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• élégies sont î’ouvrage des grâces; et n’en passentir les beautés,c’est se déclarer l’ennemi des•Muses. Tout ce qu’il exprime est conforme à lavérité, et la mélodie de la versification y répandmille charmes.
Ovide est léger, agréable,abondant,plein d’es-prit; il surprend, il étonne par son incompara-ble facilité. Mais il se montre toujours plus spi-rituel que passionné ; il est moins naturel queles précédents ; et quoique leur rival, il étoitdéjà beaucoup moins goûté, moins admiré dutemps de Quintilien.
Beaucoup de nos élégies françaises sê produi-sent sous unfl-autre titre; telles sont les idyllesde Mde Deshouillère, aux moutons , aux fleurs,etc. modèles d’élégies dans le style gracieux ; lesvers de Voltaire sur la mort de M e '*e le Cou-vreur; modèle plus parfait encore de l’élégiepassionnée,digne de former le pendant de cellesde Tibulle et de Properce. L’élégie delà Fon-taine à Louis XIV pour le ministre Fouquetesîun chef-d'œuvre de poésie, de sentiment et d’é-loquence.. Que les plaintes de J. B. Rousseausur la mort du prince de Conti sont touchantes %