p»nd des larme», on fprse des pleurs, on est
hors de soi-même, etc.
Ce que nous venons de dire, tout en carac-térisant la poésie en soi, la distingue de l’élo-ttuence, de l’histoire, de la philosophie. Sonpremier mobile est l'imagination, le sentiment;riais l’esprit, un espr t juste doit les éclairer:sans quoi la première ne seroit qu’un rêve in-cohérent dans ses parties, le second que le*mouvements convulsifs d'une ame irrégulière-ment affectée. JN’oublions jamais que l’espritest l'œil du genie, que l'imagination et le senti-ment n’en sont qup les ailes.
Cependant le poète cesse quelquefois d’êtrecréateur et peintre ; il quitte de temps en tempsces régions élevées où l'avoi**»t ravi l'élan ra-pide et audacieux de son imagination exaltée,et descend au style noble et simple de l'histoire,au style véhément ou tempéré de l’éloquence,au style précis de la philosophie. Tout n’est pasimage ou sentiment daDS un poëme, commetout n’est pas jour dans un tableau; il y a desmom rnts Je ca'me dans celui-la, comme il y a
dçs ombres dans celui-ci. Voila pourquoi Tes-ta