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emportements,leurs folles joies, leurs intrigues‘comme Juvénal l’indique assez clairement, Sat. I«
Qniclquid agunt homines, votum, timor , ira, 'Volupcas,Gaudia, discurstis, nostri est Jarrago libellu
Voici comme en parle Boileau, Sat. IX.
La satyre, en leçons, en nouveauté fertile.
Sait seule assaisonner le plaisir et l'utile;
Et d’un vers qu’elle épure aux rayons du bon sent,Détrompe les esprits des erreurs de leur temps.
Elle seule bravant l’orgueil et l’injustice,'
Va jusques sous le dais, faire pâlir le vice;
Et souvent sans rien craindre, à l’aide d’un bon mot,
Va venger la raison des attentats d’un sot.
On ne sauroit trop recommander aux poètessatyriques de ne se livrer à d’autre fureur qu’àla fureur poétique. II est si dangereux, et d’ou-blier qu’on ne doit attaquer que le vice, et deporter ses coups sur l’homme vicieux ! Alors, envoulant se montrer le défenseur de la vertu, onblesse celle qu’on veut défendre, on en trans-gresse les préceptes sacrés, on méprise les exem-ples qu’elle nous donne; car la vertu gémit hu-mainement sur les égarements des hommes; elle