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n6 H U A. H U B.
de Guillaume Lotin, Seigneur de Charny, de Vaux-Ie-Vicomte,d’Arcis en Brie, Préfident des Requêtes du Palais, & de Made-leine Morin. Il eut de ce mariage i. Ad rien qui fuit; 2 .Louis,Abbé de Saint-Arig, Prieur d’Ancre & de Rénel, connu fous lenom d’Abbé de Montmagny, reçu Confeiller au Parlement, &Commilïaire aux Requêtes du Palais le fixiéme Juin 1664, mortle 16 Mai 1691; 3. Jacques, batifé le 14 Août 1627, Capitainede Cavalerie, mort le premier Décembre 1662, fans enfans defon mariage avec Julie de Magis, noble Florentine; 4. Catheri-ne, batifée le quatrième Décembre 1622 , Religieufe profeffeaux Annonciades de Saint Denys, le deuxième Septembre 1634;5. Charlotte, Religieufe à la Conception à Paris le 24 Décembre1637; 6. Bonne, batifée le onzième Janvier 1626, morte jeune;& 7. Jeanne Huault Dame de Goyencourt, mariée i°. par con-trat du premier Mars 1647 , à Louis Ribier, Seigneur de Cotte-reaux, Confeiller au Parlement, airailiné au mois de Mars 1659,dans la forêt de Compiégne , fans laiffer d’enfans: 2°. le 2 r Fé-vrier 1660, à Robert Guérin, Seigneur de Tarnault, Brigadierdes Armées du Roi, lequel fut auili aiïaffiné le cinquième Jan-vier 1678 à Epernay. Elle a eu de ce dernier mariage PierreGuérin, Seigneur de Tarnault & de Goyencourt, ci-devant Ma-réchal Général des Logis des Camps & Armées du Roi,puis Ma-réchal des Camps & Armées <’e l’Empereur, marié le 27 Janvier1 699, avec Anne-Geneviéve-Marie Hatte de Chevilly, dont il eutpour fille unique Marie-Ame Guérin de Tarnault, morte à Vien-ne le feptiéme Septembre 1723, âgée de 20 ans, fans alliance.
VII. Adrien Huault, Seigneur de Montmagny, fut reçuConfeiller au Grand Confeil en 1647, & mourut le deuxièmeJuin 1699, âgé de 80 ans. Il avoit époufé par contrat! du troi-fiéme Juillet 165 F, Jeanne d’Efpinozze, fille de Michel d’Efpi-nozze, Seigneur & Baron du Portric, Préfident au Parlement deBretagne, & de Jeanne Gazet de Jaffon: dont il eut r.M ichel-Louïs qui fuit; & 2. Catherine Huault, Religieufe Profeffe enl’Abbaye du Thréfor près Giiors au mois de Juin 1676,
VIII. Michel-Louïs Huault de Montmagny, Seigneur deRichebourg, mort fans alliance le feptiéme Octobre 1676, âgéde 24 ans
Cette famille porte à'Or à la fafee d'azur, chargée de trois mo-lettes d’éperon d’or, accompagnée de trois coquerelles de gueules, deux& une.
HUB.
H UBAUD, que les Latins nomment Hubaldus, Hugbaldus,ou Hucbaldus, Religieux Bénédiétin de S Amand, neveu& Difciple de Milon, célébré Moine de la même Abbaye, flo-riffoit dans le X fiécle. Il avoit une connoiflànce particulière dela Mufique, dont il laifTa un Traité, outre plufieurs Vies desSaints; & un Poëme de trois cens vers, à l’honneur des Chau-ves , qu’il préfenta à Charles le Chauve. Tous les mots commen-cent par la lettre C : en voici le premier vers,
Carmina clarijon* calvis cantate Camcetue, 6 Pc.
Hubaud mourut l’an 930, & fut enterré dans le tombeau defon oncle Milon. Les Auteurs rapportent fon Epitaphe qui com-mence ainfi,
Dormit in hac tumbâ fimplex fine /elle columba,
DoBor , flos 0 )* honos tam Cleri, quàm Monachorum,Hucbaldus, &c.
* Confiiltez Sigebert en fa Chronique, fous l’an 870. & dans leCatalogue des Auteurs Eccléfiaftiques, c. 107. Trithéme; Géoé-brard; Baronius; Simler; Voflius; Poffevin, &c.
HUB AYE. Voyez UBAYE.
