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vain. Il y enfeigna d’abord la Philofophie avec beaucoup de fuc-cès au Collège du Faucon. Mais il fe donna bientôt tout en-tier à la Théologie, & prit le bonnet de Doéteur en 1668. 11étoit déjà fi eftimé, que dès la même année l’Univerfité le dé-puta à Rome pour y défendre fes Privilèges que l’on attaquoit,& cette affaire lui réuflït. En 1677 , le Doéteur van Viane, quiétoit un excellent homme, fe déchargea fur lui de la Supérioritéou Préfidence du Collège d'Adrien VI, un des plus confidéra-bies de cette Univerfité. Il y fit des fruits incroyables, qui fecommuniquèrent bientôt au dehors: car il avoit des talens ex-traordinaires pour la direction des âmes, & pour former les jeunés Eccléfialtiques. jamais on ne vit tant de piété, & de régu-larité , dans l’Univerfîté de Louvain, que pendant les 20 ou 30ans que M. Huygens y brilla, & la bonne odeur s’en répanditdans tout le pais & ailleurs. On lui fufcita bientôt des traver-fes. En 1674, ü avoit publié un Ouvrage fur la Pénitence, in-titulé MelhoJtts remittendt esr retinendt peccata. Ce Livre fut vive-ment attaqué par les proteéteurs de la Morale relâchée. L’Au-teur répondit avec beaucoup de modération; & fes adverfairesne purent venir à bout de faire cenfurer ce Livre. Le Pape mê-me, & fon Internonce M. Tanara, donnèrent à M. Huygensdes marques finguliéres d’eflime. Mais cette .faveur ne duraque jufqu’à ce que ce Doéteur fe fût excufé, quoique très mo-deftement, de fe déclarer contre les quatre fameux Articles dePAiTemblée du Clergé de France de 1682. En même tems lefameux M, Steyaert,que la grande réputation de ce Doéteur in-commodoit, fe fît Chef d’un parti oppofé à M. Huygens & àfes amis, & fe livra entièrement aux Miniitres de la Cour deRome. C’eft-là l’époque de la divifion qui a régné depuis cetems-là dans l’Univerfité de Louvain, & qui a donné matière àun grand nombre d’Ecrits de part & d’autre fur la Pénitence, furla Grâce, fur la Morale, & fur tout ce qui a rapport aux matiéres du Janfénifme. Les deux partis convinrent, avec l’agrémentdu Roi Catholique, de porter la caufe à Rome au commence-ment du Pontificat d’innocent XII. Le Doéteur Hennebel y dé-fendit la caufe de M. Huygens & de fes amis, & il répondit finettement à une infinité d’accufations, que bien loin d’y êtrecondamnez iis en obtinrent plufieurs Refaits favorables , quirendirent le calme pour quelque tems. Ce fut pendant cet in-tervalle de paix que mourut M. Huygens au mois d’Oéfobre1702, regretté de tout le monde. Nous avons de M. Huygens,outre fa Méthode , trois Tomes de Conférences Theologiqucs , un petit Abbrégé de Théologie, plufieurs volumes d’un Cours Théologi-que fous le titre d ’Obfcrvations, & de grandes Théfes fur plufieursmatières importantes. Tous ces Ouvrages font en Latin. Leftyle n’en efl pas fort relevé, mais-il eft clair. Les principes enfont importans, bien liez, & propofez d’une manière douce &édifiante. * Oratio funcbns in funere Exc. D. Huygens. Diffîcultezpropoftes à M. Steyacrt, partie 1. 2. 3. l'Etat préfent de la Facultéde Louvain Lettres de M Arnauld, tome 3. 4. 5. 6. 7. Cet Article aété fourni tel qu'on le voit ici.
