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ftl qui font prefque inépuifables. En 1566, les Impériaux enfirent en vain le liège ; nuis en 1605, elle fut prife par BotskayPrince de Tranifilvanie qui en l'affamant la réduifit à fe rendre.* Gr. DiB. Univ. HolLHUSTOPEKZ. Voyez AUSPITZ.
HUSÜM, ville du Sud-Jutlanddans le Duché de Sleeswick,eft iituée fur le Golfe de Héver, à l’oueft de Gottorp & deSleeswick. Elle eft éloignée de la première de cinq à fix lieues,& de la fécondé de fix à fept. Elle eft défendue par une citadel-le qu’Adolphe Duc deHoIftein fit conftruire en 1582» après laviétoire qu’il remporta fur les Dithmarfes. Gette ville fut forti-fiée pendant les dernières guerres, mais le Roi de Danemarc ena fait démolir les fortifications: fon port eft bon & fort fréquen-té. Le Bailliage de Hufum a feulement trois milCs de long& deuxde large. 11 y a fept Paroiffes dont quelques-unes font compri-fes dans la contrée de Lundenberg, qu’on dit n’avoir fait autre-fois qu’un même Continent avec l’lfle de Nordftrand. * Audi-fret, Hifi. & Géogr. ancienne & moderne, tome 1. Th. Corneille,DiB■ Géogr.
HUSWAERT. Voyez HUSZ.
HUSZ, HUS S ou HUSWAERT, bourg de Moldavie,fitué fur le Pruth, à fix lieues au deffus de Falezin ou Falxin.On prend ce lieu pour l’ancienne Zudidava, ville de Dace. *Maty, DiB. Géogr.
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H UTH AI,ou O T H EI, fils de Hammiud.Ifraëlite.qui s’é-tablit à Jérufalem. * I Cbroniq. ou Paralip. cb. 9. v. 4.HUTH AI, fils de Bigvai, retourna de la Captivité de Ba-bylone avec Efdras. * Voyez Efdras , cb. 8. v. 14.
HUTITES, Hérétiques, qui font une Seéte d’Anti-Luthé-riens. Ils étoient Sectateurs de J b an Hutus, & fe croyoientréellement les enfans d’Iifaël, venus pour exterminer les Cana-néens. Ils difoient encore, que le jour du jugement s’approchoit,& qu’il falloit s’y préparer en mangeant & buvant. * Du Preau,V. Dut. Florimond de Raimond, de la Naijf. de l'Héréf. I. 2. c.6. num. 3. Gautier, Sac. XVI. c. 71.
HUTS, Principauté de l’Arabie Déferte près de l’Euphrate,à la droite de ce fleuve. Ce fut la patrie de Job. Sur quoi l’onpeut confulter Samuel Bochart & Frédéric Spanheim, dans fonHiftoire de Job. Voyez HUS.
jHUTS premier-né de Nacor frère du Patriarche Abraham.* Genéfe cb. 22. v. 21.
HUTS fils de Difçan, des Defcendans d’Efaü fils du Patriar-che Jacob. * Genéfe, cb. 36. v. a8.
HUTTEN, une des plus anciennes & des plus confidéra-bles familles de Barons en Allemagne. Elle a déjà fleuri plusde 800 ans dans la Franconie, où elle s’eft partagée en plufieursbranches. Le premier dont on faffe mention dans cette famille,étoit Henri de Hutten, Chevalier, qui commandoit en chef lestroupes que l’Abbé de Fulde envoya en 935, à l’Empereur Hen-ri I contre les Hongrois.
