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grands, et celles-ci diffèrent des mœurs du peu«pie et de la bourgeoisie, moins par le fond quepar la forme. Les vices des grands sont moinsgrossiers, leurs ridicules moins choquants; ilssont même pour la plupart si bien colorés parla politesse, qu’ils entrent dans le caractère del’homme aimable: ce sont des poisons assaison-nés que le spectateur décompose; mais peu depersonnes sont à portée de les étudier, moinsencore de les saisir. II est donc très-difficile defaire remarquer ces caractères pétris de ridicu-les à peine visibles aux yeux du grand nombre;ées vices qui, vernissés d'un je ne sais quoi d’im-posant, se refusent à la plaisanterie. C’est doncaux différentes situations à les mettre en jeupour les faire saisir.
Les prétentions déplacées, les faux airs fontl’objet principal du comique bourgeois. Lesprogrès de la politesse et du luxe l’ont rappro-ché du comique noble, sans les confondr'è tous,deux. La vanité qui,dans la bourgéoisie, a prisun ton plus haut qu’autrefois, traite de grossiertout ce qui n’a pas l’air du beau monde. Ce ri-dicule de plus ne doit pas empêcher un auteur