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le senat l’avaitfixe a deux cents ; Louis X VIII,par sa cliarle , le laissa indelermine, el jecrois qu’il fit tres-mal. On a dit, pour le jus-tifier, que lorsque les representans du peupleetaient d’accord avec le prince, il ne fullaitpas qu’un troisieme corps put s’opposer äleurs resolulions ; et qu’on enlevait aux pairscelte espece de droit de resislance , enlaissant au prince le droit d’en augmenterle nombre jusqu’ä ce qu’il eüt acquis la ma-jorite des voix dansles deliberations.
Ce raisonnement prouve beaucoup irop ,puisqu’il prouve que la cbambre des pairs estinutile. En eilet, la cbambre des pairs nedoit passeborner aempecher les usurpationsde pouvoir de la pari des representans auprejudice du prince; eile doit aussi les em-pecber, lorsqu’elles ont Heu de la pari duprince au prejudice du peuple. Si donn lacbambre des depules se montre faible etabandonnesesprerogatives, c’estäla cbambredes pairs ä la soutenir. Mais comment lasouliendra-l-elle, si le prince peilt inlroduiredans son sein lous les courlisans dont il anrabesoin pour acquerir lamajorile? Si, corame