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G.
Cette lettre muette étoit changée par les La-tins au participe paflif du tems paffé en C,com-me dans ago, dont le participe paflif du paiféefta®«x; & quelquefois en S, ait^parfait del'indicatif aétif, comme dms fpargo, qui a auprétérit fparji; ou en X, comme dans rego, quifait rexi. Ils employoient indifféremment le Cpour le G, foit qu’il fût feul, foit qu’il fût joint avec un N,ainfi que dans ces mots, Gaieta & Caieta, Gneius & Cneius. En-fin ils fubftituoient quelquefois le G au Kappa des Grecs, com-me dans le mot cygnus , qui eft formé de xvy.voç. Les Efpagnolsmettent fouvent N avec un titre , con tilde, pour G N, commeSenor ou Nino , pour Segnor ou Nigno. Les François font fonnerquelquefois 1’V voyelle & le double W, pour le G, commedans.Gafcorfs pour Vafcons; Galles en Angleterre, pour Wal-les; Gap pour Vapincum, &c.
On croit que le G Latin n’a été inventé qu’après la premièreguerre de Carthage. Les Romains le prononçoient devant l’N,comme une lettre muette; ainfî que les Italiens & les Efpagnolsle prononçent encore, & que nous le prononçons dans les motsAgnès , magnifique, Efpagne. Chez les Grecs , quand il y a deuxG de fuite, le premier fe prononce comme un N, & fe trouvemême écrit par un N dans les Manufcrits, quoi qu’il ne foit pascertain que ce foit l’ancienne prononciation. Le G en notenumérale marquoit 400. * Varron, Analog. I. 1. Scaurus, deOrtbogr. cfc.
G A A. G A B.
C - '! A A L ou G A H A L, fils d’Obed, homme puiffant & de1 grand crédit- parmi les Sichémites, qui ayant entrepris d’af-franchir fes Citoyens de l’oppreflion & de la tyrannie d’Abimé-lech, fut trahi par Zébul ou Gébul, qu’il avoit fait Gouverneurde la ville, & fuccomba fous la puiffance d’Abimélech, avec quile traître Zébul étoit d’intelligenée. * Juges, ch. g.
GAAS ou GAHAS, nom d’une montagne qui paroîtêtre une branche de celle d’Ephraïm dans la Paleitine. * Jofué,cb. 24. v. 30. Juges, ch. 4. v. 9.
GAAS ou GAHAS, torrent de la Paleftine qui coule dela montagne d’Ephraïm , & fe décharge dans la Mer Méditerra-née. * II. Sam. ou II. Rois, cb. 23. v. 30.
G AB A, ville fituée au pié du Mont-Carmel, entre Ptolé-maïde & Céfarée. Jofeph dit qu’on l’appelloit aufli la ville desCavaliers, parce qu’Hérode l’avoit donnée pour retraite à fesCavaliers vétérans. Réland croit que c’eft la même que Cayphaou Hépha au pié du Mont-Carmel, du côté qui regarde la ville& le port de Ptolémaïde. Le Géographe Etienne parle de laville de Gabe , qu’il attribue à la Galilée. Eufébe met une pe-tite ville de Gabaou Gabé, à 16 milles de Céfarée de Paleftine,du côté du grand Champ de Légion. Il y a des médailles desGabéniens que quelques-uns attribuent aux Habitans de Gabedont parle Eufébe , & dont il eft fait mention dans Zacha-rie , cb. 14. v. 10. Mais Réland dit que les Gabiniens étoientdans la Cœie-Syrie, dont l’Evêque foulcrivit au premier Conci-le de Nicée. * Rélandi Palsfiina, l. 3. Le Père D. Calmet,Dict. de la Bible.
G A B A A ou GUIBHA, ville de Paleftine dans la Tribude Benjamin à 3oftades de Jérufalem fuivant Joféphe , étoit lapatrie de Saül premier Roi du peuple Juif, aufli eft-elle nomméeGuibhad-Saül , I. Sam. ou I. Rais, ch. 11. v. 4. Du tems de S.Jérôme elle étoit entièrement ruinée. C’eft aufli dans cete villeque fe commit ce crime énorme contre la femme d’un Lévite,rapporté, Juges, cb. 19. * Rélandi Paleftina, l. 3.
