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4 (1740) Lettres F - H
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G A F. GAG.

1681, âgé de 80 ans. C’eft aullî par les foins de cet Auteur,qu’on imprima à Paris les Notes faites par lmperialis, fur toutesles Oeuvres de Galien. Ses autres Ouvrages font, Abdita divi-ne Cabale Myjieria; De Mufica Hebreorumjtupenda; De Jlellis ca-dentibns opinio nova ; Qucejtiones Hebraïce Philofophie ; Utrum aprincipio mare jalj'um fuerik ; Traité des bons & mauvais Génies ;Les trijles penfées de la fille de Sion furies rives de l’Euphrate, ou Pa-raphrafe du Pfeaume Super flumina Babylonis ; Diss Domini, five Ci-pus de fine Mundi a R. Elchaben David confcriptum, a Gaffarello veroLatine redditum; Nihil fere nihil, minus nihilo , feu de ente non ente.Queftio pacifica, num diffidia in Religions per Philofophorum princi-pia, Chriftianorum Orientalium antiques rituales libres, & propria He-reticorum dogmata componi poffint.

G A F F E L F O R D. Voyez C A M E L F O RJ).

* G A F R O N, nom d’une famille noble de Silcfîe. * Gr.DiQ. Univ. Holl. Sinapii Scblef. Curiof.

GA GAN, nom des anciens Rois des Avares. Cherchez C A-G AN.

GAGE, (Thomas) né en Irlande de parens Catholiques,entra dans l’Ordre de faint Dominique en Efpagne, & fut un deceux que l’on choifit en 1625, pour aller prêcher la Foi aux In-fidèles dans le Mexique. Quoiqu’il eût d'abord montré beau-coup de zélé, il s’ennuya bientôt d’une profelîïon fi laborieufe,& ayant pris la fuite, il fe retira dans la province de Guatima-la, où au défaut de fujets on crut fe devoir fervir de lui ; & mê-me fes Supérieurs furent fi bien trompez aux apparences de pié-té qu’il donnoit, qu’on le chargea de la conduite de deux bourgsfort riches. Lorsqu’il s’y fut fuffifamment enrichi, il prit la fui-te le feptiéme janvier 1637, & alla à Carthagéne, où il s’embar-qua pour Cadix, d’où il paffa en Angleterre; & ce fut là qu’ilrenonça à la Religion Catholique. 11 publia en 1655, à Lon-dres , une Rélation des Indes Occidentales, où il y a de fortbonnes .chofes; mais l’affeétation d’y débiter de petits contesdes Religieux, les railleries des cérémonies eccléfiaftiques, lahaine qu’il montre contre les Efpagnols fes bienfaiteurs, & lapropofition qu’il fait dans l’Epître dédicatoire à Cromwel, d’en-treprendre la conquête des païs qu’il décrit, tout cela a rendule livre defagréable, même à ceux dont il avoit embrafféla com-munion. On en imprima pourtant en 167 6 à Paris la Tradu-étion Françoife, faite par de Beaulieu Huès-Oneil ; & Melchi-fédech Thévenot a auffi inféré cette rélation au troifiéme tomede fon Recueil de Voyages ; mais il en a retranché une partiedes chofes inutiles. * Echard, Script. Ord. Prœd. tome 2.

* GAGE, eft le nom de celui que Jacques I, Roi d’Angle-terre, envoya à Rome pour y folliciter la difpenfe dont on avoitbefoin pour le mariage du Prince de Galles avec l’Infante d’Efpa-gne. Après une longue attente il l’obtint enfin, conçue en 19articles, dont les uns furent accordez Amplement, & les autresavec des apoftilles. * M. de Rapin Thoyras, Hijloire d’Angle-terre, tome 7. 1 . 18. p. 190, 196. 197. 198. 199.

GAGHE'T I. Voyez K A C H E' T I.

GAGLIANO , anciennement Galia, Galarina, Galorina,bourg de la vallée de Démor.a en Sicile. Il eft fitué au fommetd’une montagne, à cinq lieues Ju Mont-Gibel, du côté du Cou-chant. * Maty, Did. Géogr.

GAGLIARDI, (Achille) Padouan , fe fit Jéfuite en1560, & enfeigna la Théologie à Rome & à Milan, dans lesCollèges de la Société. Il compofa, à la prière du CardinalBorromée, un Catéchifme en Italien, & un livre intitulé, deDifciplina hominis interioris, (Je. Il mourut en 1607, âgé de 70ans. * Ribadeneira, Catal. Script. Societ. JeJu.

