CHAPITRE XL
Recherches & conjidércitions générales furles dettes de P Etat , & fur les rembour-fenlents.
Les richefles du Souverain ne confiftantpoint en capitaux, mais en revenus annuels,il me femble , qu'e pour donner de fes dettesaine notion utile, & qui puifle devenir unobjet de eomparaifon, il faut bien moins ar-rêter l’attention fur la fournie des capitauxempruntés, que fur l’étendue des intérêtsque l’Etat paye annuellement : c’eft donc làle tableau que je dois d’abord préfenter.
Je diviferai feulement en deux clalfes, lesrentes payées par la France; les unes viagè-res , & qui s’éteignent a la mort des perfon-nes, fur la tête defquelles ces rentes ont étéconftituées ; les autres, que par oppofitionl’on nomme perpétuelles, comme devant fub-fifter tant que le capital n’eft pas rembourfé.