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4 (1740) Lettres F - H
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H U B.

été tué l’an 708» il fut élu en fa place; qu’il ne fut point ordon-né, comme on le prétend, par le Pape Serge, lequel étoit mortfept ans auparavant; qu’il fît reporter le corps de faint Lambertde Maftricht au village de Liège, où il établit fon Siège épifco-pal, vers l’an 721 ; qu’il alla en million dans les Ardennes; qu’ilconvertit plufieurs Infidèles; & qu’il mourut le 30 Mai de l'an727, dans un village, entre Louvain & Bruxelles. Son corpsfut porté à Liège,& enterré dans une Chapelle du nom de faintAlbin. Seize ans après, il fut levé de terre. Dans le liécle fui-vant, les Moines de l’Abbaye d’Andain, dans la Forêt des Ar-dennes, le demandèrent: il leur fut accordé par l’ordre du Con-cile, qui fe tenoit alors à Aix-la-Chapelle, & il y fut tranfportél’an 825. Dès l’onzième liécle, il étoit particuliérement récla-mé contre la Rage. On fait fa Fête au troilîémsJ de Novembre.

* Vita apud Surium. Le Cointe, Annal. Francor. Chapeauville,Gefia Epifcopor. Leedimfium. Baillet, Vies des Saints.

HUBERT, Archevêque de Cantorbéri. Ce fut lui qui cou-ronna le Roi Jean, le 25 Mai 1199, dans l’Eglife de Weftmin-fter. Le Difcours qu’il fit alors aux Seigneurs, & à l’Alfembléedu peuple, eft fingulier. Il femble, à l’entendre parler, que laCouronne d’Angleterre étoit élective. ,, Perfonn e,dit-il, nepeut„ prétendre à la Couronne de ce Royaume, Il prémiérement,„ après une humble invocation du St. Efprit, il n’elt élu d’un,, confentement unanime, pour l’excellence de fes vertus, &„ enfuite oint & facré folemnellement, &c. ” Comme l’Arche-vêque avoit été dans le parti du Roi, il en fut aullî gratifié parla charge de Grand-Chancelier. Plufieurs jugèrent qu’en accep-tant cet emploi il faifoit tort à fa dignité Eccléfiaftique. En effeton avoit bien vu des Chanceliers devenir Archevêques de Can-torbéri, comme Thomas Becket, mais c’étoit la prémiére foisqu’un Archevêque de Cantorbéri avoit été revêtu de la chargede Grand-Chancelier. La bonne harmonie ne dura pas longtemsentre l’Archevêque & le Roi. Hubert affembla un Synode, non-feulement fans en demander la permiflîon au Roi, ce qui avoitété ufité jufqu’alors, mais même contre les défenfes que le Roilui en avoit faites. Cet Archevêque ne donna pas cette uniquemarque de fon orgueil, & de fon affectation à méprifer la digni-té Royale; il fe dévoila encore en tâchant de furpalfer le Roi enmagnificence. Dans le tems que le Roi célébroit les Fêtes deNoël à Guilford avec beaucoup de folemnité, l’Archevêque af-feéta de faire la même chofe à Cantorbéri, avec tant de fomp-tuofité, que le Roi fe fentit piqué, regardant cela comme uneefpéce de bravade. Pour punir en quelque manière la vanicé dece Prélat, il affeéta de fe faire couronner encore une fois à Can-torbéri , dans la feule vue de l’engager par-là dans une très gran-de dépenfe. Cette manière de fe venger montroit afTez que lePrince craignoit d’attaquer directement l’Archevêque. Hubertmourut en 1205, & il y eut de grandes difputes lorsqu’il s’agitde lui donner un fuccefTeur. L’affaire fut déférée au Pape Inno-cent III, qui nomma pour Archevêque le Cardinal Etienne Lang-ton, Anglois de Nation. Cette élection,bien loin de pacifier lestroubles, les augmenta jufques au point que l’Angleterre fut mi-le à l’interdit & le Roi excommunié. * M. De Rapin-Thoyras,Hifl. cTAnglet. tome 2. p. 281, 0 V.

HUBERT, (Etienne), étoit d’Orléans. Il fut Médecin duRoi de France, & fuccéda à Arnould de l’Ifle dans la Profeffionde la Langue Arabe dans l’Univerfité de Paris. Il fe trouvoitdans cet emploi en 1600. Ifaac Cafaubon en parle avec éloge &reconnoit lui devoir beaucoup par raport à l’Arabe. Hubert nepouvant tirer aucun argent des Thréforiers pour fe foutenir dansfon emploi, fut obligé de quitter l’Univerfité & Paris. JofephSca-liger écrivoit à Cafaubon en 1601, qu’il auroit bien voulu queHubert fe fût retiré en Hollande, qu’il auroit tâché de lui procu-rer une Profeffion. Thomas Erpenius reconnoit avoir tiré dufecours de Hubert pour la compofition de fa Grammaire Arabe.

