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4 (1740) Lettres F - H
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6 G A D.

le Duché de Mcekelbourg proprement dit, au fud-eft de Lubek& au fud-oueft de Wifinar dont elle eft éloignée d’environ feptlieues. Elle eit fur la petite rivière de Gade. Ce fut aux envi-rons de cette place qu’en 1712 l’armée Danoife fut battue par lesSuédois commandez par le Général Steinbok. * Gr. Diü. Univ.Holl. Topograpbia Saxoniœ Inférions.

G AD E'ME'S ou GADE'MIS, grande contrée d’Afri-que dans le Biledulgérid propre. On y trouve dix-fept châteaux& quatre vints-douze villages. Elle eit à cent lieues de la MerMéditerranée du côté du midi. Zieglerus croit que la capitaledu païs, nommée aufli Gadêmis ou Gadémès, eit l’Oails de Pto-lomée. Le trafic que les Habitans font avec les Nègres les rendriches en argent, ainfi qu’ils le font en dates. Ils obéïflent àun Commandant & payoient autrefois tribut aux Arabes du dé-fert. Les Turcs reçoivent ce tribut préfentement, & lorsqu’ilsvont le lever, ils en reviennent quelquefois fort mal traitez, furtout quand ceux du païs font joints aux Arabes. 11 y a dans cesquartiers fort peu de blé & de viande, & ce que l’on y en trou-ve eit fort cher. * Mannol, Defcript. de l'Afrique, tome 3. cb.59. Th. Corneille, Diü. Gèogr.

GADE'NES, peuples anciens de la Bretagne Ultérieure.Ils habitoient les provinces de l’EcoiTe qu’on nomme Lennox,Argyle & Strathern. * AudiiFret, Géogr.tome 1. Th. Corneille,Dict. Géogr.

GADENSLEBEN. Voyez GULTERSLEBEN.

G A D E R, ville & province. Voyez G A D D E R.

GADER, GADE ROTH, GADOR ou G U E-D E'R O T H, ville de la Tribu de Juda. Elle futprife par lesPhiliitins du tems d’Achaz, Roi de Juda, & ils y firent un grandbutin. * IL Chron. ou Parai, cb. 28- v. 18.

GADE'S, GADIS ou CADIS, iile & ville d’Efpa-gne en Andaloufie , d’où le fameux détroit de Gibraltar, futnommé Gaditanum Fretum. Cette iile touche prefque la Terre-Ferme de l’Andaloufie, n’en étant féparée que par un petit ca-nal fort étroit, qui reffemble plutôt à une rivière qu’à un brasde mer. Les Tyriens lui donnèrent le nom d’Erythie, & lesCarthaginois celui de Gadir. Bochart prétend néanmoins qu’E-ïythie étoit une autre iile près de Gadis. Voyez CADIS.

G A D G A D. Voyez G U I D G A D.

GADIIANFER (Al Malek Al Modhaffer) dix-huitiémeSultan des Mamelucs Turcs en Egypte. Il étoit fils de Malek alNaffer , fils de Calaoun , & fut le fixiéme des huit frères, qui fefuccédérent les uns aux autres dans le Royaume d’Egypte. Ce-lui-ci fuccéda immédiatement à Malek al Kamel, & ne régnaqu’un an & trois mois, au bout defquels les Mamelucs mirent àfa place fon frère Al Malek Al Naffer, l’an de l’hégire 748 de J.C. 1347. * D’Herbelot, Bibliotb. Orient.

G A D I, fut père de ce Manahem ou Ménahem, Roi d’Ifraël,qui tua Sçallum ou Sellum , Roi d’Ifraël, & régna pendant dixans en fa place. * IL ou IV. Rois, cb. 15. v. 14.

G A D I, ville. Voyez G A D D A.

GADIS. Voyez CADIS.

G A D I T E S, Habitans de la ville de Gad.

GADOLUS (Bernardin) Général de l’Ordre de Camal-doli, étoit de Brefce, ville d’Italie, & vivoit en 1510. Il fa-voit le Droit, la Théologie, & les Lettres Saintes, ce que fesOuvrages témoignent aflez. Car outre qu’il recueillit les Oeu-vres de faint Jérôme qu’il avoit deflein de publier, il laifla desCommentaires fur toute la Bible; des Sermons; des Epîtres;un Traité intitulé de fugiendo Sæculo £? amplexanda Religione ; unautre contra Juperbiam £f ambitionem, ifc. * Les additions à Tri-théme. Gefner. Poflevin, &c.

GADOR. Voyez GADER.

