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4 (1740) Lettres F - H
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2 3 s h y c. h y d.

Salatis, qui eut pour fucceffeurs Beon, Apachnss , Aphophis,Janias, & Aflis; qu’on les nommoit tous Hycfos, c’ettàdire,Rois Pafteurs, ou Pafteurs captifs ; ( Sos , (îgnifiant Paftcur,& Hyc,captif ou Roi;) qu’enfin ce peuple s’en alla avec tout Ton bienhors d’Egypte à travers le défert de Syrie, & fe retira dans laJudée, où il bâtit une ville qui fut appellée Jérufalem. Ceuxqui appliquent le nom d’Hycfos aux Juifs d’Egypte, remarquenti. que les Ifraëlites,qui pafférent en Egypte avec Jacob,étoientPafteurs, & qu’après la mort de Pharaon, fon fucceffeur les trai-ta comme des captifs; i. que, félon qu’il eft rapporté dansl'Exode, ch. 12. v. 12, la même nuit que les Hébreux fortirentd’Egypte, les Temples & les Idoles furent renverfez; 3. que leretour des Hycfos en la Judée , & la conftruétion de la ville deJérufalem, défignent affez les Ifraëlites qui étoient en Egypte.Marsham & plufieurs autres prétendent avec plus de fondement,que les Hycfos de Manéthonétoient des Arabes, ou Phéniciens,qui fe rendirent maîtres de la Baffe Egypte, & de la ville deMemphis, l’an 1509 avant Jéfus-Chrift. Ils eurent fix Rois deleur Nation, dont les noms font connus depuis Salatis jufqu’àAflis, 6c enfuite plufieurs autres. Cet Empire dura en tout 500ans. * Du Pin, Biblïotb. des Auteurs Profanes.

H Y D.

H YD ASPE, nom de deux rivières d’Afie. L’une traverfela Safiane & paffe à Sufe, ville capitale de cette Province;l’autre, nommée autrement Hypafe, en deçà du Gange,fort duMont-Taurus; & après avoir arrofé de fes eaux la ville, nom-mée aujourd’hui Lakor, dans les Etats du Mogol, elle fe perddans l’Indu?, près de la ville de Nife. * Baudrand. PlufieursPoëies en font mention, comme Lucain, /. 8 Horace, Carm.1. Sénéque & Claudien : ces deux derniers difent qu’on y trou-ve de i’or & des pierre? piécieufes.

HYDASPE, ou H Y S T A S P E, paffe pour avoir été Ma-ge des Perfes, beaucoup plus ancien qu’Homére, & contempo-rain de Zoroaitre. Quelques uns l'ont mal-à-propos confonduavec Hyftafpe, père de Darius. Laétmce le croit un Roi desPerfes beaucoup plus ancien. Ammien Marcellin dit qu’Hyftaf-pe ayant pénétré dans les Indes jufqu’à la foiitude des Brachma-nes, avoit appris d’eux les mouvemens des parties du Monde &des Atires, & les cérémonies facrée?, & qu’il en avoit inftruit lesMages. Saint Juftin, Saint Clément d’Alexandrie &Laétance.citent des Livres d’Hyftafpe, où l’on trouvoit la prédiélion dela fin du Monde; mais il y a bien de l’apparence, que ces Ou-vrages étoient fuppofez auili bien que les Livres des Sibylles. *Du Pin, Biblioth. Umvcrf des Hiflor Prof tome r. p. 58*

HYDE, (Henri) Comte de Clarendon , fils aîné d’EdouardHyde, Lord Chancelier d’Angleterre , deicend d’une anciennefamille de ce nom dans le Comté de Chuter. Ce fut le RoiCharles I, qui fit Edouard Hyde Chancelier de l’Echiquier, &Membre du Confeil Privé. 11 accompagna <harles 11 , au-delàde la mer; & ayant eu part aux malheurs de ce Prince, il eutaufli part à fa faveur, lorfqu’il fut rétabli fur le thrône. Il futd’abord créé Baron fous le tître de Lord Hyde de Hindon dansle Comté de Wilt, & peu après Vicomte de Cornbury dans leComté d’Oxford, & Comte de Clarendon, qui elt un Parc prèsde Salisbury, dans le Comté de Wilt. Il fut aufli Grand-Chan-celier, emploi qu’il conferva jufques à la fin d’Août 1667. Onlui ôta alors le Grand-Sceau qui fut commis à la garde d’OrlandoBridgeman, à caufe d’une accufation que le Lord Digby portacontre lui au Parlement. Sur cela il fe retira en France,& choi-fit Montpellier pour le lieu de fon féjour. II mourut pourtant àRouen en 1674. Henri, Comte de Clarendon, qui vivoit en-core en 1701, lui fuccéda dans fes tîtres. Il étoit fon fils aîné,de F rançoife fille de Thomas Aylesbury, Chevalier Baronet. 11en eut trois autres fils; Laurent, Comte de Roche ( 1 er; Edouard,qui mourut fans alliance ; & Jacques, qui fe noya dans la merallant en Ecoffe avec le Duc d’Yorck. De fes deux filles, Annel’aînée fut mariée à Jacques, Duc d’Yorck, depuis Roi d’Angle-terre , II du nom. Ce Prince fit Henri Hyde Comte de Claren-don , Lord du Sceau privé, & il fut enfuite envoyé Lord Lieu-tenant en Irlande. Il époufa Théodojk , fille d'Arthur Lord Ca-pel, duquel il eut un fils unique Edouard, appellé communé-ment Lord Cornbury. Sa fécondé femme fut tlower, fille uni-que & héritière de Guillaume Bickhoufe de Swailowfield, de la-quelle il a eu deux filles, dont l’aînée elt mariée au Duc d’Or-mond. * Di&ion. Anglais.