HUTTEN, (Ulricde) naquit dans le château de Stceckél-ber g le xo Avril 1488; & en 1499, il fut envoyé au Couvent deFulde; mais comme ce genre de vie ne fut pas de fon goût, ilen fortit & alla â Cologne & de là à l’Univerfité de Francfort furl’Oder en 1506, où il prit le degré de Maître ès Arts à l’âge de-18 ans. En 1508, il paffa en Italie, & comme on ne lui fit tou-cher aucun argent de la part de fes parens, il s’enrôlla dans lestroupes & fe trouva au fiége de Parme. En 1509, il retourna enAllemagne & pouffa jufques dans la Poméranie où il fut attaquéd’une fièvre quarte fort violente, ce qui le réduifit à une tellemifére qu’il fe vit obligé à mendier fon pain de porte en porte.Dans ce miférable état il vint à Roftock & commença à y enfei-gner avec applaudiffement. En 1512, il publia à la louange del’Empereur Maximilien, un Poème qui lui acquit une grande ré-putation. Son père ayant fouhaité qu’il s’appliquât à la Jurispru-dence, il paffa â Pavie en rji2, & s’adonna à cette étude. Ileut le malheur d’être dépouillé de tout ce qu’il avoit à la prifede Pavie, de forte qu’il arriva à Bologne malade & nud. Mat-thieu Lange Ajnbaffadeur de l’Empereur paffa vers la fin de cet-te année 1512 à Bologne, & à cette occafion la Nation Allemandepria Hutten de faire unPoëmeà fon honneur; maisl’Ambaffadeuren fit peu de cas. En 1513, il fe mit encore dans les troupes; maisil n’y demeura pas longtems, & paffa à Rome, d’où il revint enAllemagne en 1514,ayant fu qu’Albert Archevêque de Mayen-ce devoit établir une Société littéraire. En 1515, il alla à Franc-fort pour voir Erafme. Il y apprit qu’UIric.Duc de Wirtemberg,avoit tué Jean de Hutten fon coufin. Il en forma fa plainte qu’iladreffa à l’Empereur & aux Etats de l’Empire: cet Ecrit de mêmeque les quatre Harangues qu’il fit dans la fuite fur ce fujet, éga-lent pour la beauté du ftile les Harangues de Cicéron contre Ca-tilina & l’emportent en véhémence. En 1516, il repaffa en Ita-lie & fit quelque féjour à Rome. Comme le procès de Reuch-lin contre les Dominicains, au fujet des Livres des Juifs, avoitété porté à Rome, Hutten fit en faveur de Reuchlin, une intercef-fion en vers, qu’il adreffa au Cardinal Adrianus Cajlellenfts. Dansce tems-là Hutten avoit une grande réputation parmi les Savans,mais comme il s’intéreffoit pour Reuchlin & qu’il travailloit auxEpiftoU obfcurorum virorum, les Moines prêchoient publiquementcontre Erafme, Reuchlin & Hutten. En 1517, il alla à Stœc-kelberg & dédia enfuite fes Epigrammes à l’Empereur, qui lecréa Chevalier & le couronna Poëte à Ausbourg. En 1518,.ilarriva à Mayence & s’y forma une Bibliothèque. On y avoittrouvé un Tite-Live manufcrit avec des caraftéres Lombards,dans lequel il y avoit deux Livres qu’on n’avoit pas eus jufquesalors. Hutten les publia en 1318, avec une dédicace à l’Ele-
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éteur. En 15is>, il découvrit Pline, Quintilien & Marcellin dansla Bibliothèque cle Fulde, & un Manufcrit, de unitate F.cclefu con-fervanda Êf Scbifmate inter Henricum IV, & Gregorium VII, qu’ilfit imprimer à Mayence en 1520. Dans ces entrefaites ayant lules Ecrits de Luther, il s’intérefi'a beaucoup pour ce Réformateur,dans l’efpérance que Charles-Quint, nouvellement parvenu àl’Empire, prendroit auifi le parti de Luther. Il écrivit une peti-te Chronique de la conduite des Papes de tous les fiécles enversles Empereurs d’Allemagne, & dans ce tems-là il trouva à Bop-pard, dans l’Archevêché de Trêves un Manufcrit qu’il publia en1520, avec ce titre, De Scbifmate extinguendo & vera Ecclejiafticalibertate adferenda. Après qu’il fe fut entièrement déclaré pour leparti de Luther, il mit pour devife fur les titres de fes Ouvra-ges : JaBa efl aléa; ou Vive libertas; ou Dfrumpamus vincula «o-rum & projiciamus à nobis jugum ipforum ; fur quoi le Pape en é-crivit â Charles-Quint & à d’autres Princes, & donna ordre à l’In-quifiteur Hoogftraten de le faifir & de l’envoyer prifonnier à Ro-me. Il y en eut d’autres qui cherchèrent à l’empoifonner fecret*tement. Hutten ayant été averti de tout ce qu’on machinoit,fe fauva dans l’Allemagne fupérieure, & rencontra en fon cheminl’Inquifiteur Hoogftraten à qui il vouloit caffer la tête : mais ce-lui-ci s’étant jetté à fes piez , il l’épargna. Comme il vit qu’ilavoit tout à craindre du Clergé, il fe retira dans le château d’E--bernburg, apartenant à François de Sickingen, & de là il écrivitfes plaintes à l’Empereur, aux Electeurs de Saxe & de