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êe fait un devoir, ou de les reprendre avec dou-ceur , ou de les corriger avec modération, oumême de les leur pardonner.
La forme de la satyre est assez indifférentëpar elle-même. Tantôt épique, elle raconte;tantôt dramatique, elle met en action; le plussouvent elle est*didactique, traitant d’un objetqu’elle donne pour instructif. Nos anciens saty-riques français ont employé les vers alexandrinsdans cette espèce de poèmes; Voltaire , dansquelques satyres, a employé ceux de io syllabes.
Boileau nous a succinctement tracé ce quiconcerne l’origine et les progrès de la satyre*
L’ardeur de se montrer et non pas de médire*
Arma la vérité du vers de la satyre.
Lucile le premier ôsa la faire voir.
Aux vices des Romains présenta le miroir;
Vengea l’humble vertu de la richesse altière.
Et l'honnête homme à pied-, du faquin en litière.
Horace à cette aigreur mêla son enjouement. ””
On ne fut plus ni fat ni sot impunément:
Et malheur à tout nom qui propre à la censure,
Put entrer dans un vers sans rompre la mesure.
Perse en ses vers obscurs, mais serrés et pressants*Affecta d'enfermer moins de mots que de sens.
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