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avait ete eleve dans une croyance contrairaä sa raison, a pu emhrasser plus tard unecroyance differente , ou modifier celle qu’ilavait recue. Celte liberte de penser a debar-rasse le gouvernement et les magistrats dusoin de s’informer dela religion des citoyens,loutes les fois qu’ils ont eu ä les elever a desemplois publics, ou ä prononcer sur leursdifferends.
Le mariage a ete considere des-lors sousson verilable point de vue. Lelegislaleur, fai-sanl abstraction de tout dogme religieux, n’avu dans cette inslitution que les rapporlsqu’elle ctablit enlre les epoux, leurs enfanset leurs familles respeclives. II a laisse auxparlies la faculte de faire benir leur unionpar les rninistres de leur religion , mais il neleur en a pas fait un devoir; et l’omission nil’accomplisseraent des ceremonies religieusesri’ont eu aucune influence sur les interetstcmporels des epoux , les seuls qui soientdans le domaine de la loi.
Ces principes admis pour le mariage, lelegislateur ne devaitpas en admettre d’autrespour. le diyorce 3 tout ce qui lui importait ä