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Pharmacopée universelle : contenant toutes les compositions de pharmacie qui sont en usage dans la medicine, tant en France que par toute l'Europe, leurs vertus, leurs doses, les manieres d'operer les plus simples & les meilleures ; avec un lexicon pharmaceutique, plusieurs remarques nouvelles, et des raisonnemens sur chaque operation
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Vertu?.Dofe.

Vcrtus.Dofe.

140 PHARMACOPE'E

ties de ce fuc de noix avec une parrie de niiel ecume , on les fera cuire enfemblepar un feu mediocre dans une terrine vernifTee jufqu a confiftence de miel, c'eftle rob de noix.

11 eft propre pour forcifier l'eftomach pour faire fuer, pour refifter au venin, ladofe en eft depuis une dragme jufqu'a demi once.

Si l'on ne pouvoit pas tirer ailement le lue des ecorces de noix verres pilees, onles hume&eroit avec de l'eau de noix diftillee > ou avec une force deco&ion d'au-tres ecorces de noix.

Rob de Vc'roniquc.

Prenex, du fuc de veronique bien de füre , deux livres,Dufucre , ou du miel bien ecume, um hrre,

Que cela fott cuit felonl'art.

R E M A R QJÜ E S.

On rirera le fuc de veronique a la maniere ordinaire, on le depurera en le faifanrlegerement bouillir , Sc le paftant par un blanche: , on en melera deux parties avecune parrie de miel ou de fucre dans une terrine verniflee , Sc Ton en fera confumerihumidite par un feu mediocre jufqu'a confiftence de miel.

Ce rob eft propre pour les ulceres dupoulmon, pour l'afthme, pour faire uriner,pour porifier le fang; la dofe en eft depuis trois dragmes jufqu'a une once.

C H A

PITREDes Gelees.

L X.

ßclatinx T ES gelees appellees en Latin gelatina , parce qu'elles fe congelent au froid ou

My v», |j quelquefois myvt, , fönt des fucs de fruits, Sc de plulieurs parties d'animaux qui

ayant cte privez p^fr le feu, d'une portion de leur hurnidite aqueufe , fe congelent

. en confiftence de colle, la caufe de ces congelations vient dun melange des {eis

1 ^ a ü li volatils ou effentiels avec une Proportion d'huile, car les pointesdes fels s'etant en-

iion des trekiflees dans les parties rameules de I huiie, lls y peraent. leur mouvement, cc

iücs. arretent la rluidite de l'huile Sc du phlegme qui s'y rencontrent, plufieurs mucila-

ges fönt proprement des gelees , comrac ceux qu'on tire de la gomme adraganth, de

la gomme Arabique, de la grame de coing.

Tous les fucs ne fe convertiflent pas en gelee , il faut qu'il s'y rencontre unequantite fuffifante & une proportion de fei Sc d'huile. Les fruits 8c les gommese.itre les vegetaux, erant la plupart remplis de ces prineipes, donnent plus de gelee

ais ils n'en rendent pas tous egalemept. Les

es

que les autres parties des vegetaux , maisfruits d' l'on en tire le plus, fönt les pommes , le verjus, le coing , la grofeüle,l'abricot. Quant aux animaux, comme ils fonr remplis de fels volatils & d'huile,loutes leurs parties peuvenc donner de la gelee, mais les unes plus que les autres.

Gelee de eoins.

Trenez, des csins qui nefment pas encore meurs , buk livres.

Coupez.-les par mweeaux avec hur ecorce & leur femence , & les faltes bouillir dansd'tx p'mtesd eau jufqu'a U confompt'wn de lamoiti* 5 couhz. enfuite la decoclion& enexprimez. le marc; enfuite darifiez, la colature avec le l/lanc d'tsuf&ßx livres du meil-leurfucre : &fAltes cutre laliqueurcL'.rißee für un feu lent jufqu'a la confifience degelee,