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Pharmacopée universelle : contenant toutes les compositions de pharmacie qui sont en usage dans la medicine, tant en France que par toute l'Europe, leurs vertus, leurs doses, les manieres d'operer les plus simples & les meilleures ; avec un lexicon pharmaceutique, plusieurs remarques nouvelles, et des raisonnemens sur chaque operation
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Vertu s.Dofe.

Autrc miel

d'Anacar-

«Jes.

D'oa vien-nent lesSy-ieps & 1 e-timologiedu mot.

i7<J t» H A R M A C 0 P E' E

II eft propra pour les maladies du cerveaudlfortifie les nerfs', ü actenue & rarefiela pituite trop crafte;on le donne par la bouche depuis demi once jufqu a une once.Dans les lieux ou Ton a les Anacardes recentes 011 en die un rob ou extrait, qu'onappelle improprement miel d'Anacardes.

CHAPITRE IV-Des Sjrops.

LE S Anciens fe fervoient dans leurs maladies, d'eaux fucrees qu'ils appelloienrJuleps ; mais comrae ces liqueurs ne pouvoienc pas etre confervees long-temson s'eft avife de leur doiiner une coction, Sc Fan en fait le fyrop appelle en LatinSyrupus, a. furo, traho Sc opos, fuecus ; en eftet la plupart des Syrops fönt faits aYecdes fucs de plantes Sc du fucre ou du miel.

Less Syrop fönt propiement des cpnferves liquides des fubftances les plus puresdes mixtes 5 on les fait ordinairement avec le fucre pliitot qu'avec le miel, & onles clanfie , afin de leur donner un goüt Sc une couleur plus agreable. L' Apoticai-re doit les renouveller aiTez fouvent ; car en vieilliflant ilsperdent beaueoup de leurvertu 5 il eft vray qu'il y en aplulleurs qu'on ne Ljauroit hure plus fouvent qu'unefois en l'annee , mais il y en a auili qu'on peut renouveller pluiieurs fois.

La clarification des fyrops fe fait en la maniere fuivante.

On met dans une ballme unblanc d'ceuf&trois ou quatre onces de la liqueur.Mais il ne faut pas quelle foit chaude , car le blanc d'cEuf fe cuiroit, on les bat en-femble quelque tems avec des verges , Sc le tout fe convertit en ecume, on ajoutcpardeifi-js le fucre & le refte de la liqueur 5 on fait bouillir le melange für le feuquelques bor.illons, afin quele blanc d'ceuf qui eil vifqueux fe ckarge de la craflequi eft dans le fyrop, Sc le fepare aux cotes de la barUne; quand on voit que le fy-rop qui boiit au milieu eft bien clair 7 on l'ecume Sc on le pafle par un blanchet öupar une chaulfe d'hypocras; on fait enluire cuire le fyrop clarifie jufqu'a confiften-ce requife , Fecumant encore de tems en tems s'il en eft befoin.

Quand on a plus de rrois li vres de fucre a clarifier , il eft a propos d'v employerplus d'un blanc d'ceuf; car on doit y enmettre a. proportion de la quantite du fucre.* La confiftence du fyrop doit etre glutineufe, un peu vifqueufe ; formant quandon le verfe doucement de dedans une cuillere , des gouttes großes für la fin Scun filet court : mais tous les fyrops n'ont pas befoin d'une auffl forte coeftion lesuns que les autres. Les fyrops aeides comme ceux de berberis , de groifeille , degrenade , fe conlervent aflez , quoiqu'ils n'ayent recu qu'une legere coction , acaufe de leur fei aeide. Quant aux fyrops qui ne polledent poinr cet aeide Sc quifönt deftinez a etre gardez long-tems, ils doivent recevoir une cocHon plus forte,il faut pourtant .prendre garde qu'ils ne foienc pas trop cuits , de peur qu'ils nele candiflent en refroidillänr , ce qui obligeroit l'Apoticaire de les faire refondreau bain-marie , Sc d'y ajoüter un peu d'eau , le candi eft une criftalifation du fu-cre. Les fyrops qu'on fait avec des caftonades, fönt moins fujets a fe candir queceux qu'on prepare avec du fucre en pain , parce que la caftonade conrient uneon&uofite qui Fempeche de le criftalifer 11 facilement ; mais pour eviter que lefyrop ne candifle , il ne faut qu'y meler pendant qu'il cuit, environ demi oncede miel de Narbonneou d'autre miel blanc pour chaque livrede fucre 5 il eft bonencore de le remuer un peu avec une cuillere dans le tems qu'il refroidit, pourempecher qu'il ne, le condenfe au fond , Sc l'on doit etre averti de ne le, renfermer

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