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2 (1784)
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376
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37 ^ De l’Administration

fimple de fe former, à cet égard, des idéesjuftes, c’eft de confidérer, fi les impôts quifervent à payer les rentes annuelles, fontexagérés; & l’on a, fur ce point, des no-tions à la portée de tous les regards : tellesfont, en effet, le ralentifl'ement ou l’adiondu commerce & des manufadures, la len-teur ou la facilité des recouvrements, larigueur ou la modération des moyens qu’oneft obligé d’employer envers les contribua-bles, l’accroiffement ou la diminution dela contrebande, & par-deffus tout, le bon-heur ou le malheur du peuple, fon étatd’aifance ou de rnifere.

La grandeur des tributs, & celle de ladette publique, font donc deux confidéra-tions abfolument unies, & c’eft en les fé-parant, qu’on s’expofe à des diflertationsvagues: auffi, tout ce qu’on dit fur la dettede la France & de l’Angleterre , en rap-prochant feulement cette dette des richelfes,foit réelles, foit idéales des deux pays, fontautant d’aiïertions, qu’on ne peut ni con-