Druckschrift 
2 (1815)
Entstehung
Seite
245
Einzelbild herunterladen
 

( 245 )

avait ete eleve dans une croyance contrairaä sa raison, a pu emhrasser plus tard unecroyance differente , ou modifier celle quilavait recue. Celte liberte de penser a debar-rasse le gouvernement et les magistrats dusoin de sinformer dela religion des citoyens,loutes les fois quils ont eu ä les elever a desemplois publics, ou ä prononcer sur leursdifferends.

Le mariage a ete considere des-lors sousson verilable point de vue. Lelegislaleur, fai-sanl abstraction de tout dogme religieux, navu dans cette inslitution que les rapporlsquelle ctablit enlre les epoux, leurs enfanset leurs familles respeclives. II a laisse auxparlies la faculte de faire benir leur unionpar les rninistres de leur religion , mais il neleur en a pas fait un devoir; et lomission nilaccomplisseraent des ceremonies religieusesriont eu aucune influence sur les interetstcmporels des epoux , les seuls qui soientdans le domaine de la loi.

Ces principes admis pour le mariage, lelegislateur ne devaitpas en admettre dautrespour. le diyorce 3 tout ce qui lui importait ä