des Finances de la France. 377
tefter, ni défendre, ni même bien définir :au lieu qu’en difcutant Amplement l’éten-due des impôts, on auroit pour interlocu-teurs , & les propriétaires de terres , & lesmarchands, & les ouvriers, & les derniershomme du peuple. Mais dès les premierspas que les hommes font dans une fcience,ils aiment à fe placer au milieu des abs-tractions , comme dans un empire dont leslimites font moins connues ; & en s’éloi-gnant ainfi des idées fimples, ils s’éloignentégalement de la connoiffance de la vérité.
Quelquefois auffi, & c’eft un moyen des’affranchir de toute efpece d’incertitude,quelquefois on a voulu confidérer l’étenduede la dette publique , comme abfolumentindifférente; & l’on a dit, que l’argent desimpôts paffoit aux rentiers, celui des ren-tiers , aux ouvriers, ou aux propriétairesde terres, & qu’ainfi la circulation ren-doit tout égal. Mais j’ai déjà eu occafionde le développer : les droits & les rapportsdes divers membres d’une fociété, ne font