HUYN (jean-Jofeph Comte de) Général & Maréchal desArmées Impériales, Confeiller de guerre de l’Empereur & Gou-verneur des villes & forterelfes de Gran, de Zigeth, de Cinq-Eglifes, de Siclos, de Mohal, de Caposwar, de Dombo, deBarfch, de Dolnau avec leurs attenances & dépendances, & gé-néralement de tous les païs contenus entre la Drave, la Save,& le Danube; étoit fils de Nicolas Huyn Confeiller d’Etat deCharles IV Duc de Lorraine, Auditeur des Comptes de Lorrai-ne & Préfident du Confeil de l’Hôtel de ville de Nancy, & deF rançoife de Malcuyf, ififu par plufieurs degrez de Jean Huyn Gou-verneur des Salines de Marfal en 1447. Il fut deftiné à la guer-re dès fa plus tendre jeunefië & commença à entrer dans lesChevaux-légers de Charles IV, & parvint fucceflîvement au bâton d’Exempt & à la Lieutenance des Gardes du Corps; enfuitefut Colonel de Cavalerie & Gouverneur de Roziéres. Il enlevala Damoifelle de la Haye, que Charles IV eftimoit fort. Ce traithardi choqua le Prince, qui fit courir après lui un détachement defa Gendarmerie qui le joignit dans un village où il s’étoit retranché dans la tour de l’Eglife ; il s’y défendit fi vigoureufementqu’il fe défit de cette troupe & continua fa route vers Befançon,pendant laquelle il obligea un Prêtre de le marier étant dans unbois. N’ofant plus retourner en Lorraine , il prit le parti depalier dans le fervice de l’Empereur, où il fut aufli-tôt fait Baron& Colonel de Cavalerie. Il commença par fe fignaler à la ba-taille de Trêves, enfuite au fiége de Bonne, & dans la campagnede Hongrie fuivante au fiége de Bude, enfuite duquel il fut faitGénéral de la Cavalerie , & S. M. I. lui donna le Gouverne-ment de Zigeth, où il fut fi bien ménager fes troupes que parfa bravoure & fa valeur il réduifit & prit la fortereffe de Giula,devant laquelle quatre Généraux avoient échoué. L’Empereurfut fi content de cette aétion, qu’il lui en écrivit en des termesdes plus obligeans ; lui envoyant un Diplôme de Comte avecdes patentes de Général-Lieutenant, de Feldt-Maréchal & enoutre le Gouvernement de Gran & de Zigeth, l’un des plus beaux& des plus confidérables du Royaume de Hongrie. Cette nou-velle dignité lui procura le bonheur de reprimer & de contenirfous la puiflance de l'Empereur, les Rebelles de Hongrie; & enrécompenfe, S. M. I. le créa Général Feldt-Maréchal en 1707,& enfin Confeiller de guerre en 1713. II mourut à Zigeth le 25Septembre 1719,âgé déplus de 80ans,regretté de S. M. I. pourles grands fervices qu’il lui avoit rendus en plufieurs fiéges & ba-tailles , <$: notamment dans la vigoureufe réfiltance de Zigeth,dont il fit lever le blocus. Il avoit eu de Catherine de la Hayefa femme, qui fut honorée par l’Impératrice de l’Ordre de laCroix, r. François, Chanoine de Cinq-Eglifes; 2 Henriette Ma-rie , Dame de l’Ordre de la Croix de l’Impératrice Eléonore,mariée à Jacques Baron de Gefhay Lieutenant-Colonel desCuirafliers dans le Régiment de Stainville , & neveu du Gé-
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néral de Sainte-Croix ; 3. Jacques Ignace , Comte de Huyn, Capi-taine des Cuirafliers, marié à la fille du Baron de Stedlitz enSiléfie; & 4. Léopold-François Comte de Huyn , Capitaine d’in-fanterie, marié à Ja fille ou Comte d’Averfperg f, ère du Princede ce nom. Les frères du Maréchal, Comte de Huyn, étoientFr ançois , Confeiller d’Etat & Procureur Général de la Cour Sou-veraine de Lorraine & Barrois ; Nicolas François Seigneur de Villefur Madon ,Grand-Bailli de Saint-Biez, de Saint-Veil & de Saint-Jofle; & BalthaJ'ar, Confeiller d’Etat en la Cour Souveraine deLorraine & Barrois, & Intendant des Maifons & affaires de laDucheffe de Lorraine. Ces deux derniers font morts garçons.
H U Y N E. Voyez HUYSNE.
H U Y b M A N. Voyez HUI SM AN.
HUYSNE, Çrononcez HUYNE, rivière de France, quiafa fource dans la Paroiffe de Saint. Hilaire de Soifay, au Perche,vers Mortagne; d’où coulant par Remallart à Nogent-le-Rotrou,elle y reçoit la Ronne, puis la rivière d’Erve, puis pafie à laFeité-Bernard, au Maine, où elle fe groflit de la petite rivièrede Mefme ; & coulant à Brefteau & près de Connaray dans leMaine, elle fe rend dans la rivière de Sarte, proche & au def-fous du Mans. * Baudrand.
HUYS TE BR 1 TTEN, étoit un château de Hollande, furle bord de la mer fort près de Catwick , & à une lieue & demiede Leyde, & dont on voit encore quelques ruines dans les baf-fes marées. On a connu par des inferiptions qu’on y a trouvées,qu’il y avoit autrefois un lieu nommé Armamcntarium ou Armcn-tarimn. * Maty, Diéi. Géogr.
