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princes etaient des dieux et que lenrs nd-nistres fussent tous des saues , neu nc seraitplusaise cjne de detennincr avec prudeucelesatlrihutioris de la royaute. Conime de tclsprinces ne pourraienl rien vonloir qui ne intparfaitement conforme ä l’intcret des na-lions conüees a leur sagesse , cique ]eur vo-lonte serait tonjours fideleinent excculec ,on ne pourrait pas craindre de leur donncrde trop grands pouvoirs , et la monarcliie laplus ahsolue serait aussi neccssaireiucnl lameilleure.
Mais touies les pages de l’hisloire nousaverlisscnt qu’i! laut se placerdans nne aulrehypolhese quand on veut determiner avecsagesse les pouvoirs des liommes qui gou-vernenl. Pour quelques rois qui se sont oc-cupes du honheur des peuples, Fhistoirenous presente nulle monslres qui ne se sontservis de leur pouvoir que pour desoler laterre. A cote d’un monarqne sage, huiuain,eclaire , laborieux , eile nous fait voir des ge-neralions enlieres de rois faineaus , stupidesou feroces, etsouvent il faut traverser plu-sieurs siecles avant de trouver un seu! prince