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les derniers moments de sa vie à mettre en versquelques-uns des apologues d’Esope.
Phèdre, affranchi d'Auguste, suivit l’exemplede Socrate. D’après son aveu, il traita cettematière dans le goût d’Esope:
jfEsopus auctor, cpiam materiam reperitHa/ic ego polivi versi,bus senariit.
Les fleurs, l’élégance, et l’extrême brièveté deses récits, le rendront toujours recommandable.
Commençons la liste des fabulistes modernespar le célèbre la Fontaine, dont le mérite n’estni balancé, ni contredit par personne. Né en1621 à Chàteau-Thiéri, Département de l’Aisne,il mourut à Paris, en 1695- (I* grand homme
réunissoit en lui les grâces, l'ingénuité et la cré-dulité d’un enfant. Il étoit si fin dans ses ouvra-ges, si simple dans sod maintien et dans ses dis-cours , si modeste dans ses productions, queFontenelle disoit en plaisantant; c’est par bêtisequ’il préfère aux siennes, les fables des anciens,En effet,il a presque toujours surpassé ses ori-ginaux, sans le croire et sans même s’en douter.Voici comme Voltaire en parle dans le Templedu Coût;