* HUYSUM (Julie de) naquit à Amfterdam en 1659. Ileut pour Maître Nicolas Berchem renommé Païfagifte, & s’appli-qua enfuite à peindre en Hiftoires , & à faire des portraits ; maispour dire la vérité, fon talent principal étoit de peindre des fleurs,en quoi fon fils excella aufli. * M. Jacques Campo Weyerman,Vies des Peintres des Pais-Bas , en Hollandois , tome 3. p. 234& 235.
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H UZA, HOZAou OZA, Ifraëüte, que Dieu fit mourir,pour avoir vouluretenir l’Arche, qui étoit fur le point detomber. * Il Samuel ou II Rois,cb. 6, Voyez fonHiftoire plus aulong, aux mots AH JO & OZA.
HUZA, ou AZA, Juif, dont les enfans retournèrent dela Captivité de Babylone avec Zorobabel. * Efdras ou I Efdras ,ch. 2. v. 49. Son nom lignifie, voyant, brûlé, le fort du Seigneur.
Il y a eu une ville de ce nom dens la partie orientale de laTriba d’Ephraïm. * Simon, Diftionnairc de la Bible.
HUZI, ou O ZI, fils de Tolah de la Tribu d’Iffachar , &père de Jizrahja. * I Chroniq. ou Paralip. ch. 7. v. 2. 11 y ena un autre, qui a été fils de Belah. * 1 Chroniq. ou Paralip. ch.7. i>. 7- êc un troifiéme fils de Micri & père d’Ela. * I Chroniq.ou Paralip. ch. 9. v. 8.
HUZ1EL, ou OZIEL, fils deKehath, de la Tribu de Lé-vi„ fut Chef d’une Famille, qu’on nomma de fon nom la Famil-le des Huziélites. * Nombres, ch. 3. v. 19H U ZIJ A, ou, comme filent quelques-uns, Aziam , père d’Ha-thaja, qui s’habitua à Jérufalem, après le retour de la Captivitéde Babylone. * Nébémie ou II Efdras, ch. 11. v. 4.
HUZlJA ou OZIAS, fils d’Uriel, & père de Sçaiil, futun des Braves de l’Armée de David Roi d’ifraël. * I Chroniq.ou Paralip. ch. 6. v. 24: ch. il. v. 44.
HWETTKRUS (Louïs-Jofeph) de Flandre, Chanoine deS, Martin d’Ypres, a donné au Public les deux Ouvragesfuivans; La Defcription de divers Lieux faints; Abbrégé de laVie des Saints. * Valére André, BiHioth. Belgica,p. 635 & 635.
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H Y, Iile- Voyez IKOLUMKILL.
HYACINTHE, d’Amycle dans Je Péloponnéfe, fils d’A-myclas & de Diomède félon Apollodore, de la Mufe Clio & dePiérus félon le même dans un autre endroit, & d’Obalus félonHygin, fut aimé en même tems d’Apollon & de Zéphyre. LesPoëtes difent, qu’un jour Apollon jouant au palet avec Hyacin-the , Zéphyre en conçut tant de jaloufie, qu’il réfolut de s’envenger. Aufli-tôt il pouffa de fon fouffle le palet contre la têted’Hyacinthe, & ce coup fut fi rude, que ce jeune homme mou-rut fur le champ. Apollon en fut au defefpoir,& la Terre pourle confoler, changea le fang d’Hyacinthe en une fleur de fonnom, qui eft de couleur de pourpre, autrement de violet. LesLacédémoniens célébroient à fon honneur des Fêtes nocturnes ,qu'ils appelaient Hyacinthies. * Ovide, Mctam. I. ro. Nicander,inThcriacis. Apollodore, l. 1. & 3. Hygin, Fable 271.
HYACINTHE, f Paint ) Religieux de l’Ordre de faint Do-minique, étoit Polonois, & naquit l’an 1183, à Safle, ville duDiocéfe de Breflau en Siléfie. 11 étoit iffu de l’ancienne Maifondes Comtes d’OIdrovans, qui a donné plufieurs Grands Officiersau Royaume de Pologne. Son bifayeul , Saultz d’O'drovans,défit fouvent les Tartares; & fon grand-pére qui portoit le mê-me nom , fe fignala par fes exploits contre d’autres ennemisde l’Etat. Il fut appellé Saultz de Konsk, parce que le Comté dece nom lui étoit échu, & laifia deux enfans, dont l’aîné nomméEuflache, fut père de faint Hyacinthe; & le puîné qui s’appelloitYves , tut Evêque de Cracovie. Hyacinthe ayant fait fes étudesaux Collèges de Cracovie en Pologne, de Prague en Bohême,& de Bologne en Italie, fe retira auprès de l’Evêque de Craco-viefon oncle, qui lui donna un Canonicat dans fa Cathédrale, &le mena l’an 1217 à Rome, où il trouva faint Dominique, Fon-