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4 (1740) Lettres F - H
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B G A J. G A I.

mot il Ce rendit le maître de toute cette province; après quoi ilfe retira dans la ville de Gaznah-, où plein de gloire & de bon-heur, il finit fes jours l’an de l’Hégire 599, de J. C. 1202, âgéde 63 ans, après en avoir régné 43. On loue la modération dece Prince envers fon oncle qui s’étoit révolté contre lui; car,l'ayant en la puiflance, il lui rendit tous les honneurs, qu’unneveu pourroit rendre à un oncle, dont il auroit tout fujet de felouer. * D’Herbelot, Bibliotb. Orient.

GAJATZO ou GAJAZZO, Calatio, ville du Royau-me de Naples. Cherchez C A J A Z Z O.

GAIDARONISSI , anciennement Patrocleia , PatrocliInfttla , petite ifle de l’Archipel. Elle eft dans le Golfe d’Egi-ne, près de la côte de l’Attique, à une lieue & demie du Capdelle Colonne, vers le midi, & à fept lieues de la ville d’Eginevers le Levant. * Baudrand.

G A I D H A B, ou A I D H A B, ville fituée fur les bordsde la Mer Rouge, mife par quelques uns au nombre des villesd’Egypte, & par d’autres, entre celles d’Ethiopie. Elle a unport alfez fréquenté où s’embarquent le plus fouvent les Carava-vannes des Pèlerins qui vont par mer d’Egypte à la Méque. Cet-te ville n’eft qu’à fept journées de Suaquen en Ethiopie ; ainiîceux qui patient d’Egypte dans la Province d’Iémen en Arabie,pour y faire commerce, vont par mer de Gaidhab en l’Ifle deDéhélek, qui n’eft qu’à trente milles de la Terre-Ferme de Flé-men. * D’IIcrbglot, Bibliotb. Orient. Th. Corneille, Dict.Géogr1 -

GAIDUROGNISSE, petite ifle de la Mer Méditer-ranée, eft près de la côte méridionale de l'ifle de Candie, aumidi de Girapétra. Quelques Géographes prennent cette ifle pourl’ancienne Letoa , que d’autres mettent à Chriftiana , CufogniJJa,& Lafognifli , trois petites ifles, qui font fort près l’une de l’au-tre, & à huit lieues de la Gaidurognifle vers le Levant. * Ma-ty, Di£t. Géogr. ✓

GAIETE, CAETE ou CAIETE, Cajeta , villed’Italie dans la Terre de Labour, avec titre d’Evêché fuffragantde Capoue. Cette ville eft ancienne, & fi l’on en croit Virgi-le, elle a reçu fon nom de Cajéte nourrice d’Enée, qui y mou-rut. Elle eft fituée fur une prefqu’ifle, en partie. fur le pen-chant d’une colline, qui a la mer de Tofcane au pié, avec unbeau port, qui eft défendu par un fort château, & qui a d’unautre côté une bonne citadelle. Gaiéte eft une clef du Royaume deNaples, fur les frontières de l’Etat Eccléfiaftique entre Capoue &Terracine. On y voit une belle églife cathédrale; une chapellecurieufe dans la fente du rocher, qui s’entr’ouvrit, difent lesbonnes gens dupaïs, à la mort du Sauveur du monde;, un an-cien tombeau qu’on croit être celui de M. Minucius Plancus;& le fquéléte de Charles de Bourbon, Connétable de France,qui fut tué au fiége de Rome en 1527, & dont le corps fut por-té à Gaiéte, où l’on voit aufïï fon épitaphe. Cette ville a étéfujette à de grands changemens. Les François la prirent avec lerelie du Royaume de Naples, en 1495, & la rendirent l’année fui-vante. Frédéric, Roi de Naples la leur remit l’amiée 1501,lorsqu’ils venoient de forcer Capoue. Le Marquis de Salucesla rendit par compofition à Gonçalès le premier jour de l’an1504. On a uni à fon Evêché ceux de Mola & de Minturne.* Scipion Mazella, Defcr. del Reg. di Napoli. Summonte, Hifl.Nap. Léandre Alberti, Defcr. Ital. Guichardin. Pauljove. Mé-zeray, &c.

GAIE TARI A. Voyez G U E'T ARIA.

G AI F E R. Voyvz AQUITAINE & GASCOGNE.

* GAIGNEUR (Guillaume le) né à Angers, vivoit dansle XVII fîécle, & fe diftingua parmi les Ecrivains de fon tems.On trouve dans Pierre le Loyer fon éloge en vers, & il y eftappellé Sécretaire du frère du Roi. * Gr. Diiï. Univ. Holl. Oeu-vres mélangées de Pierre le Loyer , fol. 248. Franç. de Rues,Defcr. de France, p. 285. Bayle, Dict. Crit.