* Colomefii Gallia Orientalis , p. 146. 147.

HUBERT LEONARD, Allemand, Religieux de l’Ordredes Carmes, & Profeffeur en Théologie à Paris, fut depuis Evê-que de Darie, & Inquifiteur de la Foi; & écrivit vers l’an 1490divers Traitez, fur-tout une Généalogie des Nobles François;un Commentaire fur l’Evangile de faint Luc; un Traité de l’Im-munité Eccléfiaftique ; un Livre contre les Hérétiques de Nivel-le; un Carême, &c. * Gefner, In Bibliotb. Voflius, de Hiftori-cis Lat. I. 3. c. 6. Du Pin, XV flécle.

HUBERT, Cardinal. Voyez HUMBERT.

HUBERT, ou HUMBERT DE BAUGE, Archevê-que de Lyon. Cherchez BAUGE.

HUBERTIN DE CASA,de l’Ordre des Frères Mineurs,fut un des Chefs du parti des Spirituels, contre les Frères deCommunauté ; & foutint devant Clément V, les Ecrits de Pier-re Olive. Il compofa auffi plufieurs Ecrits pour défendre ce par-ti avant & après le Concile de Vienne, dont l’un commençoitpar ces mots, SanBïtati Apofloliar, l’autre par ceux-ci, Super tri-bus feeleribus; & le dernier compofé depuis le Concile de Vien-ne, par ces mots, Ne in pofiermn. Il fe défendit devant le PapeClément V, & obtint une Bulle d’abfolution; mais il fut accuféde nouveau par le Frère Bonagratia, fous le Pontificat de JeanXXII, qui leur donna pour Juge, Guillaume, Cardinal, Evê-que de fainte Sabine, & auquel ce dernier préfenta l’an 1321 unMémoire contre la conduite & les Ecrits d’Hubertin de Cafa,dans lequel il cite les Ecrits dont nous venons de parler. L’an1322, Hubertin étant interrogé par le Pape fur la queftion dela pauvreté de Jéfus-Chrifl & des Apôtres, il répondit qu’entantque Prélats de l’Eglife, ils avoient des biens pour les diltribueraux pauvres, & aux Miniftres de l’Eglife; mais que fi on les confiadéroit comme perfonnes privées, qui pratiquent la perfection Re-ligieufe, il falloit diftinguer deux manières d’avoir quelque cho-fe; l’une civile & mondaine, par laquelle on a droit de défen-dre ce que l’on a, & de le répéter quand on le prend; l’autre

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civile & naturelle par droit de charité commune; que Jéfus Chrift& les Apôtres n’avoient rien eu félon le premier fer.s; mais quefélon le fécond, ils avoient eu les chofes néceflaires à la vie.Cette réponfe ayant été lue dans le Confiftoire, fut approuvéepar le Pape, & Hubertin de Cafa la foutint encore l’an 1330.Ces deux monumens ont été donnez par M. Baluze,dans le pre-mier tome de fes Oeuvres mélangées. On a encore deux Ou-vrages, attribuez à Hubertin; l’un intitulé, l’Arbre de la Vie cru-cifiée, imprimé à Venife l’an 148s; & l’autre des fept Etats deVEglije , imprimé au même endroit en 1516. * Trithéme, inCatal. Petreius, Bibliotb. Carth.

HUBERTIN, dit z/e CreJ'centïno , parce qu’il étoit natif d’u-ne ville de ce nom dans le Piémont, vivoit vers l’an 1470, &laifla des Commentaires fur Valére Maxime, & fur les Epîtresfamilières de Cicéron.

HUBERTIN PUSCULO, vivoit en même tems que leprécédent, & écrivit l’Hiftoire du fîége de Conftantinop.e. *Cufpinien le cite, in Jmperat.

HUBET, ville d’Afrique, éloignée d’une demi-lieue decelle de Trémécen du côté du midi, en Latin Hubetum. Elleeft affife fur une montagne & a été bâtie par les Romains fuivantle raport des Hifloriens, & appellée Emmanaria. Ptolomée la metà douze degrez cinquante minutes de longitude, & à trente-deuxdegrez dix minutes de latitude. Les Habitans font comme ceuxde Trémécen & vivent de la même manière. Ils trafiquent dansla montagne, & il y a parmi eux force Teinturiers. La ville deHubet elt fameufe parmi les Maures à caufe d’un fépulcre, où l’ondit qu’elt enterré un Morabite appellé Cidi-bu-Meclian. 11 eftdans la grande Mofquée, & l’on y defeend par plufieurs degrez.Proche de cette Mofquée, on voit un Collège & un Hôpitalpour les pauvres étrangers. Ils ont été bâtis l’un & l’autre parAbul-Halcen, quatrième Roi de Fez, comme on le voit par l’In-feription Arabe, qui eft fur le portail en une table d’albâtre. *Marmol, tome 2. I. 5. c. r2. Th. Corneille, Diff Géogr.

