ÎJéiprîr-saint me pénètre, il m'échauffe, il m’inspiréLes grandes vérités que je vais révéler.
On pourroit aussi citer comme un modèle,l’ode du même auteur, No. 310 du cours delangue. C’est dommage que les cinq premièresstrophes surpassent de beaucoup trop les sui-vantes. Cette remarque doit être une utile leçonpour ceux qui cédant à leur premier enthousi-asme, s’épuisent tout à coup, et ne peuvent sesoutenir. Qu’ils retiennent bien j que jplus l’essorest présomptueux, plus la chiite sera ridicüle.
L’enthousiasme est, danslepoëte, cette illu-sion où son ame se plonge. Si la situation estviolente, l’enthousiasme est passionné; si la si-tuation est délicieuse,ce sera un sentiment douxet calme. Il n’y a que deux mobiles capables del’enflammer: l’imagination j le sentiment. Lanature elle-même dirige le sentiment, la raisondoit toujours tenir en bride la fougue de l’ima-gination , et alors un dessein mûrement conçuavant le début de l’ouvrage,mènera plus facile-ment le poëte jusqu’au port, après l’avoir pré-servé de plusieurs écueils.'
Quant aux digressions dans l'ode , c’est-à-dire
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