G A I G N Y, (Jean de) Parifien, premier Aumônier du RoiFrançois 1 . Il favoit les Langues, la Théologie, & compofoitaflez bien envers Latins. Nous avons de lui, Scholia in NovumTejlmnentum , les Pfeaumea en vers Latins, une Traduétion Fran-çoife des Commentaires dePrimafius fur les Epîtres de faint Paul,qu’il avoit entreprife par ordre du même Roi François I, & qu’ilpublia en 1540; une autre Traduétion des Sermons de l’AbbéGuérie. Il étoit Bachelier dès l’an 1526, où il fut fait Procu-reur de la Nation de France dans l’Univerfité. Il expliqua le li-vre des Sentences au Collège de Navarre l’an 1529, fut Reéleurde l’Univerfité l’an 1531, reçut le bonnet de Doéteur en Théo-logie la même année, & fut Chancelier de l’Univerfité depuisle 20 juillet 1546, jufqu’à fa mort, qui arriva le 25 novembre1549. * La Croix-du-Maine , & du Verdier-Vauprivas, Bi-bliotb. Franç. Le Mire, de Script, fcec. XVI. Du Boulay, Hiji.Univerfttatis Parif. tome 6 . p. 951.

G A I L , en Latin Gaillius , (André) né à Cologne, l’an1525, étudia à Louvain, & fut Affefleur à la Chambre de Spire,fous les Empereurs Maximilien II, & Rodolphe II. Divers Au-teurs parlent avantageufement de lui; quelques uns même lenomment le Papinien d’Allemagne, & le fidèle Interprète de laChambre Impériale. Gail fut aulli Chancelier de l’ArchevêqueEleétcur de Cologne, & mourut le onzième décembre 1587.Nous avans de lui ,■ PraÜicarum Ohfervationum libri .duo ; De Pacepublica , cf proferiptis feu bannitis Imperii libri duo ; De Pignorationi-bus; De manuum Injeiïionibus Jive Arreflis Imperii. * MelchiorAdam,in Vit.Jurifc. Germ. Valére André, Bibliotb. Belgica , p. 48.

* GAILDORF, petite ville & Seigneurie dans la Souabe

au midi de Halle en Souabe, dont elle eft éloignée d’environune lieue & demie. Quoiqu’elle foit fur le territoire de Souabeelle eft pourtant comptée pour être du Cercle de Franconie.Elle a appartenu aux Comtes de Limbourg. * Gr. Dict. Univ.Holl. &

GAI.

G A I L T, A C, ville de France dans le Haut Languedoc, enLatin Galliacum. Elle eft fituée fur la rivière de Tarn, quatrelieues au défions de la ville archiépifcopale d’Alby, du côté del’Occident; & à pareille diftance de Lavaur au Septentrion.On y trouve une Abbaïe de l’Ordre de S. Benoît dont l’églife eftdédiée à S. Michel. Le terroir de Gaillac produit les feuls vinsde l’Albigeois qui fe peuvent tranfporter. Il s’en fait un grandcommerce par le Tarn, qui commence à être navigable en cetendroit. On les conduit à Bourdeaux pour les Anglois. Letranfport par mer les rend meilleurs. * Maty, Dict. Géogr. Mé-moires Manufcrits. Th. Corneille, Dict. Géogr.

GAILLARD, (Michel) étoit fils de Matburin Gaillard,qui fe fit connoître au Roi Charles VII, lorsque ce Prince fai-foit fon féjour à Blois, pendant la guerre des Anglois, environl’an 1450 , & qui fut employé dans les finances. Miciiei. fepouffa dans les mêmes emplois, & fut commis à la recette desdeniers deltinez à la guerre que le Roi Louis XI vouloit faireau Comte de Charolois. Enfuite il fut Confeiller & Maîtred’Hôtel de ce Prince, puis Capitaine Général & Gouverneur desgaléaces de France, & Général des Finances. Louis, Duc d Or»léans, (qui fut depuis Roi de France) le fit Chevalier de Ion Or-dre du Porc-Epic. Son fils auffi nommé Michel, eut en par-tage les Seigneuries de Chilly & de Lonjumeau, & paffa fes pre-mières années au fervice du Roi Louis XII; mais voyant que cePrince n’avoit point d’enfans, il fit l'a Cour à François, Dusd’Angoulême, héritier préfomptif de la Couronne; & s’étantinfinué dans les bonnes grâces de ce Duc, il époufa Souverained’Angoulême, fœur naturelle de ce Prince, lequel étant parvenuà la Couronne, fit légitimer Souveraine à Dijon, l’an 1521, êchonora Michel Gaillard de la charge de Gentilhomme de lachambre. Son époufe & lui vécurent jufques en l’an 1551, &furent inhumez en l’églife de Chailly, dit Chilly, près de Long-jumeau. L’aîné de leurs enfans, aufli nommé Michel, conti-nua la poftérité, & acheta, dit-on, le Prieuré de Lonjumeau,que Théodore de Béze lui vendit, lorsqu’il fit profefllon du Cal-vinifme. * Bernier, Hifl. de Blois.

