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brûlante* comme la cendre qui coüVrë un feudévorant, mais que dans le récit elle n’éclatépoint en imprécation, qu’elle ne se livre pointau désespoir : rien de si intéressant que l’extrê-me douceur jointe à l’extrême souffrance* Ce*pendant lorsqu’il y a passion, la passion doit sémontrer au naturel et telle qu’elle est; son lan-gage doit se faire reconnoitre sans peine.
Gomme les législateurs en art poétique n'ontpas jugé l’élégie digne d’occuper un article deleur code,elle jouit encore de la liberté de sonpremier âge. Grave ou légère, tendre ou badi-ne, passionnée ou tranquille, riante ou plain-tive à son gré, il n’est point de ton, depuis l’hé-roïque jusqu’au familier, qu’il ne lui soit permitde prendre.
On ne peut s’empêcher de regretterles élégie*de Sapho, de Platon, de Mimnerme, deSimo-nide, de Philétas,de Callimaque et de quelquesautres poëtes grecs ; mais la faux du temps lesa moissonnées. Par ce que nous connoissonsde Sapho, il est facile de penser combien ses é-légies dévoient être tendres. Platon, si biennommé I’Homère des philosophes, mérite sans