II. Boulevards.
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C. Nous voici sur la place de la Bourse.
B. C’est donc la Bourse, ce superbe édifice? . . Beau péristyle!
C, Oui, monsieur; une autre fois vous regarderez tout celaen détail, aujourd’hui je voudrais vous donner une idée généraledu plus beau quartier de Paris. — A présent nous entrons dansle passage des Panoramas.
A. Mais c’est une petite ville que ce passage, il s’y trouveplusieurs rues de traverse . . .
C. Nous voici sur les boulevards ... La partie où noussommes s’appelle le boulevard Montmartre.
B. Quelle superbe rue! Mais je m’étais attendu à voir danscette célèbre promenade des arbres plus grands et en plusgrand nombre.
C. Une partie a été coupée dans les différentes révolutionspour servir aux barricades; on dit même que les propriétairesdes maisons voisines ont payé des gens du peuple pour faireabattre les arbres qui leur ôtaient la lumière. Cependant vousvoyez que le conseil municipal tâche peu à peu de les rem-placer par de jeunes arbres.
B. Qu’est-ce que ccs petites boutiques en forme de kiosque?
C. On y vend des journaux.
A. Voici un échantillon 1 de l’industrie parisienne; ces bou-tiques sont, du haut en bas, couvertes d’affiches.
B. En effet, il paraît que les Parisiens ont la fureur desenfiches; tous les murs en sont placardés.
C. C’est vrai; mais regardez plutôt ces splendides hôtels, ccsmagnifiques magasins, ces cafés, ces restaurants qui se trouventdes deux côtés du boulevard.
A. On voit bien que vous êtes Parisien, vous faites les hon-neurs de votre ville natale, en ne nous faisant voir que le beaucôté des choses. Moi, je remarque de plus une poussière af-freuse qui me paraît embellir médiocrement cette promenade.
C. C’est que la chaussée des boulevards n’est plus pavée, c’estune route macadamisée, nous l’appelons macadam du nom del’inventeur 2 ; vous voyez cependant qu’on Varrose continuellement.
A. Mais pourquoi les autorités communales ont-elles renoncésu pavage dans une rue où il y a tant de mouvement ?
C. Peut-être s’est-on lassé de voir la rue dépavée à chaquerévolte; et puis nous trouvons, nous autres Parisiens, <que lesPassants sont moins incommodés par le bruit des voitures.i A. Agrément compensé par celui d’être écrasé plus facilement.
1 Voyez page 227.
2 Mac-Adam, ingénieur anglais.
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