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Abrégé des règles de l'art poétique, suivies d'exemples choisis, rédigé et mis en ordre, pour faciliter au maitre, l'enseignement : aux élèves, l'intelligence de la second partie du No III D. du Cours de la langue française de l'auteur
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brûlante* comme la cendre qui coüVrë un feudévorant, mais que dans le récit elle néclatépoint en imprécation, quelle ne se livre pointau désespoir : rien de si intéressant que lextrê-me douceur jointe à lextrême souffrance* Ce*pendant lorsquil y a passion, la passion doitmontrer au naturel et telle quelle est; son lan-gage doit se faire reconnoitre sans peine.

Gomme les législateurs en art poétique n'ontpas jugé lélégie digne doccuper un article deleur code,elle jouit encore de la liberté de sonpremier âge. Grave ou légère, tendre ou badi-ne, passionnée ou tranquille, riante ou plain-tive à son gré, il nest point de ton, depuis lhé-roïque jusquau familier, quil ne lui soit permitde prendre.

On ne peut sempêcher de regretterles élégie*de Sapho, de Platon, de Mimnerme, deSimo-nide, de Philétas,de Callimaque et de quelquesautres poëtes grecs ; mais la faux du temps lesa moissonnées. Par ce que nous connoissonsde Sapho, il est facile de penser combien ses é-légies dévoient être tendres. Platon, si biennommé IHomère des philosophes, mérite sans