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prit qui convient an maniement de ce* trfti.s ob-jets, est aussi essentiel au pnëte, qu’il l’est àl’historien, à l’orateur, au philosophe, chacunconsidéré isolément. Sans doute, une penséepeut brdier de son propre éclal ; il en est dontla beauté quoique sans parure a des attraitspuissant' ; mais qu’une telle pensée devenueplus riche par le coloris que lui donne une ima-gination brillante, vivifiée par le feu d’un senti-ment exquis, vienne alors se présenter à nous,elle nous frappera bien plus victorieusement,quand plus vivement et plus finement saisie,plus.délicatement maniée, elle offrira des com-binaisons plus justes et plus nouvelles dans sesrapports Cet avautage est l’ouvrage immédiatde l’esprit. t
Le peu que nous venons de dire, suffit pourcaractériser la poésie en soi, et pour assigner ladifférence qui se trouve entre elle et un poëmequelconque^ La première est essenrielbmenttelle; immuable de sa nature, elle est de tousles temps , Je tous les peuples.de toutes les na*tions; elle De connolr,ne doit, ne peut connoi-tre de règles que celles de la raison et du boa