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Mathématiques fort loin, s’il n’avoit été employé de bonne heu-re aux affaires du Gouvernement. On a de lui une excellenteLettre far la réduction des Equations, & de Maximis & Minimis,écrite en 1658, & que François Schooten a inférée dans fonCommentaire fur la Géométrie de Defcartes. Cet habile Ma-gistrat mourut à Atnfterdam le 16 Avril 1704. Il n’a point laifféd’enfans, quoiqu’il ait été marié. * Mémoires du Unis.
* HUDDLKSTON, village d’Angleterre dans le Duchéd’Yorck, à l’orient de Sherborn, dont il n’elt éloigné que d’unmille. 11 eft célébré à caufe de la belle Carrière qu'on y voit. *Beeverell, Délices iPAngleterre, p 198.
H U D E KIN, nom d’un Efprit follet, que la tradition dit a-voir paru autrefois au Diocéfe d’Hildesheim, dans la Saxe. Onen raconte des chofes merveilleufes Tantôt il paroiffoit en ha-bit de paîfan,&fe plaifoit fur-tout dans la converfation des hom-mes , & tantôt il les entretenoit fans fe faire voir. Il donnoitfouvent des avis aux grands Seigneurs de ce qui leur devoit ar-river, étrendoit fervice aux uns âc aux autres. Sa retraite ordinai-re étoit la cuifine de l’Evêque, où il fe familiarifoit avec lesCuilîniers, & il les aidoit en tout ce qui regardoic leur métier.
Il ne nuifoit à petfonne, à moins qu’on ne l’attaquât, mais ilpardonnoit rarement : c’eft ce qu’éprouva un garçon de cuitinede l’Evêque, qui l’avoit accablé d’injures. Hudekin en avertitle Chef de cuifine, & voyant qu’il ne lui faifoit point de fatis-faction, il étouffa fon ennemi lorfqu’il dormoit, le coupa enmorceaux, & le mit cuire fur le feu. Non content de cette ven-geance, il s’attacha depuis à tourmenter les Officiers de cuifine,& les Seigneurs même de la Cour de l’Evêque, qui par la forcede fes exorcifmes, le contraignit de fortir de fon Diocéfe. C’eftaux Savans à juger quel fond l’on peut faire fur ce conte , rap-porté plus au long parTrithéme, Hift. Monajlcrü Hirfaugienfts,Jub ann. 1132. Beyerlinck, /. 7.
HUDIA. Voyez ODIAA.
* HUDICOURT ou HEUDlCOURT,bourgdeFran-ce en Normandie, dans le Vexin Normand. Il eft à i’eft-fud-eftde Rouen, dont il eft éloigné de huit à neuf lieues.
* HUDISMENIL ou HUDIMENIL, bourg de Franceen Normandie dans le Coutantin , eft à peu près au fud de Cou-tances, dont il eft éloigné d’environ cinq lieues.
HUDSON, (Henri) Pilote Anglois, dont les Anglois ontdonné le nom à un D -troit & à une Baye qui font au nord duCanada, pour prouver qu’ils ont les premiers découvert & poffé-dé ce païs là. Mais il eft certain que fi Hudfon a été en 1610dans le nord du Canada , & a donné fon nom au Détroit, iln’y a fait aucun établiffement, n’a point été dans la Baye, &n'a laiffé aucune marque de prife de polî’ffion. Des Cartes An-gloifes marquent un voyage de Hudfon dans la Baye en 1665;mais les François y avoient planté les Armes du Roi de Francedès l’année r 6 5 A. * Regitre du Confeilde la Nouvelle France. Mé-moires pour le réglement des limites. La Baye de Hudfon eft ungrand Golfe de la Mer du Nord. Il eft au feptentrion de l’Amé-rique entre l’Lftotilande, la nouvelle France, & le nouveau South-walles. Il renferme les Bayes de James & de Délivrance. On ycomprend aufli quelquefois celle de Button. Hudfon l’a dé-couverte en 1612 , en cherchant un paffage pour aller de laMer du Nort à celle du Sud, & on dit que les Anglois ontquatre petites Colonies far fon rivage. Le Détroit de Hudfoneft une branche de la Mer du Nord, il eft entre les Terres Aréti-ques & l’Eftotilande, ou la Nouvelle Bretagne. 11 a environ centcinquante lieues de long * Maty, Di#. Géogr.
