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Abrégé des règles de l'art poétique, suivies d'exemples choisis, rédigé et mis en ordre, pour faciliter au maitre, l'enseignement : aux élèves, l'intelligence de la second partie du No III D. du Cours de la langue française de l'auteur
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Atrée dy préparer soa abominable festin*Voltaire, à loccasion des scènes sanglantes^lait un espèce de reproche à sa nation. Notredélicatesse excessive, dit-il dans son discours àMylord Bolingbroke, nous force quelquefois àmettre en récit, ce que nous voudrions exposeraux yeux. Nous craignons de hasarder sur lascène des spectacles nouveaux devant une nati-on accoutumée à tourner en ridicule,tout ce quinest pas dusage. Puis citant Addisson qui metdans la bouche de Caton sous les yeux duquelest étendu le cadavre de Marcus son fils, lapos-trophe suivante : «Heureux jeune homme, tu«es mort pour ton pays! O mes amis, laissez-« moi compter ses glorieuses blessures ! Qui ne« voudroit mourir ainsi pour la patrie? Pour-«quoi n'a-t-on quune vie à lui sacrifier? Mes« amis, ne pleurez point ma perte, ne regrettez« point mon fils ; pleurez Rome ! La maltresse«du monde nest plus. O liberté! O ma patrie!« O vertu ! etc. » Voltaire dis-je ajoute : voilàce quAddisson ne craignoit pas de faire repré-senter à Londres; voilà ce qui fut joué,traduiten italien, dans plus dune ville de lItalie. Mais