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leurs, avoig# tous les caractères de l’anciennecomédie, c’est-à-dire par la même licence qu’ils’y donna d'y reprendre non seulement les vicesen général,mais ses concitoyens vicieux: se met-tant peu en peine de nomrfter des magistrats etdes grands de Rome. Ce fut là, d’après Horace,l’origine de ce poème inconnu aux Grecs, et au-quel on conserva le nom de satyre. Il servit demodèle aux satyres d’Horace, de Perse, de Ju-vénal.
On prétend que la satyre fut apportée à Ro-me par les Toscans,qu’elle n’étoit alors qu’uneespèce de chanson en dialogue, dont la force etla vivacité des réparties faisoient tout le mérite;qu’on la nomma satyre, du mot latin satura r(espèce de bassin dans lequel on offroit pèle-mè!e des fruits aux Dieux), comme pour indi-quer par une telle métaphore, un genre d’ou-vrage où tout étoit mêlé et entassé sans ordre,sans régularité,soit pour le fond, soit pour laf irme. Lucil.ius lui donna ensuite un caractèreiixe; mais le nom ne changea pas, parce qu’elleest vraiment un amas contus d’invectives contreles hommes, leurs désirs, leurs craintes, leurs