HUDSON, Jean, naquit à Wedchop, près de Cockermouth,ville de la Province de Cumberland en Angleterre, peu de temsaprès le retabliiTLment de Charles II, qui fe fit en 1660. Aprèsavoir appris la Grammaire fous Jérôme Hechjîetter, il alla en1676 à Oxford , où il étudia la Philofophie dans le Collège dela Reine, fous Thomas Crofthwait, célébré en ce tems-lâ parfon favoir & fa civilité envers les Etrangers. L’application qu’ildonna à la Philofophie ne l’empêcha pas de s’attacher aufli auxBelles-Lettres, qu’il cultiva toute fa vie avec beaucoup de foin.Il fîlt reçu Maître ès Arts en 1684, & fut, peu de tems après,aggrégé au Collège de l’Univerfité, où il enfeigna pendant plu-fieurs années la Philofophie & les Humanitez. Il fuccéda en1701, à Moniteur Hyde dans la charge de Bibliothécaire de laBibliothèque Bodleienne, & il a confervé ce pofte jufqu’à fa mort.Il fut fait de plus en 1712, Principal du Collège delà fainte Vier-ge par le Chancelier de l’Univerfité, à la follicitation de JeanRadchff, fameux Médecin. Son application a l’étude a abbrégéfes jours. Après avoir langui longtems, il fut enfin attaqué d’u-ne hydropifie, dont il eft mort le 17 Novembre 1719, âgé d’en-viron 57 ans. Il avoit époufé une fille du Chevalier Harrifon.Ses Ouvrages font M. Velleii Paterculi qua fuperfunt, Oxonia, 1693,in oBavo 2. édit. 1711, Oxonia m octave; Tbucydidis de Bello Pe-loponnefiaco LibrioBo, Oxonia, 1696 in folio; Dïon'/Jti HalicarnajfciOpéra omnia Gracè & Lalmè, cum Annutationïbus, Oxonia 1704,in folio, tom. 2. Géographie Veteris Scriptores Graci Minores, Gra-cè & Latinè , cum Dijjertatiombus & Annotationibus Henrisi Dodvoelli, accédant Geographica Arabica cum notis, Oxonia 1698,1712,4.vol. in oBavO ; Dionyfii Longini de Sublimitate hbellus, cum Prafationede Vita Pf Scriptis Longini, Notis, Indicibus , variis LeBionibus,Oxonia, 1710, in quarto; Meeris Atticifia de Vocibus Atticis 0P Hel-lenicis, Gregorius Martireus de Gracarum iitterarum pronuntiatione,Oxonia , 1712, in oBavo ; Fabularum Æfopicarum coîleBio, quotquotGracè reperiuntur, accedit interpretatio Latina, Oxonia, 1718, inoBavo; Flavii JoJephi Opéra qua reperiri potuerunt omnia, ad Codd.manufer. diligenter recenfuit , nova verjione donavit & notis illu.ftravit Joannes Hudfon, Oxonia 1720, in folio, 2. vol. * LePère Niceron, Mémoires pour fervir à VHifi. des Hommes Illuft.tome %.
HUDWIKSWALD, ville de Suède, Capitale de la Pro-
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vince d’Helfingie, eft fituée fur le Golfe de Bothnie, vers la Pro-vince de Médelpadie. * Sanfon. Baudrand.
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H U E D-IL-B A R B A R, grand fleuve de Barbarie, en Afri-que , qui tire fa fource du grand Atlas, près de la ville de Lor-bus, au Royaume de Tunis, ôc fait tant de tours & de retourspar ces montagnes, que les Voyageurs qui vont de Bonne à Tu-nis le pillent vint-cinq fois, fans qu’en un fi long cours il y aitni pont ni barques. A la fin il fe va rendre dans la Mer Médi-terranée, proche du port de Taburc. On pêche quantité de co-rail fur fes borc^ jufqu’à la ville de Bonne. * Marmol, Dcfcrip-tion de l’Afrique, 1 . t.
* HUELGAS (Las) célébré Abbaye d’Efpagne dans la Vieil-le Caitille à quelques milles de Burgos. On l’appelle la noble Ab -baye par excellence, parce qu’elle eft la demeure de 150 Reli-gieufes, toutes filles de Princes ou ue grands Seigneurs. L’Ab-beffe eft Dame de 17 autres Couvens.de 14 villes &deso bourgsou villages, dont elle choifit elle-même les Magiftrats, & lesGouverneurs qui y commandent de fa part, & elle difpofe de 12Commanderies. il n’y a que l’Abbaye de Fulde en Allemagnequi puiffe aller de pair avec celle de Las Huelgas. Elle fut fon-dée au commencement du XIII fiéde, par Alfonfe IX, Roi deCaitille, qui n’épargna rien pour l’orner magnifiquement. Auffil’or, l’argent & les pierreries y brillent de toutes parts. * Col-ménar, Délices d’Efpagne, p. 179-H U EN, Ifle. Voyez WEEN.