HYDE, (Thomas) Anglois fort favant & fur-tout très verfédans les Langues Orientales, naquit à Biilingsley en Shropshirel’an 1636. Il fit dans fa jeuneffe de li grands progrès, qu’on s’enpromit quelque chofe d’extraordinaire. Walton l’employa dansl’édition de fa Polyglotte, où il corrigea l'Arabe, le Perfan &le Syriaque. II donna aufli la Verfion du Pentateuque Perfan.Outre l’Arabe, l’Hébreu, &c. il entendoit encore l’ancien Per-fan, la Langue des Médes, & étoit l’unique dans toute l’Euro-pe qui pût déchiffrer & lire certains Ecrits. Il aprit le Chinoisdu Doéteur Schin Focttng, Chinois de nation, que les Jéfuites a-voient amené avec eux à l’âge d’environ 30 ans, très verfé dansla Litérature Chinoife & qui entendoit aufli le Latin. Hyde futreçu membre du Collège de la Reine à Oxford; & en 1665, ilfut fait premier Bibliothécaire de la Bibliothèque Bodléïenne. Ilprit les dégrez de Maître ès Arts & de Doéteur en Théologie,& fut d’abord Profeffeur en Hébreu, puis en Arabe à Oxford.En 1678, il fut Archidiacre de Glocefler, & en 1697, Chanoi..ne d’Oxford. Il mourut en t703, avant que d’avoir pu com-muniquer au Public toutes fes recherches Orientales. La feulelifte de fes Manufcrits feroit un Catalogue confidérable. Voicicelui de fes Ouvrages imprimez; Catalogus Bibliothec« Bodléme;

H Y D. H Y E. H Y G.

Tabula longitud. & latitud. ficllarv.m fxarvm ex Obfervatione UlughBeighi ex Perf. in Lat. nerfs. &P commenter, illuftrats, in quarto; A.brabam Ben Perizol Orchot Haolam , ou Cojmographie avec une Tra-duction Latine des Remarques, in quarto; Trait alus de 1 uiis O-rientalium , tn oltavo ; Hiflorin Rcligionis veterum Pcrfarum ; Epi -ftola de menfuris & ponderibus Sinenjimn : ce dernier Ouvrage eftjoint à celui d’E Bcrnhard de ponderibus & menjuris &c. * Di-Bionnaire Allemand de Bâle.

HYDRAOTE, contrée de l’Inde, félon Philoftrate, au l.2. d'Apollonius. Il en fait aufli un fleuve à la fin du même Livre.Strabon le nomme Hyarotis, lans d. Arrien, & Q. Curce l. 9,c. 3. en font mention, & difent qu’après s'être grolfi de plufieursrivières, il perd fon nom dans l’Indus C’elt peut-être le mêmeque le Zadadre Ce Ptolomée. Ortélius ne Paffure pas, il croitque c’eft plutôt YAdris de cet ancien Géographe.

HYDRAULIQUE, Science qui enfeigne la conduite deseaux, & le moyen de les élever, tant pour les rendre jaildffan-tes, que pour d’autres ufages. Héron décrit plufieurs machinesHydrauliques. Ce mot Hydraulique lignifie eau fonnante , parceque dans la première invention des orgues, lorsqu’on n’avoitpas encore trouvé l’ufage des foufflets, on fe feivoit d'ur.e chûted’eau, pour y faire entrer le vent & les faire fonner. Athénéedit que Ctéfibius a été l’inventeur de cette machine, ou que dumoins il l’a perfeétionnée ; parce que la première invention eneft due à Platon, qui inventa l’horloge noéturne , c’elt à dire,une Clepfydre , qui faifoit jouer des flûtes, pour faire entendreles heures, dans le tems qu’on ne les peut voir. * L’Abbé Da-net. Àntiq. Rom.