G A B A A ou GUIBHA, ville de la Tribu de Juda, bâ-tie par Aza, Roi de Juda. * Jofué, cb. 15. v. 57.
CAB AA, GUIBHA ou GUE'BAH, étoit aufli uneville de la Tribu de Benjamin, par laquelle Sennachérib devoitaller à Jérufalem. * Jofué, cb. 18- v. 24. II. ou IV. Rois, cb.
23* v. 8.
G A B A A T H, ville de Paleftine fur la montagne d’Ephraïm,où Eléazar fut enterré;. • * Jofué, cb, 24. v. 33.
It> Dans la plupart des Verlions, au lieu de Gabaatb on trou-ve le coteau de P binées, & le P. Dom Calmet l’appelle Gabaatbde-.Pbinées. Les grandes Concordances Latines , imprimées àBâle en 1568, chez Hervagius, lui donnent aufli le nom de Ga-baatb.
G A B A A T H ou GUIBHATH. Voyez GUIB-H A T H.
* G A B A C U, Gabacuus Locus , anciennement Tbefpites Lo-chs , Lac de la Turcomanie en Afie. 11 doit être aux confins duDiarbek, le long du Tigre. * Maty, D&.Géogr.
G A B A E L. Voyez GABEL.
GABALE'NE ou GABALITE. Voyez G O B CI-LIT E.
* GABALIENS, Gabali, anciens peuples de la Gaule.Ils avoiènt les Arvcrnes au nord; les Vélauniens & les Helviensau Couchant; les Vollques Arécomiciens aufud; & les Ruté-
niens au Couchant. Leur ville capitale portoit le nom d 'Aride-ritum & de Gabali. Leur païs eft celui que l’on appelle mainte-nant le Gévaudan. * Maty, DiSt. Géogr.
G A B A L I S (Le Comte de) Voyez V IL L A R S.
G A B A O N, ville royale & métropole des Hévéens, fituéefur la montagne de Silo à plus de 50 ftades de Jérufalem. Lesvilles de Caphira ou Képhira de Béroth , & de Cariathiarim ouKirjath-jéharim, dépendoient de celle de Gabaon. Elle fe trou-va dans les terres de la Tribu de Benjamin, &fut donnée auxLévites.de la famille de Caath ou Kéhath. Lorsque Jofué futentré dans la Terre promife, les Habitans de cette ville crai :gnant d’eflùyer le fort des villes de Jéricho & de Haï, uférentde fineffe, & fe fervirent d’un ftratagéme pour obtenir l’alliancedes Ifraëlites. Pour porter Jofué à leur accorder fa protettion,ils firent femblant d’être envoyez de leur nation, & afin de fai-re croire qu’ils venoient d’un païs fort éloigné, ils prirent devieux facs pour mettre leurs grains, des habits tout ufez & toutrapetaffez, vinrent trouver Jofué à Galgala ou Guilhal, & leprièrent de faire alliance avec eux, & avec leur nation, affuranCqu’ils venoient d’un païs fort éloigné. Jofué leur accorda leurdemande, & fit alliance avec les Gabaonites, fans confulter leSeigneur. Trois jours après les Ifraëlites arrivèrent fur les ter-res des Gabaonites, à qui Jofué ne voulut point que l’on fît au-cun mal; mais parce qu’ils l’avoient trompé, il les condamna àcouper le bois & à puifer l’eau néceffaire pour le tabernacle. Plu-fieursRois des Amorrhéens, irritez de l’alliance que les Habitansde Gabaon avoient faite avec les Ifraëlites, marchèrent contreeux avec une armée confidérable, & vinrent mettre le liège de-vant Gabaon, dont les Habitans demandèrent du fecours à Jo-fué qui marcha contre leurs ennemis , qu’il poufuivit avec cou-rage & qu’il défit entièrement. C’eft en cette occafion que Jo-fué fit arrêter le Soleil, afin de continuer & d’achever fa viétoire,qui fe termina par la mort.des cinq Rois qu’il fit pendre à cinqpotences de bois. Saül n’en ufa pas fi favorablement par rap-port aux Gabaonites, car l’Ecriture rapporte que Dieu afflige*les ifraëlites d’une famine de trois ans, à caufe des cruautez queSaül avoit exercées contre eux. Ce fléau ne cefTa même qu’a-près que David leur eut livré plufieurs enfans de Saül pour lesmettre à mort, & leur faire par ce facrifice une efpéce de fatisfa-ftion de l’outrage qu’ils avoient reçu de Saül.