GAILLARD, (Auger) Poète Languedocien, étoit Char-ron de fon métier, & Habitant de la ville de Rabafteins en Lan-guedoc. Henri IV, Roi de France, recompenfa, par quelquespréfens, les Poëfies qu’il lui préfenta en Langue vulgaire de fonpais. 11 avoit publié dès l’an 1582, une defeription du châteaude Pau, & de la ville de Lcfcar.

•GAILLARD, contrée ou Bailliage de la Savoye fepten-trionale entre le Genévois, le Lac de Genève, le Chablais & leEauffïgni.

GAILLARDE, (Jeanne) de Lyon, vivoit dans le XVIfîécle, & compofoit en vers. Du Verdier-Vauprivas rapporte,dans fa Bibliothèque Françoife, un Rondeau que Marot fit à lalouange de cette fille, & un autre Rondeau qu’elle fit pour ré-ponfe.

GAILLARDI (Pierre) Confeiller Clerc au Parlementde Touloufe dans le XVI fiécle, fut dégradé de fa charge en1542, pour des faufletez dont il étoit convaincu. L’arrêt de facondamnation étoit émané du Conl'eil privé du Roi, & l’exécu-tion s’en fit le onzième mai dans la falle d’audience du Parle-ment de Touloufe, les portes ouvertes. Il y parut en robe rou-ge : quand il fut à genoux, le premier Préfident defeendit de fonfiége, & lui alla ôter le chaperon d’autour du cou, & inconti-nent les Huiffiers le dépouillèrent de fa robe rouge ; après quoiil fit amende honorable la torche au poing. On le ramena enprifon à Paris pour y relier jufqu’à ce qu’il eût payé mille livresd’amende au Roi, pareille fournie à fa partie, & tous les dépens,dommages & intérêts. Cependant quoique fa charge eût étédonnée aufîi-tôt, & lui déclaré inhabile à jamais de tenir officeroyal, il fut remis en 1545, par un Commilfaire du grand Con-feil en fon premier Etat de Confeiller. * La Faille, Annales deTouloufe.

GAILLARDI (Achille) Voyez GAGLIARDI.

G AI L L O N, château en Normandie, à huit lieues au def-fus de Rouen, & à deux lieues au delïous de Vernon, eft fituéfur une colline , dans un lieu fort agréable, éloigné de la Seined’environ une petite lieue. C’elt une des maifons de plai-fance de l’Archevêque de Rouen , que le Cardinal Geor-ge d’Amboife fit bâtir. Il y a une Chartreufe très-belle &très-riche. Les Rois de France ont autrefois fait leur féjour àGaillon, & nous avons des Ordonnances de François I, & deCharles IX, qui font datées de ce lieu. * Valefii Notifia Gai-liœ.

* GAI MER S HA IM ou GAIMERSHEIM ,bourg d’Allemagne dans le Cercle de Bavière vers les confins del’Evêché d’Aichftet, & au nord-ouelt d’Ingolftadt, dont il eftéloigné de près de deux lieues.

GAINAS, Goth de naiflance, s’avança par fa valeur à laCour des Empereurs d’Orient, & devint Général des armées del’Empereur Arcadius. Il fit tuer l’an 395, le traître Ruffin, quiavoit deflein de s’emparer de l’Empire ; mais Eutrope profita dela plus grande partie des richeffes de ce fcélérat, & prit fa placedans l’efprit d’Arcadius. Cette faveur donna tant de jaloufie àGaïnas, qu’il appella les Barbares qui étoient dans l’Afie, forçale Prince l’an 399, à lui remettre entre les mains Eutrope, &l’obligea encore à lui donner les têtes d’Aurélien, de Saturnin,& de Jean fes fidèles Miniftres. Gaïnas qui étoit Arien, deman-da une églife pour les Ariens de Conftantinople. Il avoit enco-re fait deflein de brûler le Palais Impérial; mais il en fut empê-ché. Il entreprit même de fe rendre maître de la ville deConftantinople. Tous ces attentats obligèrent l’Empereur de ledéclarer ennemi de la République: ce qui jetta Gaïnas dans uneII grande fureur, qu’il ravagea toute la Thrace.. Pendant cesdéfordres, S. Chryfoltome lui fit propofer des eonditions de paix,