G A G O , Royaume d’Afrique dans la Nigritie. Il eft auCouchant du Royaume de Guba, dont il eft féparé par un dé-fert qui eft au moins de cent lieues. La principale habitation,appellée auffi Gago, eft à cent cinquante lieues de Tombut entrele Midi & l’Orient, à trente cinq degrez de longitude, & à huitdegrez trente minutes de latitude. Dans le relie du païs il n’y aque des villages où demeurent les Laboureurs. Ils font nuds1 ete tant hommes que femmes, n’ayant qu’un méchant tablier à

1 cei P t ji lre ’ & quelquefois des bas de cuir de chameau. Ce peu-ple elt fi groffier & fi ignorant, qu’en cinquante lieues de païs,a peine trouve-t on un homme qui fâche lire & écrire. C’en eftallez parmi eux pour palier pour favant. Leur Prince a été tri-butairt du Roi de Maroc, depuis que Muley Hancf fe faifit dela ville de Gago, lorsqu’il alla attaquer les Négrès. Le Païsabonde en blé, en ris, en troupeaux & en herbages, mais il n’ya point d’autres fruits que des melons, des concombres & des ci-trouilles. Les Marchands de Maroc vont fe fournir d’or dansce Royaume, où il s’en trouve beaucoup. Ordinairement cevoyage qu’on fait par caravannes, & qui eft pénible à caufe deslabiés &des chaleurs exceffives, eft de fix mois. Les cadavresde ceux qui meurent en chemin, delTéchez par le foleil, ne fepounnient point, & deviennent ce que les Droguirces nommentàes mumies * De la Croix, Hift. d’Afrique, tomé 2. Th. Cor-- Géogr. Sanfon. Baudrand.

G A G U I N (Robert) Général de l’Ordre des Trinitaires,ttoit natit de Calline, petit bourg fur les confins de l’Artois, furA. ri Y- 1<::rc v e ^P s , ; & non de Douay, comme l’ont écrit Gui-ch . a jru ùv l j li le Mire & Sanderus. Il étudia à Provins,prit habit de Ordre de la Trinité, & ayant été envoyé à Parispour y achever fes études, dans le couvent qu’on appelle desMathurms, il y reçut le bonnet de Docteur ès Droits, & fut faitGeneral de fon Ordre. Sa fcience & fon mérite le mirent fi bienauprès des Rois Charles VIII & L ouïs XII, qu’on lui donna lala garde de la bibliothèque royale, & qu’il fut employé en di-verles ambaffiides en Italie, en Allemagne & en Angleterre. LesSavans de fon tems avoient beaucoup d’eftime pour lui ; & quel-ques-uns d entre eux lui dédièrent leurs Ouvrages. Gaguin ena écrit plufieurs, dont rmhemefaitle dénombrement, De Con-

GAG. G A H. G AI. G A j. 7

ceptione Virginis Deiparæ ; De mifera hominis conditions', Di Àrïèmetrificandi ; Epigrammata; De Origine & Regibus Francorum ufquiad Carolum VIII ; Les Cômmentaires de Jules Cefur (J de Hirtius ,traduits en I rançois; La Vie de Charlemagne auffi traduite en Fran-çois. Le plus confidérable eft fon Fliftoire de France, en douzelivres, qu il termina à 1 an 1499. On prétend que cette Hiltoi-rc eft allez bonne pour les chofes de fon tems: on l’a réimpri-mée plufieurs fois avec des Supplémens, & on l’a rnife auffi enFrançois. Gaguin travailla auffi à plufieurs Traduftions en Lan-gue Françoife, entre autres à celles que nous venons de rap-porter cy-deiïùs. O11 dit qu’il mourut le 22 juillet de l’an1502 , quoique d’autres difent que ce fut le 22 mai de l’an1501. * Eraline, in Car. Trithéme, in Catal. Le Mire, in Elo*.Belg. Sanderus, de Script. Flandr. L 3. Swcrt, Athen. Belg. Chy-træus , in Itin. Délie, Voffius, de Hift. Lut. I. 3 . c. 11. ValéreAndré, Bibliotb. Belgica, p. 795 ci? 796. Ouenftedt, de Patr.Illujl. Vir.

G A H A L. Voyez G A A I,.

* G AII A M, fils de Nachor & de fa concubine Roma ouReüma. * Genéfe, ch. 22. v. 24.

* G A H A R ou G A II E R , Lévite dont les enfans revin-rent avec Efd’ras de la captivité de Babylone. * Efdras ou I. Ef-dras , ch. 2. v. 47.

G AH A S. Voyez G A A S.

G A H E R. Voyez G A H A R.

* G A H T A M, quatrième fils d’Eliphaz * petit-fils d’Efaii& de Hada, femme d’Efaü. * Genéfe, ch. 36. v. j 1.

GAI. G A J.

G A I A ou G A I - A B A R I M. Voyez JE'-ABARIM.