If y avoit aufli une fontaine qui s’appelloit Gabaon , où dou-ze Soldats du parti d’Isbofeth & douze de celui de David com-battirent avec tant de chaleur, qu’ils y relièrent tous vint-qua-tre fur la place. On donna depuis à ce lieu le nom de Champdes Braves. C’eft auprès de cette fontaine que Joab tua Amafias.C’eft en un lieu appelle Gabaon, que Salomon facriiia aux Idoles.* Jofué, cb. 9 & 10. II. Samuel ou II. Rois, cb. 2. v. 15 16.*
& ch. 21. I. ou III. Rois , cb. 3. I. Chron. ou Paralip. cb. 16. v.12. £? II. Cbron. ou Paralip. ch. r. [$c.
G A B A R A. Voyez G A D A R A.
* G AB A RA, ville de Galilée. Jofeph en parle en plusd’un endroit du livre de fa Vie, & dans fes livres de la Guerre des"Juifs, comme d’une des principales villes de cette Province.Gabara étoit à 40 ftades de Jotapat. * Le P. Calmet, Dict. dela Bible.
* GABARET, ville du Gouvernement de Guienne enFrance dans le Condomois. Elle eft à peu près à l’oueft de Con-dom , dont elle eft éloignée de fix à fept lieues.
GABATHA, lieu dans la partie méridionale de Juda»à douze milles d’Eleuthéropolis, où l’on montroit autrefois lefépulchre du Prophète Habacuc. * Eufébe. S. Jérôme. Le Pè-re Dom Calmet, Dict. de la Bible.
GABATHON, ville de Paleftine. Voyez G U IB B E -THON.
G AB AT O (Sébaftien) furnommé le Naucher, Nauclerus >à caufe de fon expérience & de fon favoir dans la Navigation»étoit Vénitien de naiffance & s’établit à Briftol en Angleterre.Jérôme Bézon en rapporte ce qui fuit. Gabato jugeant parleglobe, que la route méridionale que Chrîftophle Colomb avoicchoifie, n’étoit pas la bonne, crut qu’on arriveroit plutôt, &avec moins de peine, en Amérique, fi l’on faifoit voile toûjoursvers le nord-nord-oueft, & que d’ailleurs du nord de l’Améri-que on pafleroitaifément aux Indes Orientales, par les détroitsqui doivent fe trouver entre les deux Hémifphéres. Pour l’exé-cution de ce projet, il obtint trois vaiffeaux marchands de Hen-ri VII, Roi d’Angleterre, avec lefquels il mit à la voile, dansle printems en 1495, dans le deffein de tirer toûjours vers lenord-nord-oüeft, jufques à ce qu’il fût arrivé à la hauteur deKatay ou de la grande Tartarie. Mais appercevant qu’il s’étoittrop avancé vers le nord, il pouffa vers l’eft , dirigea fa courfevers la Ligne, & découvrit, chemin faifant, le païs que les Efpa-gnols appelèrent enfuite la Floride, d’ou il fut obligé de retour-ner en Angleterre, faute de vivres. Il trouva l’Angleterre fortagitée à caufe du fameux Perkins, ce qui lui donna occafion dopalier en Efpagne, où Ferdinand & Ifabelle le mirent en état defaire une nouvelle courfe, qu’il pouffa jufques dans le BréfilSCdans le païs de la Plata. C’eft ce qu’en dit Bézon ; mais Baconde Vérulame dit que Gabato ne chercha pas les Indes Orienta-les, mais feulement l’Amérique, & que s’étant avancé jufquesau 67 degré de latitude, il avoit découvert la Terre de Ldboradofjd’où il revint en Angleterre fort content de fa découverte. Ce
4 qu’il
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