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Consacrée à la louange ou prostituée à l’adula-iion ? Cette réflexion faite, nous allons sanscrainte d’avoir induit en erreur, placer ici la sa-tyre et l’épitre.
SATYRE.
La satyre est un poè'me dans lequel on atta-que directement le vice ou quelque ridiculeblâmable.
Voilà ce qu’elle est aujourd’hui, mais elle n’apas toujours eu le même objet: remontons à sasource.
La satyre chez’les Grecs étoit une petite piècequ’on donnoit après la représentation des tra-gédies,pour délasser les spectateurs. Elle naquitdans les fêtes de Bacchus. Là, des choeurs deSilènes et’de Satyres entremêloient de facéties,les hymnes qu’ils chantoient à l’honneur de ceDieu.
Leurs succès donnèrent la première idée dela satyre, poème où les objets étoient traitésd’une manière à!la fois touchante et comique.Distinguée de la tragédie par l’espèce de per»
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