des Finances de la France. 15-9
ainlî, c’elt une belle idée politique , que deconvertir une partie des denrées ou des ou-vrages d’induftrie du Royaume , dans uneforte de biens étrangers à fon fol & à fonclimat, & dont cependant, aucun pays del’Europe, ne peut aujourd’hui le pafler.
D’ailleurs, les marchandées qui viennentdes colonies, ne font pas feulement le prixdes productions nationales que la France yenvoyé , foit directement , foit indirecte-ment , par fes échanges à la côte d’Afrique ;toutes ces exportations équivalent à peineà la moitié des retours d’Amérique ; le fur-plus eft la repréfentation, & des frais denavigation , & des bénéfices du commerce,& des revenus que les colons dépenfent dansle Royaume.
Que feroit-ce , li en négligeant des pof-feffions fi précieufes, ou fi en les perdantjamais, la France le trouvoit privée de lacréance de commerce qu’elle acquiert an-nuellement , par l’exportation des denréesde fes colonies ? que feroit-ce , fi elle avoit