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encore à acheter , des étrangers même, lapartie de ces denrées, qui eft néceffaireaujourd’hui à fa propre confommation ? Unepareille révolution fuffiroit , pour faire for-tir de France annuellement beaucoup plusd’argent qu’il n’y en entre aujourd’hui. C’eftdonc une propriété magnifique que celledes colonies d’Amérique : la grandeur de lapuiflfance de la France femble en aiïurer lalongue poflTeflion ; mais les autres nationspeuvent augmenter leur culture ; mais lesEtats-unis , fi voifins du riche fol qui pro-duit le fucre & les cafés, ne viendront paschercher ces denrées en Europe ; & félonl’accès plus ou moins libre , qu’on feraforcé de leur ouvrir un jour dans les co-lonies , comment défigner la part qu’ilsprendront aux échanges qui enrichilTent laFrance ? je ne veux point traiter à fonddes queftions , liées dans ce moment, àdes connexions & à des traités politiques ;mais ce qu’il eft au moins important deconfidérer , c’eft à quel point l’intégrité du
commerce