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Abrégé des règles de l'art poétique, suivies d'exemples choisis, rédigé et mis en ordre, pour faciliter au maitre, l'enseignement : aux élèves, l'intelligence de la second partie du No III D. du Cours de la langue française de l'auteur
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V

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de pleureurs. Voici ce que Boileau nous dit delélégie. Après avoir parlé de l'églogue, il con-tinue ainsi:

Dun ton un peu plus haut, mais pourtant sans audace,La plaintive élégie, en longs habits de deuil,

Sait, les cheveux épars, gémir sur un cercueil.

Elle peint des amants la joie et la tristesse,

Platte, menace, irrite, appaise une maîtresse.

Mais pour bien exprimer ces caprices heureux ,

Cest peu d'être poète, il,faut être amoureux.

Je hais ces vains auteurs dont la muse forcée.

Mentretient de ses feux, toujours froide et glacée;

Qui 6afîigent par art et tous de sens rassis,

1 Sérigent, pour rimer, en .amoureux transis;

Leurs transports les plus doux ne sont (jtte phrases vaines»Ils ne savent jamais que se charger de chaînes ;

Que bénir leur martyre, adorer leur prison.

Et laire quéreller les sens et la raison.

Ce n étoit pas jadis sur ce ton ridicule,

QuAmour dictoit les vers que soupiroit Tibulle ;

Ou que du tendre Ovide animant les doux sons.

Il donnoit de sort art tes charmantes leçons.

Il faut que le cœur seul parle dans lélégie.

Le style de lélégie doit être simple,parce quele coeur vraiment affligé na plus de prétentions £Ü faut que les expressions en soient quelquefois