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Abrégé des règles de l'art poétique, suivies d'exemples choisis, rédigé et mis en ordre, pour faciliter au maitre, l'enseignement : aux élèves, l'intelligence de la second partie du No III D. du Cours de la langue française de l'auteur
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doute que nous regrettions ses élégies, si nousen jugeons par le goût,les grâces, les beautés*le style enchanteur de ses autres écrits. Mim-nerme, dont Smyrne et Golophon se disputentla naissance, déploya ses talents supérieurs dansce genre de poésie. Horace le prélère à Calli-maque. Simonide,né dans Pile de Céos, avoitune Muse si plaintive, que les larmes de Simo -nide passèrent en proverbe. Philétas, précep-teur de Ptolomée Philadelphe, et qui vécut à lacour de ce prince, publia plusieurs élégies , quilui méritèrent une statue de bronze. CaÜimà-que, quon regardoit,au témoignage deQuinti-lien, comme le maître de lélégie, mérita queProperce, malgré ses talents, nambitionnât quele titre de Callimaque romairii, Chez Jes Latins, paroissent Tibulle, Properce,Ovide, tous trois du siècle dAuguste. Dans Ti-bulle, rien de médité,de concerté, nul art,nulleétude en apparence. Il est tendre, naturel, dé-licat, passionné, noble sans faste, simple sansbassesse, élégant sans artifice. ILsent tout cequil dit,et le dit toujours comme on doit le dire,Properce est exact, ingénieux, instruit. Ses

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