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2 (1784)
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160 De lAdminht ratioîï

encore à acheter , des étrangers même, lapartie de ces denrées, qui eft néceffaireaujourdhui à fa propre confommation ? Unepareille révolution fuffiroit , pour faire for-tir de France annuellement beaucoup plusdargent quil ny en entre aujourdhui. Ceftdonc une propriété magnifique que celledes colonies dAmérique : la grandeur de lapuiflfance de la France femble en aiïurer lalongue poflTeflion ; mais les autres nationspeuvent augmenter leur culture ; mais lesEtats-unis , fi voifins du riche fol qui pro-duit le fucre & les cafés, ne viendront paschercher ces denrées en Europe ; & félonlaccès plus ou moins libre , quon feraforcé de leur ouvrir un jour dans les co-lonies , comment défigner la part quilsprendront aux échanges qui enrichilTent laFrance ? je ne veux point traiter à fonddes queftions , liées dans ce moment, àdes connexions & à des traités politiques ;mais ce quil eft au moins important deconfidérer , ceft à quel point lintégrité du

commerce