* G A J A D O (Hermigo) appellé Henri par Erafme, foc

un Poète Latin, & floriffoit en Italie , vers la fin du XV fiécle ,& au commencement du XVI. Il a donné au public des Eglo-gues, des Silves & des Epigrammes. Erafme juge qu’il a étéheureux dans fes Epigrammes ; & Béroalde l’aîné témoigne queles Vers de Gajado font voir qu’il avoit du génie, qu’ils ont del’élégance, des ornemens recherchez, de l’agrément & du fel ; quefes expreffions font véritablement Latines, fes penfées tout àfait poétiques , & fa vérification exacte & polie ; enfin que fesEpigrammes font fort régulières, qu’elles ont une fin heureufe,& que la pointe y eft également jufte & ingénieufe. * Baillet,Jugemens des Savans, tome 4. partie 1. p. 69 e? 70. n. 1232. édit.d’Àmfterdam 1725.

G A J A N ou C A J A N ( Gaianus ) vint & unième Evêquede Jérufalem dans le fécond fiécle, étoit un Prélat de grandepiété. Il fuccéda à Julien, & eut Symmaque pour fucceffeur.On ne fait pas pofitivement en quel tems il remplit le liège épi-fcopal. Ce qu’il y a de fûr , c’eft que ce fut dans une partie del’intervalle qui s’écoula depuis l’an de J. C. 140, jufqu’àl’an180.

G A J A N, Hérétique & Chef des Gajanitcs,. vivoit dans lefixiéme fiécle, & fut mis fur le fiége épifcopal d’Alexandrie parle peuple de cette ville, dans le tems que l’Impératrice Théodo-re avoit fait élire un Moine Hérétique nommé Théodofe, pourgouverner cette églife après Timothée autre Hérétique. Cetteconcurrence caufa de grandes diffenfions à Alexandrie , jufqu’àce que Gajan fut envoyé en exil l’an de J. C. 535. * Liberatus,Breviar. c. 20. Léonce Scholaftique , de Se d. Ad. 5. Baronius,A. C. 535. .

GAJANITES, Hérétiques fortis de la Se£te d’Eutychès,fuivoient les erreurs de Julien d’IIalicarnafle, Chef des Incor-ruptibles & des Phantaftiques, & reçurent de Gajan le nom deGajanites. Ils foutenoient qu’après l’union des deux natures deJesus-Christ, fon corps avoit été incorruptible, & qu’il n’avoitfouffert ni la faim, ni la foif, ni les autres infirmitez, par la loide la néceffité naturelle, mais d’une autre façon. * Liberatus,Breviar. c. 20. Pratéole & Sandére, Huer. 109. Baronius, A. C.515. Godeau , Hift. Ecclèf. du cinquième fiécle, l. 1.

GAIATHEDDIN ( Caikhofrou ) fils d ’Aladin, Sultan dela Dynaftie des Selgiucides, qui régnoient dans la Natolie &païs voifins. L’an de l’hégire 640, de J. C. 1242, ce Prince en-treprit de faire la guerre aux Mogols ouTartares, qui n’étantpas éloignez de fes frontières, vivoient en paix avec lui. Il le-va, pour ce fujet, une très-groffe armée compofée de Grecs, deFrancs, de Géorgiens. Il s’avança jufqu’auprès d’Arfangian villed’Arménie ; mais dès qu’il fut en préfence des ennemistousles Chrétiens de fon armée tournèrent en arriére ; ce qui l’obli-gea auffi à prendre la fuite. Les Mogols furpris de cette fuite,craignirent qu’on ne leur eût dreffé quelques embûches, & nele pourfuivirent pas auffi vivement qu’ils euffent pu faire. Ilsne Différent pas de prendre les villes de Sébafte & de Céfarée ,avant que de s’en retourner chez eux , & forcèrent en paffant laville d’Arfangian. Après ce malheur , Gaïatheddin envoya de-mander la paix aux Mogols, qu’il obtint, à condition qu'il paye-roit tous les ans un gros tribut de chevaux, de munitions &d’étoffes. Ce Sultan mourut l’an 641 de l’hégire, &laiffa troisenfans mâles, dont on déclara l’aîné Ezzeddin fon fucceffeur.* Khondemir.

GAIATHEDDIN, troifiéme Sultan de la race ou Dy-naftie des Gaurides, étoit coufin germain de Seifeddin fonpré-déceffeur. Il fut honoré du furnom d ’Aboulfétab, qui fignifie levidorieux & le conquérant, à caufe de fes grands exploits. Il ven-gea la mort de fon prédéceffeur, en faifant mourir celui qui l’a-voit tué, & diffipa par cette exécution toute la faction des Re-bellés , qui s’étoient foulevez dans le païs des Gaures, & qui re-fufoient de lui payer le tribut ordinaire. L’an de l’Hégire 571 rde J. C. 1171, il reprit fur les Selgiucides la ville de Badghis,puis celle de Ilérat qui étoit alors capitale du Khoraffan; en un* E» C