HUBET ou HUBBED A,anciennement Mniara, ou Afi-na ,ancienne petite ville ou bourg du Royaume d’Alger,en Bar-barie, eft près de la ville de Téléfilm, environ à cinq lieues dela côte. * Maty, Vitt. Géogr.

* HUBNER (Jean) Reéleur de l’Ecole ou du petit Collè-ge de Hambourg, où il avoit été appellé de Merfebourg, s’eftfait avantageufement connoître par une grande quantité d’Ou-vrages de Généalogie, d’Hiftoire, de Géographie, Sic. qu’il a-voit compofez en faveur de la Jeuneffe, & qui ont eu un prodi-gieux débit en Allemagne. Il mourut à Hambourg le zx Mai1732. * Bibliotb. Germanique, tome 23. p. 231.

H U C.

H U CAC, ville de Paleftine dans la Tribu d’Afer. C’eft apa-remment, dit D. Calmet, la même qu ’Hucuca qui eft attri-buée à Nephtali, Jofué, ch. 19. v. 33. Elle fut cédée aux Lévi-tes & affignée pour fervir de ville de refuge, I. Ckron ou Fard-lip. ch. 6. v. 75. Les Tribus d’Afer & de Nephtali étant limitro-phes , il n’eft pas fort étonnant qu’on attribue une ville qui eftfur les limites des deux Tribus, tantôt à l’une & tantôt à l’autre.

* D. Calmet, DiB. de la Bible.

HUCHEU, c’eft une des grandes villes de la Chine. Elleeft fur la rivière de Tay, dans la Province de Chtkiang , oùelle tient le troifiéme rang. Elle a cinq autres villes fous fa Jurif-diétion. * Baudrand.

* HUCHTENBURG (Jean) célébré Peintre en batail-les , naquit à Harlem. Quand il fut manier le pinceau, ilalla à Paris pour profiter des leçons du fameux Vander Meulen ,fous lequel il fit des progrès merveilleux ; mais l’air de cette gran-de ville étant contraire à fa fanté, il revint dans fa patrie, où,en 1708, il fit un accord avec le Prince Eugène de Savoye.pourpeindre les batailles que ce grand Général avoit données & qu’ildonneroit encore à l’avenir. Il repréfenta dix batailles en dix ta-bleaux, la première, celle de Zenta contre les Turcs en 1697 Jla fécondé, celle de Chiari en Italie contre les deux Couronnesen 1701; la troifiéme .celle de Luzzara en 1702; la quatrième,celle de Hochftedt en Allemagne, contre les François & les Bava-rois en 1704; la cinquième celle de Caftano en Italie contre le Ducde Vendôme en 1705; la fixiéme, celle de Turin en 1706; la fep-tiéme, celle d’Oudenarde en 1708; la huitième, celle de Mal-plaquet en 1709; la neuvième, celle de Petertvaradin en Hon-grie contre les Turcs en 1716; & la dixiéme, celle de Belgradeen 1717. * Voyez M. Jacques Campo Weyerman, Vies des Pein-tres des Pats-Bas, en Hollandois, tome 3. p- 104 0 * fu:v.

HUCKELIUS (Jean Jaques) Dofteur en Médecine & Pro-feifeur à Bâle, vivoit dans le XVI fiécle. En 15:50» il reçut ledegré de Bachelier & enfuite celui de Maître ès Arts. 11 enfei*gnoit le Grec publiquement, & fut reçu AiTeffeur de la Facultédes Médecins. La pefte de 1564 l’enleva. On a de lui, TraBatusdéparte Medicins femeiotica, in folio ; De falutaribus Germant a Bü-neis, en Allemand; Examen Leproforum, in oBavo, en 1:60. * SxArchiv. Acad. Bafil. Rudini Vit. Prof. Eafil. manufer. DiB. Aile -mand de Bâle.

HUCUCA. Voyez HUCAC.

HUCZ. Voyez HUST.

H U D.

H UDACK. Voyez KUDACK.

HUDALR 1 C. Voyez STERON.

HUDDE (Jean) Bourguemeftre d’Amfterdam, grand Poli-tique, mais plus grand Mathématicien encore, auroit poufle les

Ee Ma-