pas comme des grains de fable qu’on peutmêler & bouleverfer à fon gré; l’exagéra-tion des impôts rend leur fage diftributiondifficile; le maintien de l’équilibre devientalors une œuvre pénible ; c’eft un trait deforce qu’on ne peut long-tems prolonger,& le terme arrive, où l’adreffie des Gouver-nements n’a plus aucune rellburce, & pourpallier les malheurs, & pour réfifter audéfordre. D’ailleurs, croit-on que ce foitune chofe indifférente, que ces déplacementsde fortunes, d’où naiffent indifpenlablement,& la diminution des propriétés de ceux quitiennent au fol & à la patrie, & l’augmen-tation des richeffes de cette claffe d’hom-mes , qui fous le nom de rentiers, peuventdevenir également citoyens de tous les pays*.Je dirai davantage : l’accroiffement de ladette publique, a comme dénaturé l’efpritfocial, en multipliant chez quelques na-tions , le nombre des perfonnes qui ont unintérêt contraire à l’intérêt commun : lesrentiers veulent, par-deffus tout, la richeffe
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