HUBER, (Samuel) Miniftre de la Religion Reformée enSuifTe, puis Profeffeur à Wittenberg vers l’an 1592, ne fut pastellement attaché aux fentimens de Calvin, qu’il ne penfât autre-ment que lui fur la prédeftination, & ayant parlé publiquementen 1578 à Berne fur ce fujet d’une manière conforme à celle desCatholiques, ou du moins qui en approchoit beaucoup, il s’at-tira l’inimitié de Béze, & de plufieurs autres Minières, qui ferendirent à Berne pour le combattre. Huber ayant reconnu quela faveur étoit pour eux, leur céda le champ, & fe retira en Al-lemagne, & eut de l’emploi à Wittenberg en Saxe, où en 1593& en 1594, il continuoit de combattre les excès des Proteftansfur ces matières. * Fréher, Theat. Illufl. Vïr. Melchior Adam,in Vit. Stuckïi , Humai, & Gefneri.
HUBER, (Jean) né à Bâle l’an IÇ07, où il fut Profeffeuren Philofophie & en Médecine, mourut l’an 1571- * MelchiorAdam, in Vit. Med-c.
HUBER, (Pierre) né â Ulm en Souabe l’an 1569, & mortMiniftre au même lieu l’an 1641. * Fréber, Tbeat. Illufl. Vtr.
Il y a eu un autre Huber dans la même ville & du mêmenom, & qui a été auffi Miniftre. Il étoit né l’an 1603, & mourut l’an 1670. On a mis ici ces trois Hubers, quoique peuilluftres, pour les diftinguer de Samuel.
HUBERT, ( Saint ) Evêque de Maftricht & de Liège, étoitfils de Bertrand Duc d’Aquitaine, que quelques-uns fontdefeendre de Clotaire I, Roi de France. Lorsqu’il fut en âgede paroître à la Cour, fes parens l’envoyèrent auprès de Thier-ri ou Théodoric, qui commença à régner l’an 680. Il fut élevéà la dignité de Comte du Palais; mais ne pouvant fouffrir les \violences & les cru.iutez d’Ebroïn, premier Miniitre d’Etat, il ife retira vers Pépin de Hé-iftel, qui gouvernoit alors l’Auflrafie, jfous l’autorité du Roi. Pépin lui fit époufer une Demoifelle degrande qualité, nommée Fioribm, dont il eut un fils appelié j
HUB.
Floribert, qui fut fon fucceffeur en l’Evêché de Liège. Hubertaimoit la chafTe, & y alloit même pendant le fervice de l’Egli-fe, où il n’alfilloit guéres. Ce fut dans ce divertifTement queDieu l’attira à lui ; car ( comme il efl rapporté dans l’Hiftoire defa Vie) il vit paroître un cerf devant lui, ayant un crucifix en-trelaffé dans fon bois, & il entendit une voix qui le menaça despeines éternelles de l’Enfer, s’il ne fe convertilfoit. On dit quece miracle arriva dans la forêt des Ardennes. Quelques-unsnéanmoins, comme l’Auteur des Annales de France, difent quece fut aux environs de la Seine, avant que faint Hubert quittâtla Cour. Quoi qu’il en foit, il réfolut d’abandonner le monde.Il alla trouver S. Lambert, Evêque de Maftricht, & foit que fafemme fût déjà morte, ou qu’il lui eût perfuadé de fe retirer dansquelque Monaftére de filles, il s’engagea dans l’état Eccléfialli-que. Quelques années après, il fit un voyage à Rome, où lePape Serge I, ayant eu une révélation de la mort de faint Lam-bert , donna l’Evêché de Maftricht à faint Hubert, & voulut lui-même le facrer Evêque. Le Clergé & les Habitans de M.ifirichtle reçurent comme un homme envoyé du Ciel, & reconnurentbien-tôt la fainteté de leur illuüre Prélat. La vénération qu’ilavoit pour les Reliques de faint Lambert, qui étoient à Liège,l’obligea de transférer la chaire épifcopale en ce petit bourg, quiefl devenu depuis une des plus puifTantes villes de la BafTe Alle-magne. Le Siège de cet Evêché avoit déjà été porté de Ton-gres à Maftricht; & faint Hubert eut peut être quelques grandesrnifons de l’établir à Liège, outre la dévotion qu’il avoit à faintLambert. II commença d’accroître ce bourg par de nouveaux bâ-timens, & lui ayant donné le nom de ville, il lui fit prendrepour fon fceau l’image de faint Lambert, avec cette inlcription,SanBa Lcgio, Ecclefia Romane F ilia, c’eft à dire, Liege la Sainte,fille de l’Eglife Romaine. C’eft pourquoi quelques Auteurs l’ontappelié le Fondateur & le premier Evêque de Liège, quoiqu’enconfidérant cet épifeopat comme une continuation de celui deTongres & de Maftricht, il n’en ait été que le trentième. Cefaint Evêque s’appliqua alors â étendre la Religion Chrétiennedans tous les endroits de fon Diocéfe, & aux environs, détrui-fant par-tout les fuperftitions du Paganifme: ce qui lui a fait don-ner le nom d 'Apôtre des Ardennes 0 * du Brabant. On ne fait pascertainement l’année ni le jour de fa mort. Quelques-uns la met-tent l’an 727 , le 30 Mai; d’autres l’an 730, le troiliéme Oéto-bre. Environ cent ans après fon décès, fous l’empire de Louisle Débonnaire, & par un Décret d’un Concile tenu à Aix-la-Cha-pelle, fon corps fut transféré en un célébré Monallére de l’Or-dre de S. Benoît, dans la Forêt d’Ardennes, appelié Andain,fondé par Walcand, Evêque de Liège ; & ce lieu a retenu depuisle nom de faint Hubert.