Mayence& à tous les Etats de l’Empire, au fujet des perfécutions qu’ilfouffroit. Il exhorta auifi la Nation Allemande à fecouer unebonne fois le joug du Clergé & à fe remettre dans l’ancienne li-berté. Le Pape ayant publié une Bulle contre Luther, Hutteny fit des remarques & les fit imprimer, avec fa plainte en versLatins, de ce que les Livres de Luther avoient été brûlez à Ma-yence. Il eft à remarquer que ce Réformateur n’approuvoit pasla véhémence de Hutten, & c’eft pour cette taifon qu’il n’a ja-mais voulu fe mêler de fes affaires. En 1522, il fit encore unecampagne fous François de Sickingen, & exigea deux mille écusd’or d’un Couvent de Chartreux pour le punir d’avoir infulté fonportrait. En 1523, il vint à Bâle où le Sénat l’honora d’unbeau préfent. Erafme fut le feul qui ne lui fit pas vifite & quin’en voulut point recevoir, de crainte de choquer le Clergé. E-rafme s’en excufa enfuite dans une Lettre imprimée & adreffée àLaurin, difant que Hutten avoit été il malade qu’il lui falloitun poêle fort chaud, ce qu’il n’auroit pu foutenir. Hutten futfi choqué de cette excufe qu’il publia, à fon tour, une Lettrecontre Erafme, dans laquelle il lui reprocha fon inconftance &fa timidité; car il faut remarquer qu’avant cela Erafme avoit té-moigné dans fes Ecrits une eftime toute particulière pour Hutten.Le Clergé de Bâle fut cependant fi bien brouiller les efprits.quele pauvre Hutten n’y fut plus en fûreté ; c’eft pourquoi il fe re-tira à Mulhaufen, où un certain Sécretaire le tint caché pen-dant quelque tems dans le Couvent des Auguftins. 11 fe fauvade là à Zurich. Il vouloit même fe retirer ailleurs, mais la ma-ladie qu’il' avoit gagnée en Italie fe réveilla d’une telle manière,qu’il fe vit obligé de fe retirer dans I’IUe d'Uffnau dans le Lacde Zurich, vis à vis de Rappersweil. Il logea chez Jean SchneckPafteur du lieu, qui fe mêloit de guérir les paralyiies. Huttenmourut dans cette Ifle le 3x Août 1523 , âgé d’environ 36 ans.Quelques-uns appellent encore aujourd’hui cette Ifle 1 ’ljle de Hut-ten. Un Gentilhomme de Franconie lui fit dreffer l’Epitaphefuivante.
Hic Eques auratus jacet, oratorque difertus ,
Huttenus Vates carminé & enfe potens.
Les meilleurs Poètes de l’Allemagne ont célébré la mort de cérare génie, & Eobanus Heffus écrivit à cette occafion fori Dia-logue Mortis 8f Hutteni. Voici une lifte des Ecrits que Huttenà publiez pendant fa vie, & de ceux qu’on a encore imprimezdepuis fa mort, De arte verfificatoria; Epigrammata; Vir bonus}Exclamatio in J'celcratiJfmam Johamis Pipericomi vitam ; TriwnpbusCapnionis; Deploratio in mferabilem Jobanms de Hutten interitum}In armum 1516 , prognollicon ad Leonem X. P. M. ; Pbalarifmus ;Exbortatio ad Principes Germanos ut bellum Turcis concordtaliter in-férant; Epifiola vite fux rationem exponens ; F ebris feu Dialogi duo ;Dialogi 4, Bullicida, Monitor primus & Jecundus, Pr a Jones, Inve-Bive Très in Cardinales, Epijcopos & Sacerdotes, Lutberum Woramatie in Concilia Germanie impugnantes; Arminius; C. Sallufiii &Q. Curtii flores JeleBi feboliis illulirati; Dialogi VII, feflivè canii-di; Momusi Carolus; Pietatis & fuperfiitionis pugna ; ConciliabulumTbeologiftarum} Apopbtbegmata Vadijèi & Pafquilli de depravato Ec-clefie flatu; Huttenus illuftris ; Oratio ad Carol. Max. & Genn.Principes pro Hutteno & Lutbero ; Julius, Dialogue ; Oratio aiChriflum pro Julio II ; Philaletbis Dialogus de facultatibus Roma-nenfium ; Paj'quüli Maurani varia Scripta ; Oratio , ne Principes indécima praftationem, quam Legati Leonis X. petierant , confentiant;&c. &c. Quelques-unes de ces Pièces font publiées fous le nomde Hutten, d’autres fous les noms feints de S. Abydenus Coral-lus, d’Eleutberus Byzenus &c. d’autres enfin font anonymes. Aurefte Brunfels affure que Hutten avoit plus de 2000 Lettres qu’ilavoit reçues des Rois, des Princes , des Evêques & des plusfavans perfonnages de fon tems ; qu’il avoit formé le deffeinde les ranger & de les publier fous le titre de Pamhares Epi-fiole; mais que fa mort prématurée l’en avoit empêché. En1538, on imprima en un volume fes Opéra Poètica. * Jaco-bi Burcardi Vita Hutteni édita 1717. DiBion. Allemand. Bayle,Di Bien- Crit. .
HUTTERUS (Léonard) Profeffeur en Théologie à Wit-temberg, naquit i’an 1562 à Ulme, où fon Père étoit Minillre.Il fut élevé avec tant de foin aux Sciences, & il y fit de fi grandsprogrès, qu’à l’âge de 33 ans on lui donna une Profefiion en
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