres les deuxqui fönt decrites,parce que l'eau ne pourroit pas en prendre plus de fubftance quelleen a pris. L'oeiuet donne au fyrop une odeur de gerofle fort agreable, mais on pour-roir la rendie plus forte en faifant bouillir dans le fyrop ciarihe für la fin de lacocl ion , deax ou trois dragmes de gerofle concafle Sc envelope en un nouet delingeclair, le fyrop en feroit auifr plus cephalique.
li fortifie l'eftomach parce qu'il eft compofe de parties fpiritueufes Sc falines quirarefient les phlegmes Sc qui ratermiffent les fibres de ce vifeere 5 enforte que ladigeftion s'en fait mieux ; il rejouit le coeur en rarefiant le fang & le faifant cir-euler avec plus de vitefle ; c'eft aufli par fes parties fpiritueutes qn'il ouvre lespores Sc qu'il chatte par tranfpiration les mauvaifes humeurs; il eft: bon pour lesepilepriques, parce qu'il fortifie par fes efprits le cerveau qui eft attaque dans cettcmaladie.
Syrop de CapilUifes , ßmple.
Prenez. des capillaires nouvellement ceuillis, fix onces.Coupez.-les & les Lüffez. infufer cbaudement pendant fix ou fept beures dans deuxpnte s d'cau commune, puis vous les feret. bouillir jufqu * la confomption du quart , &4prtj les aveircoulez. & exprimez., vous ajauterez. a U colature , tro'ts livres de fuerfiUnc , vous la clarifierez. & en feret. un fyrop felon Tart.
! z