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sonnages qu'elle admet; par la catastrophe, quijamais n’est funeste; parles traits, les bouffon-neries , les bons mots qui en font le principalmérite ; elle l’est encore de la comédie par lanature du sujet, par le ton de dignité qui ré-gnoit dans quelques-unes des scènes, et par l’at-tention qu’on avoit d'en écarter les personna-lités. La scène offroit aux yeux, des bocages,des montagnes, des grottes et des paysages detoute espèce. Les personnages du chœur dégui-sés sous la figure bizarre qu’on attribue aux sa-tyres, tantôt exécutoient des danses vives etsautillantes, tantôt dialogoient avec les Dieuxou les héros; et de la diversité des pensées, dessentiments et des expressions ,résultoit un con-tt traste frappant et singulier.
' A Rome, on donna le nom de satyre, d’abord
à un poëme réglé et mêlé de plaisanteries, quieut cours avant que les pièces dramatiques yfussent connues; mais qui cessant et changeantde nom, fit place a d’autrés passe-temps. Voilàce que nous apprend Tite-Live.
Enfin on donna le nom de satyre, au poëmede Lucilius, qui, au rapport d’un de ses imita-