G A D R O I S (Claude) Parifien, a été un des plus habiles& des plus zélez Partifans de la Philofophie de Defcartes. A-près s’être appliqué à la Philofophie Scholaftique , pendant leCours ordinaire de deux années, & enfuite à la Théologie pen-dant trois ans, il s’attacha entièrement à la nouvelle Philofo-phie , qu’il étudia avec foin, & fur laquelle il fit quantité d’ex-périences. Il étoit encore fort jeune , lorsqu’il donna au pu-blic des Tables pour fervir à la Logique, & aux autres parties decette Philofophie. Il fit imprimer en même tems un petit Trai-té des Influences des Aftres, qui fut très-bien reçu, tant pour lamanière dont il eft écrit, que pour les matières curieufes qui yfont examinées, entre lefquelles il traite des Talifinans, & desCaufes de leurs opérations furprenantes. Quelques années après,il publia un autre Ouvrage de Phyfique, intitulé , le Syjiéme duMonde , qu’il dédia à l’Académie royale des Sciences, & danslequel après avoir donné de nouvelles démonftrations du mou-vement de la terre, il explique par les feules loix de la Mécha-nique, Iapefanteur, la légèreté, la lumière & plufieurs autresqueftions difficiles. Gadrois avoit l’efprit délicat, plein de feu,& fe faifoit aimer de tous les honnêtes gens qui le connoiiToient,pour la bonté de fes mœurs, & pour la droiture de fon cœur.M. Bafin Maître des Requêtes, Intendant de l’armée d’Allema-gne, le prit auprès de lui, en qualité de Sécretaire, & lui don-na deux ans après , la direftion de l’hôpital de l’armée, établi àMetz. Dans cette fonftion, Gadrois s’abandonna tellement àl’ardeur de fa charité envers les pauvres Soldats & Officiers ma-lades , que ménageant peu fes forces & fa fan té, il y mourut en1678 dans la fleur de fon âge ; car à peine avoit-il 36 ans. Ilavoit commencé un Ouvrage, dans lequel il traitoit en Dialo-gues , toutes les matières conteftées entre les anciens & les nou-veaux Philofophes; mais on n’a pu le trouver après fa mort.Ceux qui avoient vu ce qu’il y en avoit de fait, qui alloit à 25ou 30 cahiers, témoignèrent un fort grand chagrin de la pertede cet Ouvrage; entre autres le célébré M. Arnaud, qui l’avoitconnu & eltitné particuliérement. * Mémoires du tems.

GÆ. G AE. G AF.

G Æ. G A E. G A F. GAG. G A H.

* /'■'* Æ L I U S (Jean) de Harlem Jurifconfulte, mourut en

V3 1621, l’an 46 de fon âge. On a de lui Tractatus de l'efta-mentis & Jure Codicillorum ; Refutatiuncula Latina Epiftolte primteLipjîi de Induciis Belgicis. * Valére André, Bibliotb. Belgica, p.

504.

* GÆRING (Philippe) de S. Tron, fut Médecin à Lié*ge. 11 a donné au Public Une Courte DeJ'cription de la Fontaine deSpa , if de celle de Tongres , traduite en Latin par Thomas Riet.Il mourut à Liège en 1604. * Valére André, Bibliotb. Belgica ,P- 773-

* GAEfBEEK (le païs de) contrée du Brabant, tire fonnom de la Seigneurie de Gaesbeek, & confine à la Flandre &au Hainaut. Il eft dans le Quartier de Bruxelles.

* GAESBEEK, Seigneurie qui donne le nom au païs doGaesbeek, eft à l’oueft de Bruxelles , tirant vers le fud, à ladi-ftance de près de trois lieues.