C'eft dans ceMonaftére, que l’on mène ceux qui ont été mor-dus des chiens, ou d’autres animaux enragez. On leur fait uneincifion au front, dans laquelle on enferme un petit morceau del’étole de ce faint Prélat ; & l’on tient qu’ils font très fouventguéris de leur mal. On dit que ceux qui font parens de ce Saint,guériffent du même mal, en faifant quelques prières ; & c’eft unechofe que quelques-uns croyent pieufement; mais parce que l’E-glife n’a point encore prononcé fur ce fujet, ni approuvé auten-tiquement ces perfonnes-là, on n’eft nullement obligé d’ajoûterfoi à leurs bénédiétions, ni à tout ce qu’ils preferivent. On peutfaire plufieurs remarques très curieufes fur ces fortes de guéri-fons. Ceux qui' fe difent de la race de faint Martin, prétendentguérir du mal caduc ; mais les cérémonies dont ils fe fervent, &le fol percé qu’ils pendent au cou, font de vaines obfervances,qui tiennent fort de la fuperftition. Les Defcendans de la Mai-fon de Coutance, dans le Vendômois, guériffent, à ce qu’on dit,les enfans de la maladie qu’on appelle le carreau , en les touchant;mais les Savans croyent que cette guérifon ell imaginaire & fu-perftitieufe. On dit que ceux qui font de la race de faint Roch,peuvent demeurer fans danger au milieu des peftiférez , & quel-quefois même les guérir; c’eft ce que les Defcendans de cettefamille ne voudroient peut-être pas Eprouver. Le fils aîné de laMaifon du Baron d'Aumont , Comte de Châteauroux, guérit, dit-on, des écrouelles, non par l’attouchement, mais avec du pain-bénit ; & cette puiffance miraculeufe lui a été donnée, parcequ’il a dans fa Seigneurie une fontaine, proche de laquelle onprétend qu’il fit repofer autrefois les Reliques des trois Rois. Oncroit en Flandre, que les enfans nez le Vendredi Saint , ont le pou-voir de guérir naturellement des fièvres tierces & quartes; & deplufieurs autres maux. En France, le vulgaire fe perfuade queles Jcptiémes garçons légitimes, nez fans que la fuite des fept aitété interrompue par la naiffance d’aucune fille , peuvent auifiguérir des fièvres , & même des écrouelles , après avoir invoquéiaint Marcoul. Le pouvoir qu’ont les Rois de France, de guérirles écrouelles par le feul attouchement, en difant à chaque mala-de , Le Roi te touche , Dieu te guérijfe , & en faifant le ligne dela croix fur lui, paroit mieux établi; car ce don ell reconnupar le témoignage non feulement des François, mais même dela plupart des Etrangers; comme de Léonard Vair, de Valde-fius, du Père Delrio, qui avoit été Vice-Chancelier de Brabant,avant que de fe faire Jéfuite, à de plufieurs autres. Janfenius ,dans fon Livre intitulé Mars Gallicus , qui ell très injurieux à laFrance, n’eft pas difeonvenu de cette vérité, tout ennemi qu’ilétoit de ce Royaume, & fujet du Roi d’Efpagne. On peut voirfur cette matière Du-Laurent, & de Priézac, dans fon Traité,qui a pour titre, Vindicte Gallica. * Le Père Roberti, Jéfuite,Vie de faint Hubert. Thiers, Traité des Superftitiens.
* Tout ce qui ell dans l’Article de la Vie & des avanturesde faint Hubert, avant qu’il fût Evêque de Maftricht, ell tiréd’un monument fabuleux, fait par un Auteur inconnu, éloignéde fon tems, & habile dans l’art de feindre. Ce que l’on faitde plus certain de lui, c’eft que faint Hubert fut ordonné parfaint Lambert, Evêque de Maftricht; qu’après que Lambert eut
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