HYDRE, ferpent du Marais de Lerne, dans le Péloponné-fe, que les Poëtes ont dépeint avec fept têtes, dont fl l’on encoupoit une, il en renaiffoit plufieurs autres. Ils ajoûtent qu’Her-cule ayant été envoyé par Euryfthée pour le combattre, en vintà bout, faifant appliquer le feu par Iolas, à chaque tête qu’ilcoupoit. Ovide, Métam. I. 9. Les Aftronomes en font uneconftellation fituée au pôle méridional. * Hygin, Aflron Poèt.

HYDRE (Hydra). 11 y a eu trois Iiles de ce nom, une dansla Mer Méditerranée, proche de Carthage, félon Etienne deByzance; une autre dans la Mer Adriatique; (Pomponius Mêlaen parle) une chez les Dolopes, félon Phavorin.

HYDRE, ville d’Etolie.

HYDRE, promontoire d’Eolie, entre Myrine & Phocée.

* HYDRE'E, Ifle dont Etienne de Byzance fait mention.Il la place proche de Trœzéne, ville du Péioponnéfe.

HYDROGRAPHIE ou Defcription des eaux. Ce motvient du Grec . eau, St , écrire , ou décrire. VoyezGEOGRAPHIE J

H YDROMANTIE, Divination qui fe fait par le moyende l’eau, dans laquelle l’on voyoit les images des Dieux. Var-ron dit que ce genre de Divination a été inventé par les Perfes,& que Numa Pompilius, & après lui le Philofophe Pythagore,s’en font fervis. II ajoûte qu’on y invoque aufli lés arnes desmorts en répandant du fang, & que c’eft ce que les Grecs ap-pellent Nécromantie. Ces fortes de Divinations étoient défen-dues fous de grandes peines par les loix de tous les peuples,mê-me avant l’avénement de Jéfus-Chrift. Ce fut cependant par cemoyen, que Numa apprit les myftéres qu’il établit. Ce motvient du Grec Mpepatnla , compofé de ôSa f Aqua, & de /AAV'ïît*Divinatio. * L’Abbé Danet, Antiq. Gr. & Rom.

HYDROPARASTES, Hérétiques, qui n’ufoient qued’eau pour le facrificè de la Meffe, parce qu’ils regardoient levin comme une chofe mauvaife. Cherchez ENÇRATITES,

H Y E.

H ŸE'LA, ville ancienne des Brutiens. Plufieurs font per-fuadez que c’eft le bonrg du Royaume de Naples qu’on ap-pelle Bonfatti. * Baudrand.

HYEMEN. Voyez HYAMAN.

HYENE, animal femblable au lion, excepté qu’il eft unpeu plus petit, mais plus cruel & plus rufé. On dit qu’il pro-nonce fort diftinétement les paroles; qu’habitant dans les bois,il apprend le nom des Bergers, qu’il appelle la nuit, & qu’il dé-vore quand ils fortent de leurs huttes, pour favoir qui les ap-pelle. On dit encore qu’il participe de la nature du inâle & dela femelle, & qu’il conçoit par une chaleur extrême qu’il fentdans fes entrailles. On écrit que pour attirer les chiens, il n’a qu’àrendre gorge, que c’eft un morceau fi friand pour eux, qu’ils nepeuvent pas le quitter, & d’abord i’Hyéne fe jette fur eux & lesétrangle. Samuel Bochart croit que c’eft de cet animal qu’ilfaut entendre ce qui eft dit Jérémie, ch. iz. v. 9, & qu’on tra-duit d’ordinaire par un enfeau peint. * Pline, l 8- c. 30. Tyrin.HYERES, (Iiles d’). Voyez STOECHADES.HYERES, ville. Voyez HIE'RES.

HYERING ou HYERINGEN, petite ville ou bourgde la Jutlande feptentrionale, eft fitue'e dans lepaïs de Wenfuf-fel, à neuf lieues de la ville d’Alborg, du côté du nord-nord-oueft. * Maty, DiBion. Géogr.

HYE'RONYMITES. Voyez JERONYMITES.

H Y G.

H YGIN, (Saint) Pape, natif, à ce qu’on croit, de la villed’Athènes, Philofophe de profeflïon , gouverna l’Eglifeaprès Télefpbore, depuis le r3 Janvier de l’an 153 , jufqu’auonzième Janvier 156, qu’il fut martyrifé. Ce fut de fon temsque Valentin & Cerdon vinrent à Rome. Il ordonna que lesOratoires ne fe confacreroient point fans la célébration des

faints