( (i) 2 ?3 )
Tyrannus autem ä rege clistat factis , nonnomine (1).
II faut cependant en comenir; quel cjuesoit notre respecl ponr les penples et les phi-losophes de Pantiquite, nons n’aurionsiamaisose prendre sur nous, sur-tout sous an gou-verneraent sage et modere , de decider qu’ilelait permis a cliaquecitoyen de tner un lyran,et de juger par lui-meme que lei ou tel chefdugouvernemeutetaituntyran. j\ous aurionscraint, en professant de pareilles maximes ,que quelque furieux , tel que Ravaillac, nes’en autorisät pour porter le poiguard dans lesein de quelque excellent prince ; et cetlecrainle aurait suffi pour nous retenir.
Mais M. le chancelier de France est moinstimide que nous. Non-seulement il decidequ'il est permis ä un particulier de se defairedu clief d’un gouvernemeni , il croit meineque c’est une aclion meriloire. Ce ne peutetre en effet qu’en consequence de ceiteopinion qu’il a demande et obtenu des lettres
(i) De clementid , lib. i , 11 et 12.
Censeur. tome ii. 18
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