HUER GA, (Cyprien de la) Religieux de l’Ordre de Cî-teaux, dans le XVI liécle, étoit EfpagnoI,& expliquaaffez long-tems l’Ecriture, dans l’Univerfité d’Alcala. Il favoit les Lan-gues & la Théologie,& mourut en 1560. Nous avons de lui di-vers Commentaires, fur les Pfeaumes, fur le Livre de Job, furles Cantiques, &c. * Atphonfe Matamore, de Litter. Hfp. Vir.André Schof& Nicolas Antonio, Bibhotb. Hifp. Charles de Vilch,Biblioth. Ci fier c. £Pc.
HUES, ou Hugues de Brajefelve, ancien Ptë.e François,Auteur de certaines Fables.
IÎUES PLANCELLES, floriffoit vers l’an 1260, & com-pofa le Roman de Sii e Hams, & de Dame Aveufe Ja femme. * LaCroix du Maine & du Verdier Vuuprivas, EMtotb. franp. Fau-che t, Vies des Poètes Franp
H U ES DE CAMBRAY, vivoit l’an 1300. Il eft Auteurd’un Roman intitulé la male Honte, qui étoit une raillerie contreHenri, Roi d’Angleterre, comme nous l’apprend Fauchet.
HUES LE MARONNIER, qui vivoit dans le mêmetems que celui dont nous venons de parler, compofa les Jeuxpartis d'amour.
HUESCA, fur la rivière d’Ifuéla, ville d’Efpagne, dans leRoyaume d’Aragon, avec Evêché autrefois feffiagant de Tarra-gone, & maintenant de Ssrragoce, elt connue dans l’ancienneGéographie fous le nom d ’Ofca lllergetum. Plutarque dit que Ser-torius y avoit établi une Académie, pour l’é lucation de la Jeu-neffe du pais. Huefca elt au nord-eft de Sarragoce, dont elle eftéloignée d’environ douze lieues. Ce qui lui fait le plus d’hon-neur, c’eft d’avoir donné la naifTance à deux faints hommes, O-ronce & Laurent frères, dont le dernier fouffrit le martyre à Ro-me, où il fut rôti fur un gril. * Colménar, Délices d'EJ pagne p.663. Tite-Live, Pline, &c. en font aufli mention.
HUESCA, ville & Duché de la Caftille Nouvelle, fur lesconfins des Royaumes de Grenade & de Murcie, appartenant àla Maifon des Ducs d’Albe. Huefca eft appellé par d’autres Huef-car & Guejcar. Voyez G U E S C A R.
CONCILE D'HUESCA D'ARAGON.
Il fut tenu l’an 598, qui étoit le 636 de l’Ere d’Efpagne, &le 13 du régne du RoiRécaréde. On fit deux Canons, qui nousreftent. Le premier, qui parle des Affemblées fynodales, com-mence ainfi, In nomine Domsni Jefu-Chrifti convenantesomnesinurmmConcilio OJ'cenfi, &c. Le fécond, tenu au fujet de iachaftetéquedoivent obferver les Eccléfiaftiques, commence par ces mots,SolHcitum etiam pro hac, &c. * Voyez le quatorzième volume desConciles de l’édition du Louvre, p. 336. II en eft fait mentiondans le Concile d’Egare , fous le nom de Tarragone , tenul’an 614.
HUESCAR. Voyez GUESCAR.
HUESNE. Voyez WEEN.
HUESSEN, petite ville ou bourg du Cercle de WeftphalieiIl eft dans le Duché de Cléves, fur la rive gauche du Rhin, vis-à-vis du nouvel Iffel, & à demi-lieue au deflus d’Arnhetn. Onprend ce lieu pour l’ancienne petite ville de la Baffe Allemagne,qui portoit le nom à'Arces Lobia. * Maty, DiB. Géogr.
HUET (Pierre-Daniel) né à Caen en 1630, donna dès fajeuneffe des marques d’un efprit né pour les Belles-Lettres, & ferendit en peu de tems un des habiles hommes de fon fiécle dansprefque tous les genres de Littérature. Il acheva fes Humanitezà 13 ans. 11 fit fa Philofophie fous le P. Mambrun Jéfuite, quilui donna du goût pour la Géométrie, mais il devint dans peuplus habile que le Maître & foutint des Théfes fur les Mathéma-tiques à Caen, ce qu’on n’avoit point vu encore dans cette ville-là. La Géographie facrée de Bochart l’engagea a étudier le Grec& l’Hébreu. Délivré de fes Tuteurs à l’âge de vint ans & unjour.fuivant la Coutume deNormandie.il fe rendit à Paris. De-venu bon Poète, habile Mathématicien .Phyficien éclairé, Géo-graphe exaét, poffedant dans un degré de perfeétion au deffusdu médiocre le Latin, le Grec, l’Hébreu, il n’eut pas de peineà gagner l’eftime ét l’amitié des Savans, d’abord de fa patrie, &
enfui-