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qu'ils embellissent encore, le miroir fidelle il’uncristal lympide, dans lequel viennent se con-centrer toutes les beautés éparses sur leurs ri-vages.
La poésie doit plaire, dès qu’elle est vraimentpoésie. Elle seule est de nature à suffire auxplaisirs de l’esprit et du cœur. Ces plaisirs neconnoissent point de bornes, et l’imagination,qui les alimente, est aussi libérale qu’elle est fé-conde.
Bien plus riche que la peinture, représenta-tion toujours muette,toujours immobile, la po-ésie n’est pas restreinte à un langage, à une at-titude; elle court avec la rapidité de l’objetqu’elle met en mouvement, elle est éloquente,sait plaire et toucher par ses accfnts mélodieux.Un tableau , par le prestige de l’art, pousse quel-quefois l’illusion jusqu’à faire croire que l’objetva parler; la poésie fait qu’on entend les crisfie joie, les gémissements de la douleur, lebruit des vents, le fracas d’une tempête; ons’intéresse, on est ému, on partage l’alégresse,on sent son cœur s’ouvrir à la pitié et à tout»autre sentiment ; on sourit, on éclate, on ic-