( 2Ö1 )
La religion peut le benir, mais son Inter-vention n’est pas necessairc pour le rendre■valabie. Le mariage , que l’eglise romainecorisidere connne un sacre ment, et qui pruduitdes liens indissobibles, n’est donc pas celuidont le legislaleur s’est occupd ; et de meinequ’il peilt exister un maiiage religieux sansqu’il exist e de mariage civil, de meme il peutexisler un mariage civil sar.s qu’il exisle demai iage religieux. Ces principes qui paraissentincoriteslabics, devi.enneni sur-tout evidens,lorsqu’on fait attention que les juifs et lesproteslans, qui ne connaissent pas 3e sacre-ment de mariage, se marient neanmoins tres-legalement, meme en France.
Mais, puisque Fon reconnait deux sorlesde mariages, l’on civil et l’antre religieux ,quel est celui dont on demande Ja dissolu-1/ion, lorsqu’on forme uneaclion endivorce?On demande uniquement la dissolution decelui quela loi reconnait, et quiseul produitdes eßcts civils; or, comme ce mariage existeindepcndamraent de toijte religion , il estclair qu’on peulle dissoudre sans contreveniranx preceptes de la religion catholique ; il