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si nous hasardions à Paris un tel spectacle,n'en-tendez-vous pas déjà le parterre qui se récrie,ne voyez-vous pas nos femmes qui détournentla tête? Les Grecs avoient de même des spec-tacles aussi révoltants pour nous. Hippolytebrisé par sa chute, vient sur la scène y comptéeses blessures et pousser des cris douloureux |Philoctète y tomber dans ses accès de souffran-ces, un sang noir découle de sa plaie; et sem-blables. Beaucoup dé tragédies grèques sontremplies de cette terreur poussée à l’excès.
Sans doute, de telles images font naître plu-tôt l’horreur que la terreur; elles présentent, aitlieu du tragique et du merveilleux, le dégoûtantet l’incroyable. Mais si les Grecs, les Anglais,et d’autres se sont portés à un extrême, la déli-catesse française ne touche-t-elle pas l’extrêmeopposé.
Gomme les émotions de la joie, quelque dé-licieuses qu’elles puissent être, ne sont que desconvulsions passagères,elles ne peuvent être delongue durée dans le coeur. L’admiration qu’en-fante/fiT vertu, la grandeur d’ame et semblables,
ajoute à l’intérêt théâtral, mais ne suffit pas
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