des Finances de la France. \Ci
commerce que faifoit le Royaume avant laguerre , elt effentielle au maintien de faprofpérité.
Ce n’eft qu’en vendant au dehors pour220 à 2jo millions de marchandées , oumanufacturées ou apportées des colonies,que la France obtient une balance de com-merce de foixante & dix millions. Ce ré-fultat elt important, & l’on ne doit jamaisle perdre de vue , afin de ne pas s’endormirfur une profpérité , dont on ne connoîtroitpas les fondements.
Ici, les perfonnes difpofées à arrêter leurattention, jufques fur les événements in-vraifemblables , demanderont peut-être :qu’arriveroit- il, ou que faudrait-il faire ,fi par une révolution extraordinaire, cedouble commerce d’exportation venoit àdéfaillir ou à diminuer confidérablement ?On peut bien appercevoir vaguement l’é-tendue d’un pareil défallre ; mais on endécrirait difficilement toutes les conféquen-ces. Le befoin des matières premières qu’on
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