GAETAN DE T I E N E (Saint) né à Vicenze, villede l’Etat de Venife en Italie, l’an 1480, étoit fils de Gafpard deTiene , & fortoit d’une famille illuftre, qui a produit plufieursgrands perfonnages, célèbres dans la profeffion des armes, etdans l’Etat Eccléfiaftique. Car outre le fameux Gae'tan de Tie-ne, Chanoine de Padoue, que quelques-uns nommoientle Prin-ce des Théologiens de fon liécle, il y a plufieurs Prélats de cet-te Maifon ; comme aufli de grands Capitaines, des Gouverneursde Milan, & des Vicerois de Naples : entre autres Nicolas deTiene, qui après avoir été Page du Roi François I, fut Capi-taine d’une Compagnie d’ordonnance fous Henri II, & fut fortconfidéré fous les Rois François II, Charles IX , Henri 111, &Henri IV. Quant à S. Gae'tan, après avoir fait fes études, ilfut Protonotaire Apoftolique participant, qui eft une confidéra-ble dignité de Rome. Il retourna à Vicenze, d’où il alla à Ve-nife; puis il reprit le chemin de Rome, où il forma le defleind’inftituer un Ordre de Clercs Réguliers. Jean Pierre Caraffe,alors Evêque de Chiéti, puis Cardinal, & Pape fous le nom dePaul IV, méditoit un femblable projet. Aufli-tôt qu’il fut queGaëtan avoit fait la propofition de cet établiflement à Bonifacede Colle, Gentilhomme Milanois , il alla trouver ce faint hom-me , & lui délara qu’il vouloit s’engager dans cette pieufe entre-prife. Paul de la noble famille de Ghilléri, qui étoit le confi-dent de tous les fecrets de cet Evêque , entra dans la mêmeunion. Ainfi le 14 feptembre 1524, jour de l’Exaltation de fain-te Croix, ces quatre Fondateurs, dont Gaëtan étoit le Chef,ayant renoncé à leurs Bénéfices, firent leurs vœux dans l’églifede faint Pierre au Vatican , entre les mains de l’Evêque de Ca-ferte. Dès le 24 juin de la même année, le Pape avoit fait ex-pédier la Bulle d’approbation de cet Ordre, fous le nom de ClercsRéguliers. Après leurs vœux, ils élurent un Supérieur, qui futl’Evêque de Chiéti, à qui le Pape avoit confervé le titre d’Evê-que ; & c’eft de là que l’on appelle communément les Religieuxde cet Ordre Tbéatins, cette ville s’appellant en Latin Tbeate ,quoique leur propre nom foit cetui de Clercs Réguliers. Ils feretirèrent au Champ de Mars, dans une maifon qui avoit appar-tenu à Boniface de Colle ; & deux ans après ils choifirent uneautre demeure fur le Mont-Pincio ; mais ils furent contraints dechercher une autre retraite à Venife, lorsque Charles, Duc deBourbon, Connétable de France, s’étant jetté du côté de l’Em-pereur Charles-Qz«»t, prit d’aflaut la ville de Rome. La Républi-que de Venife recevant avec joye cette nouvelle Compagnie deClercs Réguliers, leur donna l’églife de fainte Euphémie, puis cel-le de faint George, & celle de faint Nicolas deTolentin, où ilsfont préfentement. Pendant qu’ils étoient à Saint-George, les troisans de la fupériorité de l’Evêque de Chiéti étant expirez, faintGaëtan fut élu Supérieur, & eut pour fucceffeur le même E-vêque de Chiéti. Saint Gaëtan s’étant aquité de fa chargéavec un zélé infatigable, fut envoyé à Naples par ordre du Pa-pe , pour y fonder une maifon de Clercs Réguliers qu’il établitdans l’églife paroifliale de faint Paul le Majeur, que le Viceroîlui fit donner. Après y avoir fait éclater fa fainteté, par uneinfinité d’actions merveilleufes, il rendit fon efprit à Dieu, le17 août 1547, le 23 de la fondation de fon Ordre, &leô7 defon âge. Son corps fut folemnellement enterré dans l’églifede faint Paul à Naples. Il fut béatifié par le Pape UrbainVIII, en 1629, & canonifé par Clément X. On pourravoir fa Vie que nous avons en diverfes Langues, & les Annalesde cet Ordre. * Maurolycus, in Mari Océan- Relig. Sponde,A. C. 1524. n. 13. ifc. Jean-Batifte de Tuifi, Evêque d’Acerra,Hiftoire de l’Ordre des Clercs Réguliers. Le P. Jofeph de Silos, An-nales de l’Ordre. Hiftoire des Ordres Religieux.

G A E' T E. Voyez GAIE'TE.

G A E T H A M. Voyez G A H T A M.

GAFFAREL, (Jacques) Dofteur en Théologie de l’Uni-verfité de Valence, & en Droit Canon de la Faculté de Paris na-quit en Provence, en 1601. Il fut -Bibliothécaire du Cardinalde Richelieu, qui l’envoya en Italie pour y faire choix des meil-leurs livres. Perfonne n’a pénétré plus avant que lui dans lesfciences myftérieufes des Rabbins, & dans toutes les manièresdifférentes d’expliquer l’Ecriture, defquelles les Cabaliftes fefervent. Voyez fon Traité des Talifinans, où il découvre lesfubtilitez des Cabaliftes , pleines d’impoftures & de fottifes,dont on l’accufe néanmoins d’avoir été entêté. Or cet Ouvrageintitulé, Curiofitez inouies fur la Sculpture Talifmanique des Per-fans, ifc. fut cenfuré par la Sorbone. Il parloit dans fon Hi-ftoire du Monde fouterrain , des antres, grottes, mines, voûtes &catacombes qu’il avoit obfervez pendant trente années de voya-ge en plufieurs parties du monde, & il avoit prefque fini cet Ou-vrage, lorsque la mort l’enleva à Ségovie en Efpagne, l’an

1681,